Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Lundi 24 juillet 2006

« Mon nom est Tsotsi » de Gavin Hood    

Dans un bidonville aux abords de Johannesburg, en Afrique du Sud, un jeune homme de 19 ans orphelin a occulté tout souvenir de son passé, jusqu'à son propre nom. Il s'appelle donc Tsotsi, qui signifie "voyou", "gangster" dans le jargon des ghettos. Sans nom, sans passé, sans ambition, il n'existe que dans un présent plein de colère…

 
Oscar du meilleur film étranger à Hollywood en 2006, Tsotsi mérite la plus grande audience française, témoin de l’universalité des situations de violence, de contrastes économiques, de nos quêtes de chaleur humaine, nos parcours et tâtonnements psychologiques vers un mieux-être. La vie de ce jeune gangster des banlieues, habité par une violence incompréhensible va basculer lors qu’un énième coup qui progressivement le conduira vers un itinéraire qu’il n’avait jusque là pas imaginé…                              Afrikara.com

Rencontre avec Presley Chweneyagae
Dans quelle mesure le rôle de "Tsotsi" est-il proche de votre propre expérience ?

Le bidonville dans lequel j'ai grandi n'était pas aussi pauvre que celui du film, on habitait dans de vraies maisons en briques avec l'électricité etc... mais nous vivions néanmoins dans un ghetto, on côtoyait des criminels, on entendait leurs histoires et il était très facile d'en venir à les idolâtrer car ils portaient de beaux vêtements, parce qu'ils avaient l'air cool, et qu'ils avaient de l'argent. Je me suis beaucoup inspiré des gens qui passaient leur temps assis toujours au même coin de rue à raconter qu'un tel avait fait ci ou ça et refusant de prendre leurs vies en main. Les gens auxquels je pense sont d'ailleurs probablement à ce même coin de rue à l'heure ou je vous parle !
L'Afrique du sud, et Johannesburg en particulier, sont connus pour être relativement riches par rapport au reste de l'Afrique. Depuis la fin de l'apartheid, beaucoup de noirs sont devenus riches, pensez-vous que cela rend les inégalités plus visibles ?

Eh bien en fait je pense qu'il s'agit d'un problème universel ; aussi longtemps qu'il y aura des gens riches et pauvres qui vivent chacun dans leurs coins, personne ne sera vraiment content et il y aura toujours des problèmes. Par ailleurs, parmi les noirs riches, beaucoup étaient partis en exil pendant l'apartheid et du coup ils comprennent les difficultés de la communauté noire et font en sorte de les aider autant que possible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a une certaine compréhension entre le père de famille à la recherche de son bébé et Mon nom est Tsotsi, le jeune criminel.  MK2
                                                                         
Le film est devenu un phénomène dans un pays où la proportion du public noir est passée de 9 % à 22 % entre 2003 et 2005. L'envoûtement qu'il provoque ne serait pas ce qu'il est sans la musique kwaito qui l'accompagne (éditée chez Milan Music), une house music à base de chants en argot des rues exprimant la colère des townships, mélange d'anglais, zulu, sesotho et isicamtho et mariant différents rythmes.                                          Le Monde


 

Mon nom est Tsotsi  de Gavin Hood

Dans un bidonville aux abords de Johannesburg, en Afrique du Sud, un jeune homme de 19 ans orphelin a occulté tout souvenir de son passé, jusqu'à son propre nom. Il s'appelle donc Tsotsi, qui signifie "voyou", "gangster" dans le jargon des ghettos. Sans nom, sans passé, sans ambition, il n'existe que dans un présent plein de colère…

 
Oscar du meilleur film étranger à Hollywood en 2006, Tsotsi mérite la plus grande audience française, témoin de l’universalité des situations de violence, de contrastes économiques, de nos quêtes de chaleur humaine, nos parcours et tâtonnements psychologiques vers un mieux-être. La vie de ce jeune gangster des banlieues, habité par une violence incompréhensible va basculer lors qu’un énième coup qui progressivement le conduira vers un itinéraire qu’il n’avait jusque là pas imaginé…

 Rencontre avec Presley Chweneyagae

Dans quelle mesure le rôle de "Tsotsi" est-il proche de votre propre expérience ?
Le bidonville dans lequel j'ai grandi n'était pas aussi pauvre que celui du film, on habitait dans de vraies maisons en briques avec l'électricité etc... mais nous vivions néanmoins dans un ghetto, on côtoyait des criminels, on entendait leurs histoires et il était très facile d'en venir à les idolâtrer car ils portaient de beaux vêtements, parce qu'ils avaient l'air cool, et qu'ils avaient de l'argent. Je me suis beaucoup inspiré des gens qui passaient leur temps assis toujours au même coin de rue à raconter qu'un tel avait fait ci ou ça et refusant de prendre leurs vies en main. Les gens auxquels je pense sont d'ailleurs probablement à ce même coin de rue à l'heure ou je vous parle !

