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Mercredi 31 mai 2006
LE VENT SE LEVE

L'humain avant tout

Grand vainqueur de ce 59e Festival de Cannes, Ken Loach remporte à bientôt soixante-dix ans une première Palme d'or pour 'Le Vent se lève', récompense suprême qui vient couronner près de quarante-quatre ans de carrière et vingt-quatre films. Retour sur l'un des pionniers de la vague néo-réaliste britannique.

Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais.
Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté...


On a vu le dernier film de Ken Loach ‘Le Vent se lève’ et on a eu envie de crier au génie. Et puis on a juste dit "ça n’a rien d’étonnant, c’est un Loach. Un grand Loach." Le réalisateur anglais offre à la sélection officielle du Festival 2006 un film tendre et violent. Son Irlande est celle des années 20. Celle de paysans qui se dressent face à la brutalité des troupes anglaises présentes en Irlande. Celle de l’inexorable glissement vers la guerre. Une guerre Anglais/Irlandais qui mêne tout droit à la scission de L’Irlande. Ken Loach, en humaniste lucide, raconte une Irlande divisée, déchirée. Il filme les familles bouleversées, les amitiés brisées, les fratries anéanties. Fluide, simple et sincère, ‘Le Vent se lève’ rappelle ‘Land and Freedom’, reprenant les thèmes de prédilection du réalisateur anglais : jeunesse, abandon, résistance, amour, engagement… Et si les personnages principaux sont interprétés par de jeunes acteurs, leur jeu redouble de justesse et d’authenticité comme pour mieux dévoiler le cycle de la barbarie. "The Wind That Shakes The Golden Barley" ("Le vent souffle sur l’orge doré") chante la grand-mère à la mort de son fils torturé par les troupes anglaises.

 
par Michel publié dans : cinetampes
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Mercredi 31 mai 2006
FLANDRES

Bruno Dumont, de retour...
Un cri d'amour, un souffle d'espoir  

Sept ans après un grand prix du jury et un double prix d'interprétation, Bruno Dumont renoue avec sa terre matricielle.

I
l se disait dans les milieux dits informés qu’après La Vie de Jésus, qu’après L’Humanité et Twenty-nine Palms, Dumont n’en avait pas fini avec la bestialité...

 Dans "Flandres" se trame  la révélation d’un amour éperdu entre deux êtres bons et purs qui jusqu’alors ne savaient pas ce que cela signifiait, ne disposant ni l’un ni l’autre de la conscience et des mots, réduits qu’ils étaient à répondre le plus simplement du monde possible, de la manière la plus animale qui soit, à leurs désirs. Il leur faudra toutefois descendre aux enfers et accomplir leur chemin de croix pour comprendre où est leur salut. En l’occurrence, plonger dans l’hôpital psychiatrique et s’en aller-t-en guerre – n’importe quelle guerre, qu’importe la guerre – puisque toutes les guerres ne font qu’aspirer la bonté contenue en l’être pour ne recracher que la part de barbarie affleurant en tout un chacun.

Dumont de retour donc, moins contemplatif que par le passé, toujours aussi rustique, primitif, dénué de discours, chargé de sentiments. Au plus près d’un cinéma comportemental, sensible à la peau, entretenant autant que ses personnages un rapport organique, très charnel à la terre, très horizontal, et infiniment plus suggestif face à la violence et à la sexualité que par le passé. Plus proche que jamais de ses acteurs.
Comme de coutume, dans sa quête d’innocence, il recrute des non-professionnels qui ne sont pas dans la posture, ici Adelaide Leroux et Samuel Boidin, de la matière vive, de la chair, du nerf, des blocs d’émotion… Alors qu’il en parlait hier au début de sa conférence de presse, on vit des bourrasques de larmes lui déferler au bord des yeux. Comme la confirmation de cette vérité, de cette intégrité dont est empreint tout son oeuvre, ce cinéma qui frappe en plein coeur et cogne et recogne…


par Michel publié dans : cinetampes
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Vendredi 26 mai 2006
En partenariat avec: www.prefigurations.com

Rembrandt fecit 1669
raconte la vie du maître légendaire Rembrandt van Rijn (1606-1669), à partir de son arrivée à Amsterdam en tant que peintre reconnu. On y découvre les démêlés amoureux et les difficultés financières d'un homme tourmenté.

Rembrandt fecit 1669, sorti pour la première fois en 1977, est à nouveau projeté sur nos écrans en 2006, à l'occasion des 400 ans de la naissance du peintre hollandais.

Le film parvient in fine à imiter Rembrandt et impose, trois ans après le "Munch" de Watkins auquel il emprunte quelques regards caméra, l'un des plus singuliers portraits de peintre du cinéma.   Cahiers du cinéma

"Rembrandt" est un superbe exercice de style par un franc-tireur du   cinéma néerlandais.    Cinéobs


    

par Michel publié dans : Partenariats
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Samedi 20 mai 2006
Albert Dupontel reste un artisan, avec tout le caractère humain que cela implique. Il façonne ses images comme il dissèque la nature humaine, avec méticulosité et impatience.  Zurban


par Michel publié dans : cinetampes
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Samedi 20 mai 2006
Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire...
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

par Michel publié dans : cinetampes
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