Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Samedi 16 juin 2007
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON Site officiel

Julian SCHNABEL, France, 2007, 1h52mn, avec Mathieu Almalric, Emmanuelle Seigner, Marie-José Croze, Anne Consigny, Niels Arestrup, Patrick Chesnais, Isaach De Bankolé, Jean-Pierre Cassel... Scénario de Ronald Harwood, d’après le roman éponyme de Jean-Dominique Bauby. Sélection Officielle, en compétition, Festival de Cannes 2007.

 


« Derrière le rideau de toile mitée, une clarté laiteuse annonce l’approche du petit matin. J’ai mal aux talons, la tête comme une enclume, et une sorte de scaphandre qui m’enserre tout le corps. Ma chambre sort doucement de la pénombre. Je regarde en détail les photos des êtres chers, les dessins d’enfants, les affiches, le petit cycliste en fer-blanc envoyé par un copain la veille de Paris-Roubaix, et la potence qui surplombe le lit où je suis incrusté depuis six mois comme un bernard-l’ermite sur son rocher. Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir où je suis et me rappeler que ma vie a basculé le Vendredi 8 Décémbre de l’an passé… » (Jean-Dominique Bauby)

Ceux qui connaissent un peu le destin et le livre de Jean-Dominique Bauby seront d’accord avec nous pour dire que l’idée de les porter au cinéma – le livre et l’aventure intime qu’il raconte – était particulièrement risquée, pour ne pas dire casse-gueule. Julian Schnabel, cinéaste à part, Américain de naissance, cosmopolite par choix, peintre plus que réalisateur, réalise son troisième film en dix ans (après Basquiat et Avant la nuit) et déjoue tous les pièges, nous offrant une œuvre magnifique de justesse et d’humanité. Chapeau !

Le 8 Décembre 1995, un accident vasculaire brutal plonge Jean-Dominique Bauby, journaliste, rédacteur en chef d’un célèbre magazine féminin et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sort, toutes ses fonctions motrices sont anihilées.
Atteint de ce que la médecine appelle le « locked-in syndrome » – littéralement : enfermé à l’intérieur de soi-même –, il ne peut plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Avec l’aide de ses médecins orthophonistes, il apprend un mode rudimentaire de langage : il cligne une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non ». Alors, on lui récite un alphabet dont les lettres sont classées par ordre de fréquence d’utilisation et avec sa paupière, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui récite et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son œil, il écrit ce livre, Le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin, pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter…
Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie les images d’un monde où il ne reste rien qu’un esprit à l’œuvre. Tour à tour sarcastique et désenchanté, « Jean-Do » n’a plus que les mots pour vivre les fragments d’une existence qu’il qualifiait de mutante… Le film sort dix ans après sa mort, survenue en mars 1997.

Comme un peintre avec sa palette de couleurs, ses pinceaux, ses brosses ou ses couteaux, Schnabel utilise à merveille la lumière, les cadres, le son, la durée des plans pour nous amener au plus prés de cette expérience rare. Il utilise la caméra subjective, la surexposition, les décadrages, les plans fixes comme autant d’outils narratifs au service de cette histoire qui ne pouvait pas être racontée avec des moyens cinématographiques ordinaires. Il fallait une grammaire et un vocabulaire que ce peintre-cinéaste a su inventer et qu’il déroule en une œuvre fascinante aux pouvoirs hypnotiques. Schnabel réussit ainsi à nous faire partager l’enfermement dans ce corps inerte, en compagnie de cet esprit bouillonnant, aussi drôle que désespéré, formidablement interprété par Mathieu Amalric, et nous entraîne dans ce voyage intérieur pas comme les autres. Évacuant tout pathos, préférant proposer une réflexion sur la nécessité de communiquer et le rôle de l’art pour survivre en tant qu’individu, Schnabel (et son scénariste Ronald Harwood, auteur entre autres de l’adaptation du Pianiste pour Polanski) nous livre un film juste, sincère et bouleversant.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Samedi 16 juin 2007

BOULEVARD DE LA MORT
Site officiel

(DEATH PROOF) Écrit et réalisé par Quentin TARANTINO, USA, 2007, 1h50mn, avec Kurt Russel, Rosario Dawson, Vanessa Ferlito, Jordan Ladd, Rose McGowan, Sydney Tamiia Poitier, Tracie Thoms, Mary Elizabeth Winstead, Zoe Bell... Un film Grindhouse.



Tarantino revient avec un de ces films dont lui seul a le secret. Comme à son habitude, il reprend les genres et les films qu’il a ingurgités massivement dans sa jeunesse cinéphage, et mixe le tout sans aucun complexe. En vrac, ça fait penser à Duel de Spielberg, à Faster Pussycat, Kill Kill ! de Russ Meyer, et plus encore à Point Limite Zero de Richard Sarafian, que nous avons d’ailleurs ressorti l’an dernier. Les principaux ingrédients de cette tambouille sont des gonzesses canon et pas cons, des bagnoles surpuissantes, des cascades et du bon son bien seventies comme on aime, tout un programme ! Vous l’aurez donc compris, le film est résolument tourné vers la série B, ses grandeurs et ses codes. Mais pas de panique, nul besoin d’avoir des tonnes de références cinématographiques pour apprécier Death Proof à sa juste valeur, on passe un excellent moment, un point c’est tout. C’est un film qui défoule, qui ne fait pas dans la dentelle, et mon dieu, une fois de temps en temps (il ne faut pas abuser des alcools forts), que ça fait du bien !

D’un côté, il y a Jungle Julia, la DJ la plus sexy d’Austin, qui part en virée avec ses copines Arlene et Shanna: ces femmes-là sont du genre à écumer les bars, picoler des bières, jurer comme des charretières et provoquer les mecs du coin. Elles parlent de cul sans aucun tabou et décident de le faire où, quand et surtout avec qui elles veulent. De vraies femmes libérées et décomplexées, tout simplement. De l’autre côté, il y a Mike le cascadeur balafré, à l'affût dans sa Ford Mustang, un engin boosté et modifié pour défier la mort et la semer, la nuit venue... Leur rencontre risque d’être explosive !

Pour ce film, Tarantino porte plusieurs casquettes, il est réalisateur, producteur et scénariste. Un rôle où il excelle avec ses dialogues taillés sur mesure pour ses amazones. C’est sûr, ce ne sont pas de grands débats philosophiques sur le devenir de l’homme mais c’est fendard : les filles parlent sexe, ciné, musique, avec un franc-parler qui désarçonne… Tarantino est également pour la première fois directeur de la photo. Et à ce niveau, il s’est bien amusé : il a vieilli le film en le voilant et en imprimant un grain sur l’image. Le résultat est très réussi, la pellicule est rayée, les couleurs sont mal étalonnées, l’image saute par moments et l’on voit les repères du projectionniste. Tout cela renforcé par des zooms avant brusques et un montage brutal qui renforcent le côté série Z bricolo du film.
À la base de ce nouveau projet, l'envie de retrouver l’ambiance des drive-in américains et leurs projections de films de la culture bis des années 70. Aux États Unis d'ailleurs, comme au bon vieux temps des Grindhouses, les salles des patelins qui projetaient deux séries B pour le prix d'une, Death Proof est sorti en double-programme, avec Planet Terror, petit opus horrifique réalisé par le compère Robert Rodriguez, avec de fausses bandes annonces entre les deux... Chez nous, où ni les drive-in ni les « double features » n'ont existé, les deux films sortent individuellement, en version longue...
Pour le Robert Rodriguez, il faudra attendre un peu. Aujourd'hui c'est le nouveau Tarantino qui déboule plein pot sur nos écrans et c'est un vrai régal !                                                                        Utopia.org

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 juin 2007
BOXES

(LES BOÎTES) Écrit et réalisé par Jane BIRKIN, France, 2007, 1h35mn, avec Géraldine Chaplin, Michel Piccoli, Jane Birkin, Natacha Régnier, Lou Doillon, Maurice Bénichou, Tchéky Karyo, John Hurt...



C’est assez rare finalement, un auteur qui se livre comme ça, avec tant de sincérité. Parce qu’il faut dire qu’elle y va tout entière, Jane Birkin, elle les ouvre grand ses « boxes », ses cartons pleins de ses vies multiples, qu’on devine aussi tumultueuses que passionnées, aussi douloureuses que complexes. C’est vrai. Comment faire pour être mère quand on vit un nouvel amour, comment faire avec nos chers disparus, comment peut-on continuer à les aimer sans qu’ils occupent tout l’espace, sans qu’ils bousculent les vivants ?. Comment faire avec ses filles quand soi-même on a encore des choses à régler avec sa propre mère ? Comment fait-on pour être une bonne maman, une bonne fille, une bonne épouse, une bonne amante ?

Un bord de mer en Bretagne : Anna, cinquante ans, anglaise, emménage dans sa nouvelle maison. Les pièces sont envahies de « boxes », les cartons de déménagement qui renferment mille objets, mille souvenirs… Anna, qui a vécu beaucoup de vies, voit son passé ressurgir de toutes ces boîtes. Lorsqu’elle les ouvre, apparaissent ceux qui ont compté dans sa vie, ses parents bien sûr, mais aussi ses enfants et leurs pères, les morts et les vivants. Anna a eu trois filles, chacune d’un père différent. Ses trois hommes sont là et reviennent lui parler, l’engueuler, lui pardonner peut-être, l’aimer un peu ou beaucoup, encore… À cette période vertigineuse de la vie, le temps court toujours plus vite. Anna prend son élan, pour affronter ce passé qui l’envahit, pour essayer de reprendre un souffle qui la projettera dans l’avenir… et croire encore à l’amour.

Jane Birkin réalise ici son premier long-métrage dont elle a écrit le scénario, fortement inspiré de son histoire familiale, un projet qu’elle porte depuis près de dix ans. Elle convoque tout le monde dans sa maison du bord de mer, parents, enfants, maris morts ou en fuite, illustres inconnus, amants passionnés, pour croquer à sa façon « la vie de famille ». Elle s’attache surtout à décrire les rapports mère/fille sur trois générations. Elle s'est entourée de comédiens formidables, Geraldine Chaplin, Piccoli et Benichou en tête: ils nous offrent de magnifiques séquences, de purs instants de folie douce et de mélancolie. L’impudeur dont fait preuve Birkin pour nous dire ce qu’elle ressent, ce qu’elle est en tant que femme, pourra gêner, peut-être choquer. Pourtant ce qui prime dans son film, c’est la générosité et la sincérité, même si en voulant en dire autant elle est parfois un peu maladroite voire légèrement bordélique… un peu à la manière d’un déménagement où les cartons s’entassent dans tous les sens, cartons qu’ils faut vider, trier pour recommencer une nouvelle vie.
Beaucoup de liberté et de grâce dans ce film qui flirte parfois avec le théâtre, cet autoportrait qui n’oublie jamais de dessiner en creux une figure féminine universelle.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Vendredi 1 juin 2007
DIALOGUE AVEC MON JARDINIER
de Jean BECKER (L'ETE MEURTRIER, ELISA, LES ENFANTS DU MARAIS, UN CRIME AU PARADIS, EFFROYABLES JARDINS)
d'après l'oeuvre de Henri CUECO
avec Daniel AUTEUIL - Jean-Pierre DARROUSSIN - Elodie NAVARRE - Fanny COTTENCON

Studio Canal

Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.
Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.
Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...


ENTRETIEN AVEC JEAN BECKER

Qu’est-ce qui, en lisant le livre d’Henri Cueco, vous a donné envie d’en faire un film ? J’ai tout de suite été frappé par la façon qu’avait le jardinier de parler, de s’exprimer, par des réflexions très particulières. C’est d’ailleurs sûrement ce qui avait frappé Cueco quand il avait rencontré cet homme et qui lui avait donné l’envie d’écrire le livre - pour qu’il en reste une trace. Ce jardinier est un être singulier, assez exceptionnel. Il a une vue sur les choses de la vie tout à fait spontanée et naïve, et pourtant juste et profonde. Ce n’est pas Monsieur Tout Le Monde. Ses dialogues, tels que les a restitués Cueco, sont formidables d’étrangeté et de bon sens à la fois.

Quelle était la principale difficulté de l’adaptation ? Il fallait quasiment inventer de toutes pièces le personnage du peintre qui, dans le livre, n’existe que pour renvoyer la balle au jardinier. J’ai commencé à écrire le scénario tout seul et puis, assez vite, j’ai ressenti le besoin de me faire aider par quelqu’un. Et j’ai tout naturellement pensé à Jean Cosmos parce qu’on s’était très bien entendus lorsqu’on a travaillé ensemble sur l’adaptation d’EFFROYABLES JARDINS, mais aussi parce que sa fille est peintre et qu’elle l’a sûrement bien aidé pour développer ce personnage. Il fallait trouver le juste équilibre entre les deux, ne pas affaiblir le jardinier tout en donnant assez de vie et de consistance au peintre.

Vous n’avez pas demandé à Henri Cueco de travailler à l’adaptation ? Non, pas plus que je n’ai utilisé ses dessins ou ses peintures. C’est, je crois, pour mieux m’approprier le sujet. Je n’avais pas non plus demandé à Michel Quint de participer à l’adaptation d’EFFROYABLES JARDINS. Il n’y avait qu’avec Sébastien Japrisot où ça ne me gênait pas qu’il travaille sur ses adaptations, on se connaissait tellement bien... Et si Cueco est crédité au générique pour les dialogues, c’est parce qu’on a utilisé beaucoup de dialogues du livre tels quels. De la même manière qu’on a gardé par exemple tel quel le personnage de la femme du jardinier. Après avoir travaillé avec Jean Cosmos, j’ai aussi fait appel à mon copain Jacques Monnet et également, pour un dernier petit coup de pouce, sans même le créditer, à François D’Epenoux qui a écrit «Deux jours à tuer» dont est tiré mon prochain film. Je ne refuse aucune bonne volonté. Ce qui m’importe, comme toujours, c’est de mettre tous les atouts de mon côté pour que le scénario soit le mieux possible !

Connaissant votre complicité avec Jacques Villeret, on se dit que vous aviez dû penser à lui à la lecture du livre pour le rôle du jardinier... En effet, c’est même pour lui que j’ai commencé à écrire le scénario. J’avais presque fini la toute première version lorsqu’il est mort. J’ai failli abandonner, et puis j’aimais vraiment trop ce jardinier. J’ai alors cherché qui pouvait aussi dégager cette espèce de gentillesse, de naïveté qu’avait Jacques. J’ai toujours trouvé que Jean-Pierre Darroussin, avec un physique très différent, avait quelque chose de la même nature. Lorsque j’avais vu UN AIR DE FAMILLE, j’avais été frappé par cette manière qu’il avait d’observer les autres, avec un regard bienveillant... Je lui ai fait lire le scénario sans lui cacher qu’il avait été commencé pour Jacques et il a accepté tout de suite. Notre travail a ensuite été très différent de ce qu’il aurait été avec Jacques. Ne serait-ce que parce qu’on ne se connaissait pas mais il a donné au personnage un naturel, une simplicité et une vraie profondeur.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de confier le rôle du peintre à Daniel Auteuil ? Une sorte d’intuition. J’aimais bien l’idée de le retrouver dans une histoire très simple et je savais qu’interprété par lui, ce personnage de clown blanc qu’est le peintre prendrait aussi toute sa profondeur. La grande qualité de Daniel, c’est d’avoir une parfaite compréhension d’une situation. Il pige tout de suite. Un clin d’oeil, un regard, et il a compris. C’est un acteur d’une sobriété remarquable et qui trouve toujours le ton juste.

En quoi diriez-vous qu’ils se complètent bien ?Ils sont à la fois très proches et très différents mais c’est vrai qu’ils se complètent très bien ! Chacun, à sa manière, sait faire passer de l’émotion. Il y a chez eux la même subtilité, la même simplicité, la même évidence. En plus, Jean-Pierre et Daniel qui étaient, je crois, sincèrement heureux de travailler ensemble pour la première fois, ont tout de suite établi entre eux une vraie complicité qui a nourri les rapports de leurs personnages. Cela se voit dans les regards, dans la manière qu’ils ont de s’écouter l’un l’autre... Franchement, je ne pouvais pas rêver meilleur duo. Ils sont allés au-delà de mes espérances.

Comment définiriez-vous vos principes de mise en scène dans DIALOGUE AVEC MON JARDINIER ? Ils sont simples. Je filme à deux caméras et avec plusieurs valeurs de plan : gros plans, plans moyens, plans larges. À la fois pour avoir le maximum de possibilités au montage et parce que dans un film comme celui-ci, la mise en scène ne doit pas, à mon sens, se faire remarquer. On doit juste regarder les personnages, être avec eux, près d’eux.

L’ÉTÉ MEURTRIER, LES ENFANTS DU MARAIS, EFFROYABLES JARDINS, DIALOGUE AVEC MON JARDINIER... Il y a dans vos films comme une nostalgie de la vie à la campagne alors que vous n’êtes pas un enfant de la campagne...Un petit peu quand même. Et ça ressort maintenant... En effet, quand la guerre a éclaté et que mon père a été fait prisonnier, on est partis vivre à la campagne. J’avais 7 ans, j’étais dans une ferme et je vivais comme les fils des gens qui nous hébergeaient. Puis, mon père est revenu de captivité et il a tourné GOUPIL MAINS ROUGES. Une histoire qui se passait dans un univers de paysans. On est allés habiter alors à Saint Léonard des Bois, encore à la campagne ! Et pendant la première partie de ma carrière, j’ai occulté ces souvenirs, ces réminiscences de la province. Je crois que c’est de travailler sur L’ÉTÉ MEURTRIER avec Sébastien Japrisot qui m’a redonné goût à ça. Je me suis dit : «Je me sens bien là-dedans, à raconter des histoires avec des gens simples et authentiques». Et aujourd’hui, c’est comme si c’était important pour moi de renouer avec mes souvenirs d’enfance...

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus