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Jeudi 9 août 2007
HOMMAGE A MICHEL SERRAULT

En robe de chambre, brisant sa biscotte en voulant la tartiner, l’extravagance de Zaza aura fait le tour du monde. Mais au-delà de ce rôle culte se dessine un comédien mystérieux aux multiples facettes.

Le rideau est tombé. La dernière représentation de Michel Serrault arrache les larmes de tout le cinéma français et du public en ce lundi 30 juillet. Il laisse un “grand vide”, résume sobrement Pierre Tchernia, bouleversé par la disparition de l’un de ses amis les plus intimes. Il faisait partie de ces personnes uniques dont on finissait par croire qu’ils sont immortels. Condamné par la maladie, il s’en est allé. Par la grande porte. Cinquante années de succès sur les planches ou dans les salles obscures, trois césar du Meilleur Acteur, des collaborations avec les plus grands réalisateurs, de Sautet à Chabrol, il a toujours eu conscience de ce qu’il accomplissait, sans pour autant sombrer dans la prétention. “Il n’y a pas de films honteux. Il y a des critiques honteux”, répondit-il à Jacques Chancel qui tentait de savoir s’il regrettait des tournages.


Poiret, l’alter ego

Sa carrière débute dans les cabarets, là où il va trouver celui qui sera son inséparable compagnon de scène : Jean Poiret. “Jamais je n’ai retrouvé dans la complicité et l’invention deux auteurs qui se mettent à ce point d’accord”, confiait-il en 2001 au moment de la sortie de son autobiographie ‘Vous avez dit Serrault ?’. Le duo entre dans la légende en 1973 dans la célébrissime pièce ‘La Cage aux folles’, qui sera adaptée au cinéma avec autant de succès. Leur complicité est inébranlable, même si chacun emprunte des routes différentes. Leurs noms sont associés pour la postérité : “Je tiens à ce qu’on ne m’appelle pas Serrault”, lance en forme de boutade Poiret à Michel Drucker. “Serrault, c’est un travesti que j’ai trouvé dans le ruisseau à Toulon”, renchérit-il dans un éclat de rire général. Preuve s’il en fallait, que le duo ne se prend pas au sérieux. Michel Serrault devient l’incarnation du rire sur le grand écran. Un genre réputé mineur qu’il tente de réhabiliter aux yeux du public : “Faire rire c’est difficile. Faire pleurer, c’est pas compliqué”, martèle-t-il. La sentence rappelle celle jadis formulée par Molière à travers la bouche de Dorante, qui comparait tragédie et comédie : “Vous mettriez un plus du côté de la comédie, peut-être que vous ne vous abuseriez pas”. Serraut, le Molière du septième art, qui prenait un plaisir à décortiquer les secrets de sa pratique : “C’est un métier d’inventeur, de créateur. Moi ce que j’aime c’est Michel Simon qui n’a jamais été clochard de sa vie et qui vous fait croire que c’est un clochard ! C’est bien mieux ! C’est réinventer ! C’est ça le métier d’acteur”. Celui qui interprétera la farcesque Zaza n’était pas seulement un clown grimé et grimaçant, mais aussi un véritable théoricien, qui ne renonçait pas pour autant à l’humour : “La grande différence entre moi et Robert De Niro, c’est que je n’ai pas besoin de passer quinze jours dans un hôpital psychiatrique pour jouer un fou”.


”Un acteur de composition”

Pourtant, Michel Serrault ne s’isole pas dans le costume comique. Il exploite toutes les palettes de l’acteur au point d’émerveiller ceux qui travaillent avec lui : “Ce qui était magnifique, c’était son besoin de création, de faire les choses. A chaque fois, il fallait inventer un personnage”, rappelle avec nostalgie Pierre Tchernia. Serrault lui-même se définissait comme un “acteur de composition”. Dès lors, aucun territoire ne lui était interdit. Vieil escroc humaniste aux côtés d’Isabelle Huppert dans ‘Rien ne va plus’ de Claude Chabrol, il incarne un ancien juge des colonies à la retraite dans ‘Nelly et Monsieur Arnaud’, offrant au grand public un visage pathétique et émouvant à la fois. “Il est entré dans le personnage jusqu’au bout des ongles sans changer une ligne du texte. Et en même temps, sa vulnérabilité transparaissait continuellement”, expliquait Claude Sautet à la sortie du film.


”Je ne suis jamais moi-même”

Grand professionnel, il savait surprendre et venir là où on ne l’attendait pas. Un acteur caméléon en somme : “Vous jouez l’ambiguïté et ça vous amuse ! Vous êtes parfaitement inattendu”, lui demande Jacques Chancel. Et comme souvent, la réponse de Serrault arrive en forme de pirouette : “Je ne sais pas où je vais, mais je suis à l’heure”. La dérision colore souvent ses confidences, au point de troubler l’assistance : “On se sait jamais s’il est sérieux”, lança même goguenard Jean-Marie Cavada dans ‘La Marche du siècle’. “Je ne suis pas moi-même, lui rétorqua Serrault. Il y a toujours une part de ma réflexion, mais je ne suis jamais moi-même… au premier degré”. Déroutante personnalité que chacun croit connaître, dompter, mais qui se dérobe sitôt que l’on croit l’avoir cernée. Comme aux César 1996, quand chacun s’attend à rire - c’est alors sa troisième récompense - et que les spectateurs découvrent un homme qui, loin d’être repu, offre un visage ému, les larmes aux yeux. L’homme est secret et l’humour est sa “bouée de sauvetage”, concède-t-il. D’ailleurs, il confie : “Mon plus grand désir, c’est de faire un film sans que l’on ne me reconnaisse du tout”.


”Je ne cache rien”

Pudique, l’acteur, se défend pourtant de se réfugier derrière le rire : “Je ne cache rien”. Pour lui, tout est dévoilé à travers ses rôles : “J’ai une grande conversation avec le public, qui se continue depuis cinquante ans. Vous voulez savoir qui je suis ? Devinez ! Regardez ! Un acteur qui est habité par des obsessions… alors on le devine”. Refusant d’y mettre les mots, dont il dit qu’ils ne sont “pas grand-chose”, il privilégie les “intentions”, la seule chose qui compte. Un jour, il confie que, suite à la représentation de ‘L’Avare’, dans lequel il jouait un Harpagon qui s’endormait, seul au monde, sur sa cassette, une femme vint à sa rencontre, les yeux pleins de larmes, en lui affirmant “J’ai vu là que vous croyez en Dieu”. L’acteur répondit d’un pudique “Je ne sais pas, peut-être”. Mais cette anecdote lui montre qu’un artiste n’a pas besoin de justification par le langage pour parler de lui. Une manière d’être sincère sans trahir les secrets.

Ceux-là, il les garde justement pour Dieu. Très croyant, il aurait pu embrasser la carrière de religieux. Ses interventions dans l’émission ‘Le Jour du Seigneur’ témoignent de sa piété, bien loin des fanfaronnades auxquelles il s’était livré au journal télévisé de Bruno Masure quand, avec Nagui, il s’était retrouvé en caleçon à la fin du journal. “Si on n'a pas la foi pour récupérer, pour transformer le sens de la vie, tout devient un peu dérisoire, et même pathétique", avait-il confié au père de La Morandais, alors qu’il venait de perdre l’une de ses filles. Le prêtre qui, au dernier moment de sa vie, avait lancé en boutade aux oreilles d’un homme qui se sentait partir : “Va faire rire le Bon Dieu, il en a bien besoin, parce que c'est un boulot pas facile”. Serrault avait répondu d’un sourire. A peine le rideau est-il tombé sur terre que les anges préparent la nouvelle entrée en scène de l’artiste.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 9 août 2007
HOMMAGE A MICHELANGELO ANTONIONI

Le cinéma n’en finit plus d’être endeuillé en cette sombre année. Après Serrault et Bergman, l’Italie pleure la disparition de Michelangelo Antonioni.

Jeanne Moreau, Marcello Mastroianni, Alain Delon, Monica Vitti, Jack Nicholson… Autant de légendes qui ont tourné sous la direction de cet artiste incomparable qu’était Antonioni. Il faut dire que le cinéaste a consacré près de soixante ans de sa vie au 7e art. “Faire un film, pour moi c’est vivre”, affirmait-il. L’homme est très rapidement attiré par les arts les plus divers : la musique, et plus particulièrement le violon, le théâtre, la littérature, sont autant de domaines qu’il a explorés dans sa jeunesse. Cet hétéroclisme rejaillit caméra à la main, faisant de son cinéma “l’égal de la littérature”, comme il se plaisait à l’expliquer. Rien d’étonnant quand on sait que sa lecture de ‘L’Etranger’ de Camus a été un choc dans sa jeunesse. Et de cette découverte naîtra le mythe de l’incommunicabilité, thème qu’il décline à chaque tournage.


Le mythe de l’incommunicabilité

Dans l’univers d’Antonioni, l’homme est seul face à son destin, exalté mais en proie aux doutes dès qu’il croit aimer. L’absurdité de l’existence devient une certitude qu’il accepte mal. Et comme le héros tragique, sa destinée est vouée à un échec certain qui prend toute sa puissance et sa beauté dès lors que le combat aura été sans merci. “Le cinéma d’aujourd’hui doit être plus lié à la vérité qu’à la logique”, expliquait-il pour déchiffrer son art. L’homme reste finalement impuissant face à la nature et c’est pourquoi les paysages prennent toujours l’emprise sur les personnages dans ses films. De cette vision du monde et du cinéma, Antonioni restera pour tous comme un descendant des grands peintres de la Renaissance qu’il vénérait. Sa vision pessimiste dérange et même s’il est consacré à de nombreuses reprises, de Venise à Berlin en passant par la Croisette, le réalisateur doit lutter contre la censure et les critiques qui comprennent mal son oeuvre. Pourtant, ‘Le Cri’ (1956), un road-movie qui lui assurera une stature internationale, ‘L’Avventura’ (1960), ‘La Nuit’ (1961) , ‘L’Eclipse’ (1962), ‘Le Désert rouge’ (1964) ou encore ‘Blow Up’ (1967) sont incontestablement passés à la postérité, et il n’est pas une âme qui ne pleure la disparition de ce génie du 7e art.
L’autre thématique récurrente dans l’oeuvre d’Antonioni reste cette fascination pour les femmes, dont il pensait que leur âme était le meilleur miroir de l’être humain. Monica Vitti devient l’égérie du réalisateur, partageant les tournages et la vie à deux. Et fidèle à sa vision du monde, le cinéaste dépeint dans ses films des personnages féminins torturés, en proie à la solitude et à la trahison dans ‘L’Avventura’ ou encore matérialistes et névrosées dans ‘Le Désert rouge’.


Des oeuvres universelles

Longtemps on a cru qu’il témoignait de la société de son époque. Pourtant ses films continuent de parler à la société d’aujourd’hui, comme ces rares artistes magiciens qui, à travers une oeuvre, touchent sans le savoir à l’universalité. Du noir et blanc à la couleur, il a traversé toutes les époques, adaptant sa technique sans pour autant renoncer à ses thématiques. “C’est un des cinéastes les plus sensibles à la technique”, rappelait en substance Aldo Tassone.
Sans doute est-ce pour cela que malgré un accueil frileux au début de sa carrière, il est parvenu à mettre d’accord la critique et le grand public, ce qui pourtant pour bon nombre de réalisateurs tient de la gageure. Ainsi en 1967, ‘Blow Up’ qui raconte les errances d’un jeune photographe croyant assister à un meurtre remporte la Palme d’or au Festival de Cannes et rapporte plus de vingt millions de dollars à travers le monde. Un succès qui lui ouvrira grand les portes de l’Amérique. Sans jamais se compromettre. 




Une fin de vie héroïque


Même si les derniers films qu’il a réalisés n’ont pas la fraîcheur des débuts, l’histoire retiendra aussi le courage de celui qui, atteint d’un accident cérébral, deviendra paralysé et aphasique. Homme déterminé, il ne renonce pas à sa passion et aidé par Wim Wenders, il continue de tourner à quatre-vingts ans passés, malgré la réticence de nombreux producteurs moins sensibles à l’héroïsme et à la passion d’Antonioni qu’aux précieux dollars qu’ils espèrent faire fructifier. Ironie du sort pour celui qui était tout sauf affable et pour qui le dialogue était dérisoire dans ses films, toute l’attention étant apportée à l’image, l’essence même de ce qui différencie le cinéma des autres arts. La caméra se substitue brutalement aux mots, l’homme et sa technique ne faisant plus qu’un. La passion l’accompagnera jusqu’au seuil de sa vie, puisqu’il est mort à sa table de travail où il continuait à peindre ses abstractions.
Yves Delahaie
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mercredi 8 août 2007
de Medhi CHAREF
avec Mohammed FAOUZI - Thomas MILLET -
Tolga CAYIR - Julien MATE - Mohammed MED JAHRI

Cartouches gauloises
 Le dernier printemps de la Guerre d'Algérie. Le printemps d'avant l'été de l'Indépendance.
Ali/Mehdi Charef, 11 ans, et son meilleur copain Nico regardent leurs mondes changer... et font semblant
de croire que Nico ne partira jamais. Jamais ?

Cartouches gauloises
Salem BRAHIMI (producteur associé)
Cartouches Gauloises, c’est une histoire d’histoires…
Histoire de Mehdi…
Histoire de l’Algérie… de la France…
Histoire de tous ceux qui ont fait cet Eté 62 de fête et de défaite…
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mardi 7 août 2007
Eric GUIRADO, France, 2007, 1h36mn, avec Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme, Daniel Duval, Jeanne Goupil, Stephan Guérin Tillié, Liliane Rovère, Paul Crauchet, Chad Chenouga... Scénario d’Eric Guirado et Florence Vignon.  



La vie d’Antoine, c’est comme beaucoup de vies : la galère à perte de vue, les petits boulots pas marrants, la piaule merdique à deux sous qu’on paie hors de prix, les amours impossibles, les rêves qu’on ne réalisera jamais, une famille qu’on aimerait aimer et qu’on dégueule quand on y pense, un univers à la con dont on ne sort pas parce qu’on ne sait pas où aller. Coincé entre un avenir en berne et un passé douloureux, l’espoir s’est fait la malle... Pour faire bref, sa vie, c’est la neurasthénie à perpète, et la jolie petite gueule que lui renvoie le miroir devant lequel il se rase le matin est si renfrognée et fermée qu’on ne voit pas qui pourrait lui tendre la patte, à part le copain qui tient épicerie au coin, dont la vie ne vaut pas mieux mais qui en tire ce qu’il peut et lui déride parfois le cœur d’une bière, d’une pomme croquante... À part, aussi, la voisine trop belle qui déborde de tant de vitalité que parfois elle l’éclabousse un peu...
Mais la vie c’est jamais fini, c’est même pour ça qu’on l’aime. Toujours une surprise à sortir de son chapeau, un truc qui va tout chambouler, vous faire bondir hors de vous, vous obliger à rire alors que vous vous obstiniez à pleurer sur vous-même. Et elle fait fort la vie : parfois c’est sans y mettre un sou de plus qu’elle vous fait tout ça. Juste en vous donnant l’occasion de piger que c’est en vous qu’il y a quelque chose qui coince. Une petite perturbation imprévue et hop ! voilà votre regard sur toute chose qui change, votre indifférence qui s’effrite et tout le beau et tout le bon qui pullulait autour de vous sans que vous y preniez garde, vous saute aux yeux comme une évidence : le cœur formidable de gens que vous ne regardiez même pas, la beauté épatante de paysages qui vous désespéraient et que vous aviez fui, le petit cadeau fait pour le plaisir, tous ces petits riens qui vous redonnent le goût de l’humain.
Antoine, au fond, il n’était pas malheureux. Il croyait seulement l’être et il va finir par piger une évidence : le bonheur c’est un état d’esprit qui s’attrape par contagion...

Entre Antoine et son père, ça n’a jamais été très fort. Antoine a choisi la ville pour fuir l’épicerie et le village drômois où végètent ses parents, et il y a des lustres qu’ils ne se sont pas vus. Accident cardiaque : le père est retiré du décor pour un temps et le fils fait un retour au bled pour l’été, officiellement pour aider sa mère à l’épicerie, mais officieusement il profite de l’aubaine pour entraîner au vert la pétulante voisine dont il est secrètement amoureux et qui doit réviser un bac tardif. Il y a deux volets à l’épicerie : la partie fixe ancrée dans le village et la partie volante qui installe les petits pois dans un camion brinqueballant, offrant un service à domicile à tous les isolés, pour qui cette boutique sur roues représente le seul moyen de compléter les tomates du jardin, de renouer avec un semblant de vie sociale. Le croiriez-vous, cette camionnette va être pour Antoine l’instrument du destin.
La suite, vous la découvrirez tout seuls, mais elle est tout ce qu’on aime, une façon subtile et touchante d’interroger notre rapport à la vie, à la nature, à la consommation, aux choses, aux gens, à la famille, à l’amour... On est heureux de retrouver une brochette d’acteurs qui nous touchent, même que Jeanne Goupil, on l’avait un peu perdue de vue et ça nous fait bigrement plaisir de revoir sa bouille, avec ça que les habitants du cru en rajoutent encore pour faire de ce moment de bonheur une tranche de vraie vie comme Antoine ne se serait jamais cru capable de vivre.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Lundi 6 août 2007
No Country for Old Men 

avec Javier Bardem, Josh Brolin, Tommy Lee Jones, Woody Harrelson

Un tueur en série est arrêté par un officier de police et emmené au poste. Il s'évade quelques minutes après en montrant l'étendue de sa folie. Un homme découvre un massacre entre mexicains ainsi qu'une malette remplie d'argent. Un sherif se lance à la poursuite du tueur en série, lui même sur les traces de l'homme qui a découvert
la malette. Une longue cavale commence alors au Texas, à mi chemin entre le thriller, la comédie noir et le western.  

Le nouveau chef d'oeuvre des Frères Coen ?

Sortie le 06 février 2008

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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