L'Afrique du sud, et Johannesburg en particulier, sont connus pour être relativement riches par rapport au reste de l'Afrique. Depuis la fin de l'apartheid, beaucoup de noirs sont devenus riches, pensez-vous que cela rend les inégalités plus visibles ?
Eh bien en fait je pense qu'il s'agit d'un problème universel ; aussi longtemps qu'il y aura des gens riches et pauvres qui vivent chacun dans leurs coins, personne ne sera vraiment content et il y aura toujours des problèmes. Par ailleurs, parmi les noirs riches, beaucoup étaient partis en exil pendant l'apartheid et du coup ils comprennent les difficultés de la communauté noire et font en sorte de les aider autant que possible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a une certaine compréhension entre le père de famille à la recherche de son bébé et Mon nom est Tsotsi, le jeune criminel.                                                                              MK2

Le film est devenu un phénomène dans un pays où la proportion du public noir est passée de 9 % à 22 % entre 2003 et 2005. L'envoûtement qu'il provoque ne serait pas ce qu'il est sans la musique kwaito qui l'accompagne (éditée chez Milan Music), une house music à base de chants en argot des rues exprimant la colère des townships, mélange d'anglais, zulu, sesotho et isicamtho et mariant différents rythmes.    Le Monde

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Jeudi 20 juillet 2006
 ECHO PARK, L.A

Écrit et réalisé par Richard GLATZER et Wash WESTMORELAND, USA, 2006, 1h30mn, VOST. GRAND PRIX et PRIX DU PUBLIC FESTIVAL DE SUNDANCE 2006.

 « Quinceañera », c’est l’extraordinaire fête dont chaque petite fille rêve en grandissant, qu’elle attend des mois durant et ne veut surtout pas rater, celle où elle se doit d’être plus belle que belle, propulsée pour l’occase au point de convergence de tous les regards, tandis que toute la communauté célèbre son entrée dans sa quinzième année, s’esbaudit de son passage à l’état de femme en âge d’être aimée, de s’émanciper de sa famille… Il y a avant la Quinceañera et après : c’est la cérémonie qui date la fin de l’insouciance, le moment où tout bascule, où la mamma vous expulse de ses jupons, où les garçons prennent position. Dans la communauté hispanique de Echo Park, quartier populaire de Los Angeles, les familles dépensent au-delà de leurs moyens pour la robe rose qui préfigure celle d’un futur mariage, la limousine la plus longue, les meilleurs musiciens de reggaeton… C’est l’occasion de valoriser sa progéniture, de faire savoir ce qu’on est prêt à faire pour elle, de manifester sa fierté.

Le film s’ouvre sur la fête d’Eilen et pour Magdalena, la célébration de la Quinceañera de sa cousine sonne comme une répétition générale de la sienne, dont la date est déjà fixée quelques mois plus tard. Pour Magdalena qui est en proie à mille doutes, cette fête formidable est aussi comme un rappel que la famille de sa cousine a des moyens que la sienne n’a pas, qu’elle devra récupérer sa robe et qu’il y faudra plus d’une retouche pour qu’elle puisse y rentrer, vu que sa cousine est plus fine… Rien qui la réjouisse : comme la plupart des adolescentes du monde, Magdalena et ses copines se testent, se tâtent, se comparent, ne connaissent rien à rien, causent futilités, shopping, garçons, se croient trop rondes, nulles et moches.
Pourtant, c’est rien de dire que Magdalena a cette beauté que l’on dit du diable tant elle prend sa source au cœur de la jeunesse et des désirs qui commencent à la perturber… Son petit ami a beau lui jurer qu’il l’aime, elle voit bien les regards chauds qu’il coule vers sa copine Jessica, elle voudrait bien l’accrocher davantage, résiste à ses avances… Un flirt un peu poussé et voilà notre pucelle naïve et maladroite qui nous refait le coup de l’Immaculée Conception ! Toujours vierge et sûre de sa bonne conscience, elle n’arrivera cependant pas à convaincre son père qu’elle « n’a rien fait de mal » et la pécheresse qui plonge sa famille dans le déshonneur et la honte sera expulsée séance tenante du toit familial. Dès lors, Magdalena va se retrouver au rayon des exclus, ceux dont la communauté n’approuve pas les différences, ceux qui refusent de filer droit, logée chez un vieil oncle accueillant qui n’est jamais rentré dans le rang, et héberge déjà Carlos qui lui a le tort de s’intéresser plus aux garçons qu’aux filles… Car c’est, comme toujours, au niveau du sexe que les accros des religions placent la notion d’honneur ou de déshonneur.
Ces quelques mois de vie commune vont marquer un tournant dans la vie de Magdalena, de Carlos, de l’oncle Tomas… et des autres ! Car tandis qu’elle remue ses petites intolérances, la communauté d’Echo Park ne voit pas venir d’autres bouleversements qui s’amorcent. La ville s’étend, Echo Park est menacé dans sa cohérence culturelle par une évolution immobilière qui risque bien de modifier le mode de vie de la communauté dans un futur pas si lointain…

NB : un Grand Prix doublé du Prix du public au festival de Sundance, initié par Robert Redford il y a plus de vingt ans et devenu le point de rencontre de tous les nouveaux talents du cinéma indépendant américain et du monde entier, c’est mieux qu’une référence : c’est la certitude de plonger dans un film original, chaleureux, excitant.
Les réalisateurs, qui n’en sont pas à leur première réussite, ont emménagé à Echo Park en 2001 et le film s’est construit avec la complicité chaleureuse des habitants du quartier, mélangeant débutants locaux et acteurs professionnels.
La présence mexicaine à Los Angeles remonte à la création même de la ville, fondée en 1781 par deux missions espagnoles. En 1822, la Californie est annexée par le Mexique devenu indépendant de l’Espagne puis, en 1848, par les Etats-Unis… Utopia.org

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Jeudi 20 juillet 2006
LA RAISON DU PLUS FAIBLE raison du plus faible
Un film de Lucas Belvaux

FESTIVAL DE CANNES 2006
Sélection Officielle

Scénario & réalisation : Lucas Belvaux.
Image : Pierre Milon.
Décors : Frédérique Belvaux.
Son : Henri Morelle, Béatrice Wick, Gérard Rousseau.
Costumes : Nathalie Raoul.
Montage : Ludo Troch.
Producteurs : Patrick Sobelman, Diana Elbaum.
Musique originale : Riccardo Del Fra

Sortie le 19 juillet 2006
Franco Belge - 1 h 56 - 2.35 - Dolby SRD ; DTS

Avec : Eric Caravaca , Natacha Regnier, Lucas Belvaux , Patrick Descamps , Claude Semal, Elie Belvaux, Gilbert Melki…

Le cinéaste, qui s'est inspiré d'une histoire vraie, raconte : "Je suis allé faire un débat dans un cinéma situé à Liège, situé dans un quartier au milieu de tours (...) juste en face d'une tour, que l'on voit dans le film, qui ressemble à un totem et où s'est terminé un fait divers assez célèbre en Belgique. Une fois encerclé par la police, le type a décidé de jeter le butin à la foule, les billets volaient partout, les gens les attrapaient et partaient. Certains ont été rattrapés, mais la police n'a bien sûr pas pu retrouver tout l'argent volé… »

Pour pouvoir offrir un mobylette à la femme de leur copain Patrick, trois hommes vont prendre les armes pour aller chercher l'argent là où il est.
Rêvant que quelque chose est encore possible pour sortir de leur détresse, ils vont tenter un très gros hold-up...

Belvaux ne se contente pas de reproduire le modèle hollywoodien : il le simplifie, le schématise. Etonnante restauration qui, loin de toute désuétude, arme son cinéma d'une vigueur contemporaine.                                Les cahiers du cinéma
Ces formidables acteurs offrent leur physique atypique à des personnages tragi-comiques qu'une profonde détresse pousse à s'improviser braqueurs.                      Télérama
"La raison du plus faible", c'est un thriller social sans lamento mais avec un humour digne des "Pieds nickelés".      Le Nouvel Obs                     
 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (0)    recommander
Mercredi 19 juillet 2006
L' IMMEUBLE YACOUBIAN Date de sortie: 23 août 2006
L'histoire d'un immeuble mythique du Caire et l'évolution politique de la société égyptienne de ces cinquante dernières années. Il fustige certains travers de la société égyptienne. En toile de fond, la question du "comment est-on passé d'une société dite moderne et ouverte d'esprit à une société souvent décrite comme intolérante ?".

L’Immeuble Yacoubian, adapté du best-seller éponyme d'Alaa Aswany, est un film engagé qui brave les tabous au service de la vérité. Rares sont les films égyptiens osant traiter de sujets aussi polémiques.

Zaki est un jeune vieillard libidineux. Vivant des rentes de son père Pacha, il passe ses journées à traîner dans les bars à filles… Jusqu’au jour où une prostituée lui vole une bague appartenant à sa sœur et que celle-ci, folle de rage, l’expulse de l’appartement dont ils ont tous deux hérité. Il est nostalgique de Paris mais surtout de ce Caire en plein essor économique qu’il a connu jadis…

La jolie Bothayna, pauvre orpheline devant subvenir aux besoins de sa famille, démissionne de son travail. Elle quitte un patron vicieux pour malheureusement en trouver un encore plus entreprenant… Idéaliste, elle renonce à tous ses rêves, spectatrice malgré elle du déclin d’un pays dans lequel elle se sent désormais étrangère. Elle quitte Taha, son fiancé, lorsqu’un jour il revient avec barbe islamique et livres extrémistes en main. Le jeune garçon, fils de portier, qui rêvait de devenir policier, se voit refuser son entrée à l’école de police à cause de son appartenance sociale. Il se réfugie dans la religion et c’est alors qu’il se laisse embrigader dans une Eglise peu orthodoxe…

 Une petite touche de saga à l’américaine, un soupçon d’humour, une grande dose d’audace, des couleurs bollywoodiennes…La musique est kitsch et touchante, les acteurs sont remarquables. L’Immeuble Yacoubian est un film romantique, social, qui ose l’autoanalyse sans jamais juger. Il permet également de réfléchir au monde actuel, à la montée de toutes sortes d’extrémismes, aux guerres qui nous entourent et à celles qui nous menacent. Un film différent et utile.

 

 
 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (1)    recommander
Mercredi 12 juillet 2006
BABY BOY FRANKIE
 BLAST OF SILENCE
De Allen Baron   E.U – 1961 – 77 Minutes - N & B - V.O.S.T
Retiré des affaires depuis quelque temps, Frankie Bono, tueur à gages, revient à New York pour un dernier contrat : l'assassinat d'un gangster de moyenne envergure.
Lors de la traque, alors qu'il s'emploie à éviter tout contact avec sa future victime, il est reconnu par un de ses anciens amis de l'orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Le calme, le manque d'ambition et la routine de cet ancien ami contrastent sérieusement avec la vie solitaire de Bono.
 RÉALISÉ EN 1961, présenté au Festival de Cannes la même année, resté inédit depuis, Blast of Silence, que l'on a rebaptisé Baby Boy Frankie, est l'oeuvre d'un certain Allen Baron qui ne s'est guère fait remarquer depuis, quelle que soit son activité (acteur, réalisateur, producteur, scénariste). Ce thriller étrange, que Martin Scorsese tient pour l'un de ses « New York City films » favoris, a été réalisé en noir et blanc, à la manière des films noirs américains des années 1940, et baigne dans un climat de malaise qui le rend plus intrigant qu'un simple hommage, ou une parodie.
Cette fuite en avant magnifique est celle d'un obsessionnel poursuivi par ses contradictions, qui recherche la solitude autant qu'il la redoute. Télérama
 
Noir et blanc chargé et utilisation géniale de la ville de New York, impressionnante toile de fond de ce lancinant polar hivernal. Télécinéobs
 
Séduit par son modernisme dans la construction du récit et l'inventivité de sa mise en scène, qui ne sont pas sans rappeler celles des cinéastes de la nouvelle vague.  Brazil

 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
commentaires (1)    recommander
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus