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Mardi 31 juillet 2007

Brillant professeur dans un lycée de Brooklyn, Dan enseigne avec passion à des adolescents en difficulté. Cependant dans sa vie privé il est au bord du gouffre. Un jour après le cours, il est surpris par Drey, une de ses élèves, en train de se droguer.
En dépit de leur différence d'âge et de situation, leurs destins se rejoignent au moment crucial où leurs existences peuvent basculer d'un côté comme de l'autre.
Un film salué
'Half Nelson' a été encensé par la critique lors de sa sortie l'année dernière aux Etats-Unis. Ces éloges ont valu à l'acteur principal, Ryan Gosling, une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur. Et au fil dans son ensemble d'être récompensé aux festivals de Locarno, Deauville et Sundance.


Shareeka Epps et Ryan Gosling. Colifilms Diffusion

La lutte… Thématique récurrente, et épuisée jusqu’à la lie, pour expliquer la vie d’un professeur de banlieue aux USA. Et pourtant… Ce film n’est pas l’un de ces combats hollywoodiens, où une Michelle Pfeiffer (cf. ‘Esprits rebelles’), en prise avec des petits caïds édulcorés, tente de démontrer leurs capacités. Non, il s’agit d’une lutte contre le Système, dont le réalisateur, comme les acteurs, évitent les pièges du genre pour ados. De son titre qui évoque une prise de lutte, aux passages qui entrecoupent le film pour déclamer les dates de la guerre des droits civiques aux Etats-Unis, tout dans ‘Half Nelson’ est une lutte torturée et tortueuse. Son message est clair : la vie est une lutte de tous les combats.
Dans ce long métrage, chacun se bat à sa manière. Pour commencer, Dan Dunne (Ryan Gosling), professeur d’histoire dans un collège, est en prise avec ses démons. Trentenaire célibataire, ses problèmes de drogues le mettent progressivement K.O. au fil de l’histoire - clin d’oeil à la technique de lutte nommée “half nelson”, qui immobilise un adversaire au sol. Iconoclaste, il enseigne à ses élèves l’Histoire à travers les concepts de changements, de tournant et, bien sûr, de lutte. Dans sa salle de classe est assise Audrey (Shareeka Epps), ado, qui, elle, combat les schémas familiaux - son frère est en prison pour trafic de drogue. De cette rencontre naît une étrange amitié. A l’image du jeu des acteurs, qui se nourrit mutuellement, ils deviennent un appui pour l’un comme pour l’autre. On assiste à un spectacle touchant entre deux performances décoiffantes, pleine de pudeur et de justesse, et qui valu à Ryan Gosling une nomination aux Oscars. Outre cette prouesse, le rendu du film flirte avec le documentaire. Le spectateur vacille ainsi entre réalité et fiction, pour finir désarmé par autant de force. Un réalisateur et des acteurs à suivre…


Colifilms Diffusion
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mardi 31 juillet 2007
LOVE  STREAMS

Frère et soeur, Sarah et Robert éprouvent l'un pour l'autre un amour inébranlable. Et pourtant, tout les oppose. Sarah, passionnée à la limite de la démence, se donne entièrement à ceux qu'elle aime. Robert, solitaire, n'a, lui, que des relations éphémères et l'ardeur de ses sentiments se tarit de jour en jour. La crise qu'ils traversent les réunit de nouveau. Une étrange et folle relation s'établit entre ces deux êtres à la dérive...


Torrents d'amour
   
 
 
   
Love streams a obtenu l'Ours d'Or au festival de Berlin en 1984
                                         
Tout l'art, toute la connaissance intime qu'a Cassavetes de la vie et des hommes se condensent alors dans cette tension entre tragique et burlesque.
Filmé dans un désordre apparent, dans un chaos émouvant, "Love Streams" est une merveille de cinéma écorché. Dernier film officiel de Cassavetes (avec Big trouble, la même année)
Souvent imité, jamais égalé...
Visible à la cinémathèque en ce moment, 51 rue de Bercy   01 71 19 33 33
   
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Lundi 30 juillet 2007

L'Age des ténèbres, de Denys Arcand                     

avec Marc Labrèche, Diane Kruger, Emma De Caunes, Sylvie Leonard
Pour échapper à son quotidien morne, Jean-Marc Leblanc, un fonctionnaire québecois, s'invente une vie idéale, faite d'aventures, de gloire médiatique et de conquêtes féminines. En réalité il déteste son job, fume clandestinement, son mariage bat de l'aile et il souhaite passer à autre chose. Il doit alors faire un choix: vivre sa vie, quelle qu'elle soit et oublier ses fantasmes ou alors s'y perdre définitivement.




Avec L'Age des ténèbres, le cinéaste Denys Arcand clôt une trilogie entamée par Le Déclin de l'empire américain (1986) et poursuivie avec Les Invasions barbares (2003). Le Québécois, après l'irrévérence du premier film et l'émotion du deuxième, termine son cycle avec une oeuvre plus dense et ambitieuse, légèrement visionnaire, qui se propose, avec légereté et originalité, de pointer du doigt l'incommunicabilité du monde d'aujourd'hui. Traiter d'un sujet sensible sur le mode de la comédie, dire son pessimisme de la société avec le sourire aux lèvres, tel est le credo de Denys Arcand sur ce long métrage qui fait office de savoureux film de clôture du 60e Festival de Cannes.

C'est avec une certaine jubilation que l'on suit le quotidien pas comme les autres d'un quidam (étonnant Marc Labreche, véritable star au Canada), fonctionnaire délaissé par sa femme et ses enfants dans un Montréal miné par la maladie et le chaos social. Avec son inconscient comme seul échappatoire, il ne cesse de fantasmer la vie qu'il aimerait vivre, se rêve en celui qu'il aimerait être. Le voilà au bras d'une star de la mode, écrivain à succès sortant avec une journaliste allumeuse (Emma de Caunes), Prince charmant et chantant se glissant dans la peau du chanteur Rufus Wainwright ou Empereur punissant sa tyrannique supérieure. Le résultat est souvent cocasse, mais il amène aussi, à travers ces saynètes surréalistes, à très vite revenir au réel et à s'interroger : comment vivre dans la société d'aujourd'hui ? Comment s'épanouir et partager avec autrui quand le dialogue se résume au strict minimum, que seuls les téléphones portables et autres lecteurs MP3 font office de tissu social. Si la première partie de L'Age des ténèbres est particulièrement réussie, Denys Arcand instaurant un rythme de comédie parfait (les scènes fantasmées ricochent avec la tragi-comédie du quotidien), le cinéaste peine ensuite un peu à tenir son propos, enfonçant maladroitement quelques portes ouvertes sur la vie, la mort et autres thèmes existentiels. Reste que sur l'ensemble, l'originalité du projet l'emporte et que Denys Arcand parvient à nous faire voir les travers de notre époque sous un angle décalé amenant aussi bien le rire que la réflexion.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Lundi 30 juillet 2007
SICKO


Affiche américaine. Dog Eat Dog Productions
SICKO
2007 - De Michaël  MOORE (sortie le 05 septembre 07)
Michael Moore. TFM Distribution

Un documentaire autour de 45 millions d'individus sans système de santé au coeur du plus riche pays du monde. Après s'être attaqué au marché des armes dans Bowling for Columbine et au président George W. Bush dans Fahrenheit 9/11, Michael Moore mène l'enquête sur les failles du système de santé américain et fustige à nouveau l'Amérique. Renouant avec son approche "terrain" et son style inimitable, le cinéaste met le doigt sur les enjeux médicaux d'un système complexe à travers une étude minutieuse du système de santé américain.

Critique virulente et assassine des assurances maladies américaines, il retrouve des témoins rejetés du système d’assurance pour des motifs purement discriminatoires (trop maigre, ou au contraire trop gros)...

TFM DistributionMichael Moore. TFM Distribution
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Dimanche 29 juillet 2007
DELIRIOUS               

  Les Galantine, paparazzo new-yorkais, traque les people et rêve d'obtenir la photo exclusive qui le rendra riche et lui assurera aussi une véritable reconnaissance professionnelle.
Lors d'une planque à la poursuite de la jeune pop star K'harma Leeds, il rencontre Toby, jeune SDF un peu paumé, et accepte de l'aider en l'engageant comme assistant.
A la suite d'un improbable concours de circonstances, Toby entame une liaison avec K'harma Leeds.
Qu'adviendra-t-il de l'association entre les deux hommes ?

Memento Films

Comédie aigre-douce, "Delirious" joue finement les équilibristes sur un fil tendu entre clichés et réalité, sans jamais tomber ni dans le cynisme moralisateur, ni dans une légèreté simpliste, mais porté plutôt par un détonant mélange de tendresse et de mordant.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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