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Jeudi 28 février 2008

Semaine du 5 au 11 mars

 
 
Mer 5
Jeu 6
Vend 7
Sam 8

  Dim 9

Lun 10
 Mar 11
  
  ACTRICES 
 
     21h
   
21h
18h
10h30
16h   
21h
21h
LES OUBLIEES
 DE   JUAREZ 
     
    21h
 
21h
   18h00
18h
 
 CONFERENCE
 Histoire de l’art
 
 
 
 10h
 
 
 
                                                                                                                                                                                                         
               
Semaine du 12 au 18 mars
 
SHAKESPEARE
AU CINEMA
Mer 12
Jeu 13
Vend 14
Sam 15
 Dim 16
 Lun 17
 Mar 18
LOOKING FOR
    RICHARD             
     18h 
     21h
18h
 
    
21h
21h
PEINES D’AMOUR PERDUES
21h
      18h
21h
 
 
 
18

Semaine du 19 au 25 mars
 
 
Mer 19
Jeu 20
Vend 21
Sam 22
 Dim 23
 Lun 24
 Mar 25
NO COUNTRY FOR OLD MEN
 
  
18/21h
21h
18h
21h
  10h30
   18h00
21h
 
                                                          
     Semaine du 26 mars au 1er Avril
 
 
Mer 26
Jeu 27
Vend 28
Sam 29
 Dim 30
Lun 31
Mar 1er
 CINE-PHILO
Barthes/Marker
 
 
 
 
18h
 
 
      PARIS  
 18/21h
18/21h
 
 
 10h30
 15h30
21h
 
 
                             Semaine du 2 au 8 avril
 
 
Mer 2
Jeu 3
Vend 4
Sam 5
  Dim 6
 Lun 7
 Mar 8
QUATRE MINUTES  
 
21h
 
20h30
10h30/16/18h
21h
21h
 
TRAVELLING SUR L’HISTOIRE   Semaine du 9 au 15 avril    
 
 
 
Mer 9
Jeu 10
Vend 11
Sam 12
 Dim 13
 Lun 14
 Mar 15
  ASCENCEUR
      POUR           L’ECHAFAUD
   
 
 
 
  10h30

   18h   

21h
18/21h
Semaine du 16 au 22 avril
 
 
Mer 16
Jeu 17
Vend 18
Sam 19
  Dim 20
 Lun 21
 Mar22
 INTO THE
      WILD
   
 
20h30
18/21h

  10h30

15h30/18h     
18h
21h
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Jeudi 28 février 2008
 

                        Du 5 mars au 22 avril 2008                                

ACTRICE de Valéria Bruni Tedeschi      du 5 au 11 mars

LES OUBLIEES DE JUAREZ de Greg Nava / Amnesty International

CONFERENCE Histoire de l’Art et des images.
De la création de la photo aux premiers films de cinéma 
Sam 8 mars à 10h   Entrée libre

  
                                                                                                                                                                                           

SHAKESPEARE AU CINEMA      du 12 au 18 mars

PEINES D’ AMOUR PERDUES de Kenneth Branagh

LOOKING FOR RICHARD de Al Pacino
 

NO COUNTRY FOR OLD MEN Coen’s Bros   19 au 25 mars

 
CINE-PHILO : Barthes/Marker MEMOIRE(S)  
Dim 30 mars à 18h
 

PARIS de Cédric Klapisch          26 mars au 1er avril 

QUATRE MINUTES de Chris Krauss     
2 au 8 avril  

13 avril 16 h 30 : TRAVELLING SUR L’HISTOIRE 
Visite guidée & projection d’ archives locales avec le service animation du patrimoine et Cinéam.

18h  Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle

Musique : Miles Davis

 

INTO THE WILD de Sean Penn        16 au 22 avril

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 15 février 2008
Écrit et réalisé par Chris KRAUS - Allemagne 2007 1h52- avec Monica Bleibtreu, Hannah Herzsprung, Jenny von Loeben, Sven Pippig, Richy Müller, Vadim Glowna... Grand Prix du Jury et double Prix d’interprétation féminine au Festival Musique et Cinéma (Auxerre 2007). Musique d’Annette Focks.
 

 


Traude Krüger est une vieille femme au caractère de cochon, habitée par une sorte de rage intérieure autant que contenue. Elle s’acharne à enseigner depuis toujours la musique à des détenues et la prison où on lui livre un nouveau piano n’a rien d’un lieu de délices, avec ses murs immenses et sombres, ses espaces impersonnels et désespérants, ses matons un peu cons, au mieux indifférents.
La musique comme thérapie, pour réparer les âmes douloureuses, pour ouvrir vers la liberté… La musique comme instrument de rédemption : Traude y croit à sa façon, exigeante, distante et obstinée. Elle n’est pas du genre à s’apitoyer sur le sort des détenues, raidie par un passé terrible et le sentiment de n’avoir peut-être pas su ou pas pu assumer un amour inavouable qui brûle dans son souvenir (on se rappelle la parole du Christ à Pierre : « avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois »)
Ce jour-là justement, une nouvelle pensionnaire arrive : une sorte de boule de violence, réactive, imprévisible, constamment au bord de l’implosion. Elle hait la terre entière autant qu’elle se déteste, n’espère rien de la vie ni des autres. La vie ne lui a pas fait plus de cadeaux qu’à Traude Krüger, et Jenny a en commun avec elle une passion pour la musique, un talent hors du commun. Mais sa musique à elle, l’extravertie, l’incontrôlable, est à l’opposé de celle que défend Traude : ni Schumann, ni Schubert, ni Mozart, quand elle joue, c’est sa rage qui s’exprime, charnelle, brutale, douloureuse. Traude Krüger va vite piger qu’elle tient là un petit prodige et pour elle, il ne serait pas admissible que tout ce talent soit gaspillé alors qu’il peut être un formidable espoir de vie pour Jenny, une porte de sortie qui la tirerait d’un état quasiment suicidaire. Son obsession va désormais être de préparer cette irréductible pour le Concours d’entrée au Conservatoire, de la faire rentrer dans la discipline du classique, de la mesure contrôlée.

Rien ne sera simple dans la relation entre ces deux femmes écorchées, de génération différente, de culture différente, de tempérament différent. Mais de cette opposition permanente va naître une complicité magnifiquement incarnée par les deux actrices, une estime profonde propre à leur rendre un peu de cette estime de soi, de cet amour de soi qui leur manque tant.
Le film a un côté brutal, à l’emporte-pièce, il tangue entre des situations extrêmes, à deux doigts parfois de sombrer… Mais Chris Kraus réussit le tour de force de tenir la bête jusqu’à un final musicalement époustouflant, excessif et superbe, qui sonne comme une déclaration d’amour de Jenny à sa vieille prof, un hommage à un talent et une générosité devant lesquels elle s’incline, sans renoncer en rien à ce qui est sa liberté dans une sorte de pied de nez vengeur… Ce film-là peut vous irriter beaucoup ou vous plaire, mais certainement pas vous laisser de bois.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 15 février 2008
BLUCTH, Charles BURNS, Marie CAILLOU, Pierre DISCIULLO, Lorenzo MATTOTTI, Richard McGUIRE - film d'animation France 2008 1h25mn - avec les voix de Aure Atika, Arthur H, Guillaume Depardieu, Nicole Garcia...

 


Le frôlement rapide de pattes d’araignées sur une peau nue… Des bruits inexplicables que l’on entend la nuit… L’impression d’une présence dans une grande maison vide… L’aiguille d’une seringue qui se rapproche inexorablement… Une chose morte emprisonnée dans un bocal de formol… Le regard fixe d’un grand chien qui montre les dents… Tous ces frissons, nous les avons éprouvés, un jour ou l’autre, et pour mieux les coucher sur la toile blanche de l’écran, six grands auteurs de bande dessinée ont composé, à travers des récits entrelacés, une fresque unique où phobies, répulsions et rêves prennent vie « d’un coup de crayon » au pays de l’angoisse…
Charles Burns, dessinateur et scénariste américain, connu surtout pour sa bande dessinée Black Hole, ouvre le bal. Imaginez la clarté du dessin d’Hergé, la noirceur des comics des années 50, ajoutez-y une bonne dose de malaise adolescent et vous aurez une idée de ce qu’est le monde de cet auteur, récompensé l’année dernière au festival de la bande dessinée d’Angoulème. L’histoire d’un jeune étudiant timide épris d’une mignonnette aux seins ronds, début d’une idylle qui finira très mal, rappelle l’univers fantastique des premiers Cronenberg.
Blutch, auteur d’une vingtaine d’ouvrages chez les plus grands éditeurs, confronte, lui, le spectateur à sa peur des animaux féroces. Il met en scène un marquis cadavérique tenant en laisse cinq chiens terrifiants, les crocs acérés, qu’il lâche sur des innocents rencontrés sur son passage. Sans doute le plus effrayant des courts proposés.
Lorenzo Mattotti, dessinateur, illustrateur et peintre reconnu mondialement comme l’un des grands maîtres de la bande dessinée, fait la part belle à la poésie, utilisant des tons sépias au service d’une histoire sortie tout droit des divagations fantastiques de son enfance.
Richard Mc Guire (un autre américain) développe les sentiments de claustrophobie et de folie qui peuvent nous habiter lorsque, prisonniers dans un placard, nous cédons à la panique…
Pierre di Sciullo, dans un style plus typographique, questionne les différents sens du mot « Peur » à travers une série de tableaux rappelant les expérimentations graphiques de Saul Bass pour les génériques des films d’Otto Preminger dans les années 50.
Enfin Marie Caillou, spécialisée dans les séries animées, raconte les rêves et les cauchemars d’une jeune adolescente japonaise hantée par l’esprit d’un samouraï. Elle a puisé son inspiration dans les films comme Ring ou Dark water dans lesquels des enfants sont confrontés au surnaturel.

Le point fort de ce film, au delà des qualités graphiques et scénaristiques du projet, est la cohérence apportée à l’ensemble. Qu’il s’agisse de la peur de l’autre, de la peur de soi, de la part animale inconsciente ou réelle prête à jaillir des rêves transformés en cauchemars, une constante demeure, cette peur du noir s’amarre toujours à l’enfance et à sa faculté d’imagination et de création.
Vous l’aurez donc compris, aprés Persépolis et dans un genre tout à fait différent, voici le nouveau grand film d’animation qui ravira autant les amateurs du genre que les novices curieux de nouvelles sensations visuelles. Du grand art !

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 14 février 2008
Jason REITMAN - USA 2007 1h31 - avec Ellen Page, Michael Cera, Jennifer Garner, Jason Bateman, Allison Janney, J.K. Simmons, Olivia Thirlby... Scénario de Diablo Cody.

 


« On pourrait pas se la jouer à l’ancienne ? Je pourrais mettre le bébé dans un panier et vous l’envoyer. Vous savez comme Moïse dans les roseaux. » Juno McGuff
Jason Reitman est désormais connu pour son excellent et hilarant Thank you for smoking. Il délaisse un peu ici la veine politiquement incorrecte de sa première réussite pour s’attaquer, sur un solide scénario de Diablo Cody, à une comédie plus classique, une chronique de l’adolescence turbulente à laquelle il donne une vraie épaisseur, entre constat réaliste et humour vivifiant, sans détour facile ni excès moralisateurs. Juno est sorti aux Etats Unis dans le circuit indépendant, et il est en train de se forger là-bas une carrière à la Little miss Sunshine
Ça promet !
Un vrai bonheur donc que la rencontre avec cette fille pas tout à fait comme les autres. Juno McGuff a 16 ans. Petit bout de femme qui n’a pas vraiment le look d’une pom pom girl mais qui compense par un sens de la répartie digne d’un fusil automatique et fait preuve d’un aplomb que lui envient beaucoup des garçons de sa classe, elle entre plutôt dans la catégorie des originales, voire des emmerdeuses, c’est selon. Mais, parce qu’il y a toujours un mais, sous ses airs de dure à cuire, la petite Juno se cherche, comme toutes les filles de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passe leur temps sur internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C’est ainsi qu’un jour où elle s’ennuie, sans crier gare, elle jette son dévolu sur Bleeker, un garçon aussi charmant que peu loquace. Après avoir consommé sur le pouce ce jeune homme coureur à pied et dévoreur de Tic Tac, la désinvolte Juno récolte ce qu’il ne voulait sans doute pas semer : elle se retrouve enceinte…
Avec son caractère excentrique et sa vision unique des choses, Juno est incapable de se faire avorter… Elle se confie d’abord à son amie Leah, ensuite à ses parents. Plus ou moins éclairée par ces consultations avisées, elle décide, pour le meilleur et pour le pire, de trouver des parents adoptifs pour son futur enfant. En épluchant le journal local, elle déniche ce qui au premier abord correspond à sa définition du couple parfait : Mark et Vanessa Loring. Après avoir fait connaissance avec le couple Loring dans leur magnifique villa d’un quartier cossu, et tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno s’aperçoit que tout cela n’est pas si simple…
Le film repose presque entièrement sur les épaules d’Ellen Page, délicieusement parfaite, avec cet heureux mélange d’excentricité, de candeur et de dureté : son rôle dans Juno risque bien de la rendre assez vite incontournable ! Avec elle on retrouve avec bonheur J.K. Simmons, le patron bourru de Thank you for smoking, qui est tout à fait dans son élément en père de famille à qui sa terrible progéniture ne laisse pas d’autre choix que d’être compréhensif et attentionné.
Avec ce deuxième film très réussi, Jason Reitman signe une chronique socialo-familiale drôle et attachante. Déjouant un à un les pièges tendus par son sujet et réussissant à nous emmener là où on ne pensait pas arriver, il livre une peinture réjouissante, tendre et sans chichi de la vie comme elle va.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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