Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Présentation

Catégories

Samedi 17 mai 2008



par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 mai 2008
Réalisé par Pascal BONITZER - France  - 2008 - 1h33 - avec Miou-Miou, Lambert Wilson, Pierre Arditi, Valeria Bruni-Tedeschi, Anne Consigny, Mathieu Demy, Caterina Murino, Maurice Bénichou, Dany Brillant... Scénario de

Pascal Bonitzer et Jérôme Beaujour, d'après la nouvelle « Le vallon » d'Agatha Christie (éditions du Masque)

.

Un week-end à la campagne, quelque part non loin de Paris, dans une vaste et magnifique demeure bourgeoise. Il ne manque rien ni personne au tableau pour faire de cette parenthèse estivale un pur moment de détente entre amis... la piscine couverte, le cuisiner asiatique, une table généreuse, des hôtes attentifs et des invités distingués issus de la même race des bien nés de ce monde. C'est Monsieur le Sénateur Henri Pagès et son épouse Eliane qui reçoivent. Ils ont invité le célèbre psychiatre Pierre Collier et sa charmante et discrète compagne, il y aussi une artiste sculpteur, un écrivain et leur nièce. Madame a cru bon utile, pour pimenter le week-end, de convier également, mais sans le dire à personne, la très belle comédienne Italienne Léa Montovani... comme qui dirait une vraie fausse bonne idée.

En apparence, tout ce beau monde se rit, se sourit, l'air ravi, si ravi de flotter dans ce nuage de plaisir et d'insouciance que tout être normalement constitué devrait immanquablement éprouver au contact de cette belle piscine, de cette belle demeure, de cette belle compagnie... Mais les apparences, elles, sont précisément là pour ne rien révéler des tourments violents qui s'agitent sous les crânes... Que dis-je, « tourments », c'est plutôt d'ouragans intimes dont il s'agit ici. Il n'y a qu'à voir la tournure que prennent les choses dès la première nuitée passée : avant même l'heure du déjeuner, c'est bien un macchabée que l'on retrouve au bord de la piscine chauffée. Pierre Collier est mort. Et ce n'est pas un stupide accident, ni un ultime caprice d'un cœur défaillant, ni même un suicide, niet : le célèbre psychiatre a été trucidé, qui plus est avec une arme de la maisonnée.

Qui a tué Pierre Collier ? Peut-être sa femme, si dévouée, si fidèle, si effacée. Ou bien sa maîtresse, ici présente. A moins que cela ne soit Philippe, écrivain en mal d'inspiration et secrètement amoureux de cette dernière. D'un autre côté, le sénateur a lui aussi ses raisons... Sans compter que la belle Italienne, sous ses allures de lionne domptée, digère mal la trahison de celui qui fut jadis son grand amour... Une affaire complexe à résoudre pour le commandant Grange, surtout quand on découvre que l'arme du crime est comme toute cette assemblée : pas celle que l'on croyait.

Amateur des jeux de rôles qui tournent au vinaigre, des petits mensonges qui font de gros dégâts et autres mesquineries cyniques et sincères très appréciées du genre humain, Pascal Bonitzer s'est régalé à nous convier à cette partie de Cluedo qui ne déroge à aucune règle d'un jeu sanglant et délicieux. Où l'on se délecte sans cachotterie de voir tous ces pions s'agiter, se mentir et se tromper dans une chorégraphie parfaitement huilée qui, forte d'un classicisme pourtant tant de fois déjà éprouvé, parvient néanmoins à insuffler un souffle tonique de souffre bien frais. Mené rondement par une troupe d'acteurs tous plus formidables les uns que les autres (y compris les deux jeunettes inconnues au casting), Le grand alibi est un mets savoureux qui procure un de ces plaisirs immédiats chers à la psychanalyse : quelque chose de brut et de pas du tout cérébral, délicieusement jouissif...

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 mai 2008

Arnaud DESPLECHIN - France - 2008 - 2h30 - avec Catherine Deneuve, Jean Paul Roussillon, Anne Consigy, Mathieu Amalric, Melvin Poupaud, Hyppolyte Girardot, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni... Scénario d'Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu.

SELECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES 2008.

T

Trois films représenteront donc la France, en compétition pour la Palme d'Or de Cannes 2008, et le nouveau film d'Arnaud Desplechin est un des trois élus... On se doute que si Thierry Frémaux et son équipe l'ont choisi c'est que ce Desplechin-là est une bonne cuvée, si tant est qu'il y en ait eu de mauvaises : de La Vie des morts à Rois et reines en passant par La Sentinelle, Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)... on n'a vraiment aucune raison de douter de la pertinence de la sélection.

Mais revenons au film : obtiendra-t-il la première Palme d'Or française depuis 21 ans et Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat qui avait fait couler beaucoup d'encre ?... alors qu'il aura en face de lui des pointures comme Clint Eastwood, les frères Dardenne, Soderberg... Être sélectionné est déjà formidable et le moins qu'on puisse dire est qu'Un conte de Noël ne manque pas d'atouts eu égard à sa distribution et sa collaboration déjà ancienne avec Emmanuel Bourdieu qui co-signe le scénario.

À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elisabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse, mais Elisabeth n'était pas compatible. Ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri, qui allait bientôt naître, ne put rien pour son frère non plus...

Les années ont passé, Elisabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris, Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses et Ivan, le tardif dernier né, celui qui avait presque redonné le goût de la vie à la famille après la mort de Joseph, a passé le cap d'une adolescence au bord du gouffre, pour devenir le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elisabeth, excédée par les abus d'Henri, a banni son frère... plus personne ne sait exactement ce qu'il s'est passé, ni pourquoi, mais Henri a disparu et la famille s'est éparpillée...

Un conte de Noël commence avec la réapparition de la maladie qui avait emporté le petit Joseph... Noël approche. Toute la famille se réunit pour trois jours dans la grande maison familiale à Roubaix. L'heure pourrait être aux règlements de compte et pourtant la situation s'apaise et le monde s'enchante...

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Vendredi 9 mai 2008

Poser trois questions et s'en aller, le journaliste Fabrizio Gatti ne sait pas faire... Pour comprendre les humiliés, il se glisse dans leur peau. Ainsi s'est-il mué en exilé africain pour vivre leur impitoyable aventure de l'intérieur, subissant chasse à l'homme, famine et brimades. Il le raconte dans "Bilal", un livre exceptionnel qui lui vaut d'être invité au festival des Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.




                                                       Photo : Fabrizio Gatti

Pourquoi ne font-ils pas demi-tour ? Pourquoi s'acharnent-ils à affronter ce périple de tous les dangers au lieu de sauver leur peau ? Pourquoi des milliers d'hommes et de femmes venus de toute l'Afrique quittent famille et pays, choisissent l'exil comme avenir, la mythique Europe comme destinée ? Pourquoi ces esclaves des temps modernes prennent-ils le risque de suivre ce chemin des damnés ? Est-ce donc moins effrayant que de rester chez eux ? A trop s'interroger, à trop vouloir comprendre et transmettre, Fabrizio Gatti, journaliste jusqu'à la moelle, a défié ses craintes, et fait sienne la route des clandestins. Il s'est glissé dans leur peau, en dissimulant parfois maladroitement son teint si blanc, son identité. Comme eux, avec eux, il a entrepris ce voyage au bout de la folie. Il veut regarder l'Europe à travers leurs yeux, de la terre africaine. Trains, bus, camions : il ne compte plus les kilomètres, les jours, la fatigue, les attentes, les violences, les frayeurs. Il avance. Et note, tout, à la nuit tombée, en se cachant. Dakar, Bamako, Agadez, Dirkou, puis la frontière libyenne, impossible à traverser, zone militaire, zone de tous les trafics... jusqu'aux rivages de la Méditerranée, la Tunisie. Non loin, au creux de la mer qu'il faut traverser coûte que coûte : Lampedusa, l'île qui fait rêver, le paradis, l'Italie. La porte de l'Europe. Une nouvelle vie. Passage obligatoire : le centre de rétention, non loin des palaces à touristes.


A LIRE
Bilal, Sur la route des clandestins, de Fabrizio Gatti, traduit de l'italien par Jean-Luc Defromont, éd. Liana Levi, 480 p., 21 EUR.

A VOIR
Festival des Etonnants Voyageurs, du 10 au 12 mai 2008 à Saint-Malo.
www.etonnants-voyageurs.com

Martine Laval  Télérama
 

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Mercredi 7 mai 2008
SHARKWATER Rob Stewart - documentaire Canada -2006-1h30 - A partir de 9 ans.


La planète entière est actuellement ravagée par l'homme, tous les scientifiques le répètent haut et fort. Entre le réchauffement climatique, la fonte des glaces, la disparition de millions d'hectares de forêt et les nombreux dérèglements naturels qui s'opèrent partout à travers le globe, quelques hommes et femmes tentent de réagir... C'est le cas de Rob Stewart, biologiste et photographe spécialisé dans le monde sous-marin et grand amoureux des requins. Témoin de l'extinction en masse de son animal de prédilection, il trace ici le portrait angoissant d'une espèce en voie de disparition, mal-aimée et mal-traitée. Pourtant la position terminale du requin sur l'échelle de la chaîne alimentaire en fait un des grands architectes de la faune et de la flore sous marine, et à ce titre un élément sine qua non de l'équilibre des écosystèmes. A travers un documentaire choc qui n'hésite pas une seconde à aller littéralement chasser le braconnier et à prendre le parti du combat pour la survie des espèces animales, ce jeune réalisateur d'à peine 30 ans nous fait réagir et nous ouvre les yeux sur notre ignorance et notre passivité. Édifiant et passionnant Les Seigneurs de la mer a reçu de nombreux prix dans des festivals internationnaux. 

Depuis l'enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. À tel point qu'il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d'hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, entre autre par les médias, et consacré par le film de Steven Speilberg, serait selon lui responsable de l'indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa-Rica aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l'équipage de l'activiste des mers Paul Watson, un des fondateurs historiques de Greenpeace, tentent de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias surtout asiatiques, soutenues par des gouvernements corrompus, et qui pratiquent le Shark Finnig.
Cette activité est pratiquée surtout par les pêcheurs des pays en développement et consiste à pêcher des requins pour ne prélever que les ailerons. Des millions de requins chaque année sont ainsi capturés et les corps rejetés à la mer, le plus souvent encore vivants. Et si les Etats-Unis ainsi que l'Europe ont interdit cette pratique, de trop nombreuses dérogations existent pour enrayer durablement le processus. L'essentiel des ailerons alimente le marché chinois.
Les Chinois sont en effet particulièrement friands de la soupe aux ailerons de requins (ça les change du consommé de Tibétains), considérée comme un mets recherché, qui doit impérativement figurer au menu des fêtes. Les spécialistes estiment que chaque années, 100 millions de requins, sans distinction d'espèce, de taille ou d'âge, sont tués pour leurs ailerons. Le prix des ailerons de requins peut atteindre aujourd'hui 500 dollars le kilo au détail. CQFD.

Allez...une petite devinette pour la route : sachant que, selon les statistiques sur les causes de décès dans le monde, 100 personnes sont tués chaque année par des éléphants et /ou des tigres, que 2400 le sont par des exécutions, que la drogue fait 22000 morts annuels, que les accidents de la route totalisent 1 200 000 tués et que la malnutrition explose le compteur avec 8 000 000 de victimes, combien de personnes sont tuées par un requin ? Je vous donne un indice : en 1 an, les crocodiles ont tués autant de personnes que les requins en 100 ans. Le crocodile est protégé...

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus