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Lundi 23 juin 2008
"Le marin ne souhaite que la fin du périple!
Mais de retour chez lui, il ne pense qu'à repartir pour de longs voyages"


On souhaite s'approcher de ceux que l'on admire,
 pour les écouter, les connaître. Mais ces hommes-là
ne racontent pas leur histoire, ils la vivent.

Avec délicatesse et sensibilité, humour et finesse,
 Eric Tabarly livre de précieuses confidences sans jamais
 se défaire de l'immense retenue dans laquelle
 il a toujours voulu abriter son existence.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 20 juin 2008

Vicky Cristina Barcelona 

Sélection Officielle, hors compétition au Festival de Cannes 2008

USA -Woody Allen - 2008 - 1h30

Deux amies américaines, Vicki et Christina, partent en vacances à Barcelone. Vicki est sur le point de se marier, mais les deux jeunes femmes rencontrent un peintre et son ex-femme qui vont les emmener dans une drôle d'aventure romantique

  Dans Vicky Cristina Barcelona, Woody retrouve pour la troisième fois sa muse Scarlett Johansson, accompagnée et c'est inédit des espagnols Javier Bardem et Penelope Cruz !
Comme à son habitude, Allen décortique les relations amoureuses et passionnelles de couples. Après son escale british, le réalisateur s'intéresse au milieu bourgeois « bien sous tout rapport » catalan de Barcelone. Ce choix de l'Espagne n'est pas du tout fortuit. On pourrait en effet croire à un évident besoin de soleil après quelques années dans le smog. Mais au-delà du simple décor, le pays - et surtout sa langue - font partie intégrante du film et de l'histoire. Sans vous gâcher le plaisir, on ne peut s'empêcher de citer les hilarantes et exceptionnelles engueulades entre Javier Bardem et Penelope Cruz sous les yeux ébahis de Scarlett Johanson.

Ainsi, dès les premières minutes puis tout au long du film, les répliques fusent. Comme toujours, tout roule parfaitement, les scènes s'enchaînent naturellement et sont pourtant minutieusement écrites. Espagnol, Anglais, on parle toutes les langues chez Woody... On parle également avec la musique, sur fond de guitare espagnole rythmant les ébats, crises de nerfs et retrouvailles des personnages.

 
                                      Sexe, tromperies et jalousie sous le soleil de Barcelone. Caliente!
     Pedro, euh! pardon, Woody est de retour en grande forme!

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 20 juin 2008

Noam ChomskyChomsky et Compagnie
un reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil filmé par Olivier Azam.


Pour la première fois un reportage de Là-bas devient un film


En mai la série d'entretiens avec Noam Chomsky a été un succès pour l'émission de radio Là-bas si j'y suis . De Paris à Boston de Montréal à Toronto, Olivier Azam a filmé ce reportage. A l'heure où impuissance et résignation l'emportent, le travail de Chomsky est un antidote radical. « Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils peuvent provoquer des changements  » dit Noam Chomsky.
Nous rencontrons des historiens, des journalistes, des chercheurs tel que Max Wallace, Michael Albert, Andrew Bacevitch, Jean Bricmont ou encore Normand Baillargeon auteur du Petit traité d'autodéfense intellectuelle, ce qui pourrait être le sous-titre de ce film en cours de montage.
Ecoutez également les reportages radios de Là-bas si j'y suis diffusés par France Inter (http://www.la-bas.org)


CHOMSKY, UNE RESSOURCE FONDAMENTALE

Théoricien du langage, né à Philadelphie en 1928, Noam Chomsky a révolutionné la linguistique avec la « grammaire générative ». Il est aussi un analyste politique engagé dans toutes les luttes politiques depuis des décennies. Ses analyses claires et rationnelles des mécanismes idéologiques de nos sociétés constituent une ressource fondamentale pour la pensée critique actuelle.

Auteur de dizaine de livres, de milliers d'interventions et d' articles, qui font de lui l'auteur le plus cité dans le monde, « l'intellectuel planétaire le plus populaire » comme l'affirme Alain Finkielkraut, est beaucoup moins connu en France. En consultant par exemple les archives de Radio France depuis 40 ans, le nom de Chomsky n'apparaît que cinq fois pour de brèves interventions sur France Culture dans les années 70. Jamais il n'a été entendu sur France Inter.

A quoi tient ce passage sous silence ?

Même si depuis quelques années ses ouvrages sont passionnément suivis par un nouveau public en France, une série de penseurs médiatiques s'acharne à entretenir le soupçon. Chomsky aurait eu des complaisances avec l'historien négationniste Robert Faurisson, tout comme envers Pol Pot et les génocidaires cambodgiens. Dans ses analyses des structures de l'information comme de la politique étrangère américaine, Chomsky ne serait qu'un paranoïaque archaïque inventant une fantasmatique « théorie du complot ».

Malgré les inlassables réponses de Chomsky à ses « détracteurs parisiens » depuis presque trente ans, rien n'y fait. La toute récente publication d'une étude très complète sur Chomsky par les cahiers de l'Herne(*), avec des documents complets et précis qui démontent toutes les accusations, n'a eu aucun écho dans les médias français.

Mais si nos penseurs se contentent de le disqualifier et de l'occulter sans argumenter, après tout rien d'étonnant. C'est précisément les mécanismes idéologiques qui structurent l'ordre du monde présent que Noam Chomsky ne cesse de mettre à nu en décryptant les non-dits et les manipulations du discours ambiant. Car c'est le contrôle de la pensée dans les sociétés démocratiques, qu'il s'attache à dévoiler. Ainsi à l'issue d'une conférence une étudiante interpelle Chomsky :

« J'aimerai savoir comment l'élite contrôle les médias ?

 Comment contrôle-t-elle General Motors ? L'élite n'a pas à contrôler Général Motors. Ça lui appartient »

« Par le pouvoir, l'étendue, l'originalité et l'influence de sa pensée, Noam Chomsky est peut-être l'intellectuel vivant le plus important » Cette phrase extraite d'un article du New York Times, figurait sur la couverture d'un de ses livres. « Mais attention dit Chomsky, dans le texte original elle est suivi de ceci : « Si tel est le cas, comment peut-il écrire des choses aussi terribles sur la politique étrangère américaine ». On ne cite jamais cette partie. Alors qu'en fait, s'il n'y avait pas cette deuxième phrase, je commencerai à penser sérieusement que je fais fausse route. »

Voilà bien longtemps que la petite équipe de Là-bas espérait rencontrer Noam Chomsky. A presque 80 ans, il travaille une centaine d'heures par semaine, entre livres, articles, interventions publiques et échanges avec des centaines de correspondants à travers le monde. S'il répond à toutes les sollicitations son emploi du temps est minuté plusieurs mois à l'avance. Il accueille les visiteurs dans son bureau du MIT. Au mur un grand portait de Bertrand Russel et une poupée de chiffon du Chiapas figurant le Sous-Commandant Marcos.

« Je n'essaie pas de convaincre mais d'informer. Je ne veux pas amener les gens à me croire, pas plus que je ne voudrais qu'ils suivent la ligne du parti, ce que je dénonce - autorités universitaires, médias, propagandistes avoués de l'Etat, ou autres. Par la parole comme par l'écrit, j'essaie de montrer ce que je crois être vrai, que si l'on veut y mettre un peu du sien et se servir de son intelligence, l'on peut en apprendre beaucoup sur ce que nous cache le monde politique et social. J'ai le sentiment d'avoir accompli quelque chose si les gens ont envie de relever ce défi et d'apprendre par eux-mêmes »

On s'en doute Chomsky n'est pas seul. Tout un monde d'activistes, de chercheurs, de journalistes, ou de citoyens engagés se retrouvent dans sa manière de poser les problèmes sociopolitiques. Ainsi à Montréal nous rencontrons Normand Baillargeon, professeur en sciences de l'éducation et auteur d'un « Petit cours d'autodéfense intellectuelle » avec des dessins de Charb. A Bruxelles, Jean Bricmont, professeur de physique théorique à l'Université catholique de Louvain auteur de « A l'ombre des Lumières », avec Regis Debray (Odile Jacob, 2003) et « Impérialisme Humanitaire » (Aden, 2005). A Cap Cod, Michael Albert, rescapé de l'immense bouillonnement des années 60, animateur du réseau Z Net (**) et concepteur du « participalisme », une de ces vastes utopies comme on ose plus (ou pas encore) en concevoir.

« Le pouvoir nous veut triste », disait Gilles Deleuze. La dernière question porte sur le progrès et ce que nous pouvons espérer changer. « Le progrès dans les affaires humaines est un peu comme l'alpinisme, répond Noam Chomsky, vous voyez un sommet, vous peinez à y monter et soudain vous découvrez que plus loin se trouvent d'autres pics que vous n'aviez peut-être pas imaginés »

Daniel Mermet, mai 2007


par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 20 juin 2008

(DOG DAY AFTERNOON) Sidney LUMET - USA -1975 -2h056 avec Al Pacino, John Cazale, Chris Sarandon, Charles Durning, Penelope Allen, Carol Kane...

Scénario de Frank Pierson, d'après un article de P.F Kluge et Thomas Moore.


Le hold-up devait durer 10 minutes. 4 heures plus tard, la banque était une vériable attraction de rue. 8 heures plus tard, l'histoire faisait la « une » du journal télévisé. 12 heures plus tard, c'était la fin de l'histoire.

« Dog day afternoon, qui s'inspire d'un fait divers réel et fut tourné à Brooklyn, dans le quartier même où il s'était déroulé, relate le braquage d'une banque par un gang aussi amateur que dérisoire... Les trois malfaiteurs qui le composent, et dont c'est le premier coup, ont besoin d'argent pour (la réalité dépasse la fiction !) payer l'opération transsexuelle de l'un d'entre eux...
« Si le film repose en grande partie sur l'interprétation d'Al Pacino, qui devient vite un solo virtuose (malgré l'excellence de ses deux complices, John Cazale et Chris Sarandon dans un rôle difficile), il dépasse de beaucoup le simple numéro d'acteur et le suspense ordinaire pour accéder à une véritable réflexion sur les rapports des médias et du public, sur le pouvoir de la télévision de créer des "héros" instantanés et de transformer tout événement en spectacle, la tendance qu'elle encourage au voyeurisme blasé ou cynique.
« Tout cela est montré sans la moindre complaisance didactique ou moralisatrice. Le personnage de Pacino, avec son mélange d'anarchisme et d'inconscience, d'amoralisme et de naïveté, fonctionne comme un révélateur (la scène où il harangue la foule et prend conscience de son statut de "vedette" est à cet égard exemplaire).
« La mise en scène est simple, rigoureuse, extrêmement efficace. Comme dans nombre de ses films, Lumet s'enferme, pour la plus grande partie du métrage, dans un décor unique (la banque), mais il n'a jamais aussi bien utilisé les possibilités dramatiques de cet enfermement... »

Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain

 

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 19 juin 2008
ANTHOLOGIE - PROMENADE
Fourmis sans ombre de Maurice Coyaud
chez Phébus Libretto



Chauve-souris
Cachée tu vis
Sous ton parapluie cassé
Buson

Sieste
La main cesse
De mouvoir l'éventail
Taïgi

Avec moi elle lutte
A qui fermera les yeux en premier
La grenouille

Issa





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