« Mon nom est Tsotsi » de Gavin Hood
Oscar du meilleur film étranger à Hollywood en 2006, Tsotsi mérite la plus grande audience française, témoin de l’universalité des situations de violence, de contrastes économiques, de nos quêtes de chaleur humaine, nos parcours et tâtonnements psychologiques vers un mieux-être. La vie de ce jeune gangster des banlieues, habité par une violence incompréhensible va basculer lors qu’un énième coup qui progressivement le conduira vers un itinéraire qu’il n’avait jusque là pas imaginé… Afrikara.com
Le bidonville dans lequel j'ai grandi n'était pas aussi pauvre que celui du film, on habitait dans de vraies maisons en briques avec l'électricité etc... mais nous vivions néanmoins dans un ghetto, on côtoyait des criminels, on entendait leurs histoires et il était très facile d'en venir à les idolâtrer car ils portaient de beaux vêtements, parce qu'ils avaient l'air cool, et qu'ils avaient de l'argent. Je me suis beaucoup inspiré des gens qui passaient leur temps assis toujours au même coin de rue à raconter qu'un tel avait fait ci ou ça et refusant de prendre leurs vies en main. Les gens auxquels je pense sont d'ailleurs probablement à ce même coin de rue à l'heure ou je vous parle !
Eh bien en fait je pense qu'il s'agit d'un problème universel ; aussi longtemps qu'il y aura des gens riches et pauvres qui vivent chacun dans leurs coins, personne ne sera vraiment content et il y aura toujours des problèmes. Par ailleurs, parmi les noirs riches, beaucoup étaient partis en exil pendant l'apartheid et du coup ils comprennent les difficultés de la communauté noire et font en sorte de les aider autant que possible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a une certaine compréhension entre le père de famille à la recherche de son bébé et Mon nom est Tsotsi, le jeune criminel. MK2

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Mon nom est Tsotsi de Gavin Hood Dans un bidonville aux abords de Johannesburg, en Afrique du Sud, un jeune homme de 19 ans orphelin a occulté tout souvenir de son passé, jusqu'à son propre nom. Il s'appelle donc Tsotsi, qui signifie "voyou", "gangster" dans le jargon des ghettos. Sans nom, sans passé, sans ambition, il n'existe que dans un présent plein de colère…
Rencontre avec Presley Chweneyagae
Dans quelle mesure le rôle de "Tsotsi" est-il proche de votre propre expérience ?
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