
La naissance et la disparition d'un groupe musical entre 1960 et 1970. Dreamgirls est une comédie musicale pleine de rythme, qui porte un regard lucide sur l'émergence de la musique noire et sur l'exploitation mercantile qui s'en suivit.



un film de Alesandro D'Alatri
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Envie de travailler ? Facile à dire, beaucoup moins à réaliser. Mario, jeune provincial, le découvrira à son tour lorsqu'il sera confronté à une véritable première expérience de travail. Il vit chez sa mère qui est veuve. Il forme le projet de créer une discothèque avec un groupe de copains. Mais ce projet devient inopinément un projet municipal dans lequel Mario ne va pas retrouver son état d'esprit d'entrepreneur. Seuls l'amour pour Linda et un pas de plus vers la maturité feront « tomber sa fièvre ».
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Avec La Febbre, Alessandro D'Alatri, né en 1955 et réalisateur de Sanza Pelle, signe un très beau film générationnel. Témoignant du même sens dramaturgique et du même goût pour le récit que Tullio Giordana de Nos plus belles années. D'Alatri confronte les idéaux d'un trentenaire désoeuvré à la réalité de l'Italie contemporaine et à la dimension ubuesque de la bureaucratie. On s'attache aux pas de ce personnage complexe pendant plus de deux heures, suspendu à la moindre de ses décisions. (...) "Grâce à un scéranio tiré au couteau et à des trouvailles visuelles souvent hilarantes, La Febbre évoque parfois l'Ettore Scola des années 70." (...) "Signalons que les comédiens sont tous époustouflants de naturel."
POSITIF

Finalement porté au cinéma | ||
Achevé en août 2004, il n'a jamais été question de distribuer le film en salles. C'est le réalisateur Simon Lelouch, qui, après avoir visionné le film à la fin de l'année 2005, poussa Stéphane Brizé à le finaliser pour le cinéma. Il le montra ensuite à Claude Lelouch, fin connaisseur des relations homme femme, qui fut conquis par le film et qui accepta d'en assurer la production. | ||
La touche Lelouch | ||
Lorsque Claude Lelouch a reçu la cassette du film pour le visionner, il n'avait qu'un quart d'heure à lui consacrer. Mais le réalisateur a finalement été absorbé par le récit a vu tout le film : "Si j'aime ce film, c'est parce qu'il y a un fil invisible entre son travail et le mien. C'est du vrai cinéma d'auteur, comme il y en a de moins en moins actuellement. Car si le cinéma va de mieux en mieux, le cinéma d'auteur va de plus en plus mal.", explique le producteur. | ||
A la limite de l'improvisation | ||
Stéphane Brizé n'a laissé que très peu de temps à ces comédiens pour travailler les scènes. Au final, leur interprétation se rapproche souvent de l'improvisation. Un effet justement recherché par le réalisateur : "Ce qui m'intéresse avec les comédiens, c'est de capter la vie. Un silence, une hésitation... Une seconde de miracle en quelque sorte. En même temps, mon texte est très écrit et je sais parfaitement d'où je pars, où je vais et par où je passe. Mais ma prose n'a rien de sacrée et il s'agit au moment du tournage d'injecter la vie dans ce texte pour tenter d'obtenir un moment que j'espère à chaque fois rare. Alors je donne le scénario très tard et je ne demande pas de par coeur. Je demande juste de respecter précisément la structure de la scène sans chercher à broder. Puis nous nous lançons sans répétition. Et on voit ce qui se passe en acceptant de se laisser surprendre." | ||
Le réalisateur et scénariste Stéphane Brizé évoque sa vision des relations de couples qu'il développe dans le film : "Mes personnages nous ressemblent et ils se débrouillent comme ils peuvent dans leur vie. Il faut être humble, une relation amoureuse, c'est à mes yeux, du bricolage au quotidien. Il peut arriver d'avoir des difficultés à exprimer ses sentiments, il peut arriver de se réveiller un matin et de ne plus aimer la personne qui est à ses côtés, il peut arriver de souffrir avec quelqu'un tout en étant dans l'incapacité de le quitter, il peut arriver de reproduire éternellement le même scénario et de mener chacune de ses histoires d'amour à l'échec, il peut arriver de ne pas être tous les jours fou d'amour pour la personne avec qui l'on vit, il peut arriver d'aimer une personne tout en en désirant parfois une autre, tout cela avec la petite dose de lâcheté suffisante pour s'arranger avec notre conscience. Il n'y a là rien de pessimiste, c'est juste la réalité. Ayons simplement l'honnêteté de l'accepter." | ||
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