Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Vendredi 17 novembre 2006
Soirée rencontre au cinéma le Sélect à Antony Jeudi 16 à 21h00 en présence de Gabriel Le Bonin et Grégori Derangère. 08 92 68 69 12 / 01 42 37 59 45

DOSSIER D' ACCOMPAGNEMENT PEDAGOGIQUE
& DOSSIER DE PRESSE SUR DEMANDE AU
 06 84 07 17 47 / cinetampes@mairie-etampes.fr


LES FRAGMENTS D’ANTONIN

Écrit et réalisé par Gabriel LE BOMIN, France, 2006, 1h30mn, avec Grégori Derangère, Annouk Grinberg, Aurélien Recoin, Nils Arestrup, Laure Duthilleul, Yann Colette...


Engagez vous ! rengagez-vous ! vous verrez du pays ! claironnaient gaiement les sergents recruteurs. À Berlin, à Berlin ! hurlaient les foules parisiennes.
Nach Paris ! Nach Paris ! répondaient en écho les foules berlinoises, unies dans le même élan patriotique. Elle serait brève, fraîche et joyeuse cette guerre, que seul Jaurès, assassiné quelques semaines plus tôt, avait tenté d’empêcher. Elle fut longue, glaciale et meurtrière, même dans ses détails les plus infimes, tels cette baïonnette garantie d’époque, vendue 3 sous sur le marché aux puces de Villeneuve dont on découvre, informés gentiment par un vendeur désinvolte, que la lame quadrangulaire de cet aimable objet était non seulement conçue pour plonger au plus profond des entrailles mais aussi pour rendre improbable, avec cette plaie en forme de croix, tout processus de cicatrisation.
Les Fragments d’Antonin, jamais titre ne fut plus judicieusement choisi, rend parfaitement compte de l’ignominie d’une guerre dont on ne pouvait sortir qu’en morceaux. Réduits parfois en chair à pâté, avec inscription au panthéon des héros sur le monument aux morts de sa commune ou, plus savoureusement encore, en morceaux mais vivant, en proie à de terribles obsessions qui permettaient à l’heureux soldat, comme au football, de jouer de bien excitantes prolongations. Mais là encore rien n’était perdu car l’on pouvait toujours finir, même largement hors délais, sur la pierre sacrée du souvenir. C’est ainsi que l’on peut remarquer sur nombre de stèles des décès ayant largement dépassé l’heure de l’armistice, parfois même de plusieurs années.

C’est à ces héros perdus pour la gloire que donne vie Les Fragments d’Antonin. Ceux que des bombardements trop soutenus, des lâchers criminels de gaz moutarde, des combats trop sanglants à la baïonnette, laissèrent saoulés d’horreurs, exclus de toute conscience de vivre. Antonin est de ceux-là : cet instituteur mobilisé, dont on devine dès la première image qu’il ne ferait pas de mal à une mouche, se voit confier le poste d’agent de liaison colombophile, une spécialité peu guerrière qui consiste à convoyer des pigeons en roulotte d’un bout à l’autre du front pour transmettre des messages. Une activité quasi bucolique dont Antonin s’acquitte d’autant mieux qu’elle le tient éloigné avec ses gentilles bestioles de la sauvagerie des combats. On le devine, hélas, Antonin, sa carriole et ses pigeons finiront par se retrouver au cœur de la plus effroyable des conflagrations…

« Cet instituteur qui, après la guerre, revit ses traumatismes encore et encore, est un rôle rare et excitant qui soulève des problématiques toujours actuelles. Le contexte historique de ce récit est un prétexte : Antonin pourrait aussi bien vivre aujourd’hui ici ou ailleurs, et revenir d’Afghanistan, d’Irak… Nous avons visionné des documents historiques du musée du Val de Grâce : des archives de soldats traumatisés, tremblants, littéralement affolés et délirants rien qu’à la vue d’un casque allemand. Un psychiatre de l’Hôpital d’instruction des armées nous a exposé les symptômes post-traumatiques développés par des hommes ayant combattu dans la première guerre ou des conflits plus récents, ou encore par des sapeurs-pompiers… » raconte Grégori Derangère.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Vendredi 17 novembre 2006
L'ETOILE DU SOLDAT de Christophe de Ponfilly
DOSSIER DE PRESSE EN PDF SUR SIMPLE DEMANDE

11 septembre 2001. Du haut des montagnes afghanes, Vergos, journaliste français, apprend l'attaque des tours du World Trade Center par les terroristes d'Al-Quaida. Il se souvient...
1984. Nikolaï, jeune musicien soviétique, débarque en Afghanistan comme des milliers d'autres conscrits pour livrer une guerre qui n'est pas la sienne. La peur au ventre à chaque instant, il se retrouve plongé dans un monde de violence et de mort.
Un jour, lors d'une opération commandée, il est capturé par des Moudjahidin du Commandant Massoud qui l'emmènent au coeur des montagnes où se terrent les résistants afghans et Vergos, venu clandestinement en Afghanistan. Tandis que certains veulent sa mort, d'autres se prennent de compassion pour lui. Peu à peu, des liens d'amitié et de complicité se nouent entre le soldat soviétique, le journaliste français, et les Moudjahidin...

Plus qu'un film, une envie
Christophe de Ponfilly avait depuis longtemps envie de réaliser un film de fiction déstiné au cinéma pour dire "avec plus de force encore, ce [qu'il] avait tenté de faire savoir à l'époque où l'occident ignorait que tout ce qui se tramait en Afghanistan le concernait aussi". Les évenements du 11 septembre 2001 ont, selon les termes du réalisateur, "rendus pressants la réalisation de ce film ". L'Etoile du soldat représente, pour Christophe de Ponfilly, un travail de mémoire indispensable.

Le scénario de L'Etoile du soldat est inspiré de ce qu'a vécu le réalisateur lors de son arrivée clandestine en Afghanistan en 1984. Le jeune soldat russe Nikolaï interprété par Sacha Bourdo a réellement existé. Christophe de Ponfilly écrit d'ailleurs, dans le roman éponyme publié en 2006, qu'il a toujours gardé la photo de ce jeune soldat russe libéré par "ses amis afghans" puis tué par des Pakistanais. De plus, le nom du personnage interprété par Patrick Chauvel (Vergos) est celui d'un ami du réalisateur assasiné à Peshawar.


Un dernier hommage
Quelques jours avant que ses confrères du jury du prix Albert Londres, auquel il appartenait de longue date en sa qualité d'ancien lauréat, ne remettent leur prix à Marseille, Christophe de Ponfilly s'est suicidé. Le 16 mai 2006, le réalisateur de L'Etoile du soldat nous a quittés, laissant une lettre expliquant son geste. Christophe de Ponfilly ne s'était jamais remis de l'assassinat de son ami le commandant Massoud. L'Etoile du soldat résonne donc comme un dernier hommage à cet homme d'une grande éthique.

Ce docu-fiction (au sens noble du terme) nous replonge de façon hyper réaliste et émouvante dans ce combat pour la liberté. Ponfilly connaissait si bien ces grottes, ces villages, ces sublimes paysages, cette guerre et ses combattants, qu'il les restitue au plus juste, au plus près.


par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Jeudi 16 novembre 2006
Diffusion chez Lorenzo, CINE 220 à Brétigny. Contacts: 01 60 84 11 45
cine220@mairie-bretigny91.fr

BAMAKO


Écrit et réalisé par Abderrahmane SISSAKO
, Mali, 2006, 1h58mn, VO, avec Aïssa Maïga, Tiecoura Traoré, Hélène Diarra, Roland Rappaport, Djénéba Koné... SÉLECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES 2006, GRAND PRIX FESTIVAL DE PARIS 2006.


Drôle de film, pas banal, ambitieux et passionnant. Le seul à représenter l’Afrique au festival de Cannes 2006. Le seul aussi au Festival de Paris dont il a remporté le 1er Prix en juin. Drôle de film qui nous plonge dans le quotidien d’une poignée d’habitants d’un quartier de Bamako, dans une cour encerclée de maisons habitées par des familles qui ne se perdent pas de l’œil, partagent les choses du quotidien, banales, marrantes, dramatiques, touchantes. Drôle de film qui a choisi le quotidien le plus ordinaire comme décor d’un événement majeur et exceptionnel, quoique purement imaginaire. Dans ce microcosme qui semble pourtant loin des préoccupations du reste du monde va se tenir une procédure judiciaire inédite et ahurissante. Au milieu des poules, d’amants en plein drame, de femmes qui teignent des étoffes, de mecs qui papotent, d’autres qui écoutent un vieux poste déglingué, de voisins qui viennent jeter un œil… s’installe la scène d’un tribunal dont la gravité ne prête pas à la plaisanterie.
La modicité des sièges et du décor n’empêche pas le respect du protocole : avocats, juges arborent les attributs de leur fonction. L’instant est lourd de solennité et, dans cette cour dorée gavée de soleil, le procès qui se déroule est du niveau des grands procès de cinéma, palpitant avec ses moments d’émotion, ses témoins un peu folklos, mais tous porteurs d’une vérité forte. La société civile africaine, par la voix de ses meilleurs avocats, accuse le FMI, la Banque Mondiale le G8 et autres institutions d’être la cause des malheurs qui accablent l’Afrique.
Drôle de film joué par des comédiens, mais aussi par des vrais avocats, des vrais habitants des maisons autour de la cour… Tous convaincus de l’importance de leur témoignage, à juste titre, car en l’espace de presque deux heures, on va piger l’étendue du désastre et tout d’abord que la cause première du malheur de l’Afrique est moins sa pauvreté que ses richesses, constamment convoitées, toujours pillées.
On rappellera au passage que FMI et Banque Mondiale ont été mis en place à la fin de la seconde guerre mondiale aux fins de réguler le système financier international et d’aider les pays émergeants... Une aide empoisonnée qui vaudra aux pays africains, devant les difficultés à rembourser leur dette, de se voir imposer des programmes « d’ajustement structurel » d’inspiration très libérale dans les années 80.
Un remède qui s’avère, avec le recul, pire que le mal et aboutit au bout de vingt ans de « politique de redressement » à une aggravation de la situation : pauvreté bien plus grande pour les populations, abaissement de l’espérance de vie, progression de la mortalité infantile, baisse du taux d’alphabétisation etc.
Les pays riches avaient fixé à l’Afrique des règles qu’ils se gardaient bien de s’appliquer à eux-mêmes : suppression des subventions à l’agriculture, au textile, démantèlement des services publics, privatisations (qui se sont curieusement réalisées au profit de multinationales des pays riches)… Pourtant, si l’on s’en tient à l’ensemble des flux financiers, il y a belle lurette que les pays africains ont remboursé leur « dette », mais beaucoup d’entre eux ont dû tout céder et ne pourront plus assurer leur développement futur… « Désormais l’annulation tardive de la dette apparaît comme un leurre » dit Abderrahmane Sissako.                              Utopia.org

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Mercredi 15 novembre 2006
LE DAHLIA NOIR Site officiel
  Brian DE PALMA, USA, 2006, 2h00
, VO, avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson, Aaron Eckhart, Hilary Swank, Mia Kirshner... Scénario de Josh Friedman, d’après le roman de James Ellroy.


Rappelons que ce Dahlia noir impatiamment attendu – en tout cas par nous – est inspiré d’un fait divers survenu à Los Angeles en 1947, et du roman culte qu’en a tiré James Ellroy. Rien d’étonnant à ce que l’auteur de Soeurs de sang et d’Obsession, l’homme qui faillit devenir chirurgien, le cinéaste du crime parfait, du trauma et de la fascination de l’écran ait été captivé par cette descente aux enfers.

« Le Dahlia noir » est le surnom donné à une certaine Elisabeth Short, jeune fille rêvant d’une carrière hollywoodienne, que l’on découvrit le visage ouvert d’un coup de couteau, le corps dénudé, mutilé, couvert d’ecchymoses et de brûlures de cigarette, coupé en deux à la hauteur de la taille et totalement éviscéré. Cas légendaire, cet abominable assassinat suscita des centaines de confessions, désigna des myriades de suspects, engendra même l’enquête d’un homme, nommé Steve Hodel, qui prétendait que le coupable était son père. Selon Don Wolfe (dont l’enquête vient d’être publiée chez Albin Michel), c’est du côté du roi de la pègre Bugsy Siegel qu’il fallait chercher...

Pour James Ellroy, cette affaire a servi d’exutoire au meurtre de sa propre mère : il a mêlé les deux événements « comme un shaker de Martini dans (son) cerveau », en a fait une histoire de martyr et de rédemption, une surenchère de scènes primitives avec père assassin et mère putain.

Le film de De Palma campe deux policiers, anciens boxeurs, incorruptibles, formant un trio ambigu avec Kay, blonde torride (Scarlett Johansson), et qui se jurent de démasquer le bourreau psychopathe avec un idéalisme qui les fait basculer dans la transgression. Ces deux lascars dénommés Feu et Glace rencontrent des méchants de légende, explorent les arcanes glauques d’un monde cinématographique aux couleurs noir, blanc et sang, frôlent des pépées auxquelles il est conseillé de ne pas donner le bon Dieu sans confession, surtout la troublante Madeleine, sosie du Dahlia (Hillary Swank, Oscar pour son rôle de boxeuse dans Million Dollar Baby, de Clint Eastwood).

Teintée de bistre, la traque fiévreuse des flics est somptueusement mise en scène. En particulier dans les scènes où l’arrivée dans un lieu suspect, annonciateur d’action spectaculaire, est magnifiée par des mouvements de caméra ensorcelants. C’est l’un des points où De Palma rejoint Ellroy, obsédé par le viol de l’intimité, jouissant de la pénétration par effraction (par la caméra) dans une maison où d’autres cachent leurs secrets. Fait rare : Ellroy adore le film. « Mon roman référence est devenu un film d’exception ». Il s’identifie à De Palma comme il s’identifiait à son flic, Bleichert (Aaron Eckhart), qu’il voit comme un scénariste-réalisateur, « le voyeur qui observe le sexe avec sa caméra. Bleichert c’est moi, Bleichert est De Palma. Bleichert me ressemble : il est porteur d’une flamme, il porte en lui une douleur qui le consume et il ne craint pas de se brûler ».

Côté De Palma, c’est dans la mythologie du film noir qu’il faut trouver ses références, du côté des fauves sexy et des trognes façon Scarface, des bagnoles années 1940 et des corbeaux vampires, de l’expressionnisme allemand et de L’Homme qui rit, de Victor Hugo, le sourire grotesque taillé à la lame du couteau, du théâtre de l’abomination, du machiavélisme du dédoublement, de l’Amérique comme fiction, comme mensonge, comme obstination à démasquer l’abjection.
  Le Monde

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Mercredi 15 novembre 2006
LIBERO
(ANCHE LIBERO VA BENE) Kim ROSSI STUART, Italie, 2006, 1h48mn, VO, avec Kim Rossi Suart, Barbara Bobulova, Alessandro Morace, Marta Nobili... Scénario de Kim Rossi Stuart, Linda Ferri et Francesco Giammusso. PRIX des CINÉMAS D’ART ET ESSAI, FESTIVAL DE CANNES 2006.


Renato est le digne héritier de ceux qui ferraillaient dans les tragi-comédies de Luigi Commencini et Dino Risi. Il est engagé lui aussi dans un combat jamais perdu d’avance, mais loin d’être gagné. En plus dur, peut-être, car nous sommes à l’âge de pierre de la mondialisation des échanges et les béquilles idéologiques ne sont plus remboursées par la sécurité sociale. Notre Renato est joli garçon, certes. Mais ce mince avantage ne lui permet pas de garder pour lui tout seul une épouse jolie comme un cœur, mais tête de linotte qui abandonne régulièrement sa petite famille pour courir les hommes qui portent Rollex et roulent en Maserati. Charmante, et inconsciente, elle revient toute cabossée de ses aventures se jeter au pied de son mari en jurant qu’on ne l’y reprendra plus. Renato, amoureux et désespéré, pardonne car il faut bien une mère pour que le foyer trouve son équilibre. Et question équilibre, ce n’est pas vraiment la joie. Renato, qui se définit lucidement comme « un adulte imparfait », collectionne les problèmes : photographe de métier, il n’a pas son pareil pour se mettre ses employeurs à dos. Écorché vif, sa tentative pour s’installer à son compte ne tournera guère mieux. Il est aussi le père de Tomi, un petit garçon pathétique d’humanité qui termine son enfance dans la douleur de voir trop peu une mère adorée et dans le désir de satisfaire, contre sa vraie nature, un père qu’il sent perturbé. Un père qui voudrait faire de lui ce qu’il aurait souhaité être : un champion de natation, alors que le petit chat déteste l’eau et rêve de faire du foot. Et puis, il y a Viola, l’aînée, sympathique greluche de 15 ans qui, comme au tennis, s’échine à renvoyer toutes les balles qu’elle peut, perdue dans un foyer dans lequel on ne sait jamais combien on va être à table ni à quelle heure.
On ne sait quoi trouver de plus saisissant, de plus formidable, dans ce Libero. Est-ce ce père en colère contre le monde, en colère contre sa vie, qui inflige maladroitement, par amour, de terribles blessures à son entourage ? Est-ce cette idylle d’une extrême sensibilité qu’engage Tomi avec une fille de sa classe de 6ème et qui tourne court pour un malentendu ? Est-ce ce final plein d’humour qui, à travers un titre italien entièrement dévoilé, « anche libero va bene », donne tout son sens et tout son sel à l’incorrigible désir paternel de se prolonger dans sa progéniture ?…

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Présentation

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus