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Vendredi 29 septembre 2006
VOTRE AVIS SUR UN CYCLE ZURLINI EN 2007
MERCI DE ME DONNER VOTRE SENTIMENT


UN ETE VIOLENT

Eté 1943. Carlo, fils d'un dignitaire fasciste, passe des vacances loin de la guerre, à Riccione. Il y rencontre Roberta, jeune veuve d'un officier de marine et mère d'une petite fille. Ils tombent follement amoureux. Le 25 juillet, la radio annonce la chute de Mussolini, le peuple envahit la rue et le père de Carlo doit fuir. Il veut entraîner son fils, mais Carlo choisit de rester avec Roberta malgré le danger.
Un soir, pris par une patrouille, ils décident d'aller se cacher chez Roberta, à Rovigo. Mais l'attaque aérienne du train qui les y emmène les sépare...


Le noir et blanc, l'éclat du désir en pleine obscurité : voilà un cinéma disparu

Ce film boulversant doit beaucoup au talent et à la beauté des interprètes...



LA FILLE A LA VALISE

Attirée par le succès, Aïda une jeune danseuse de province, se laisse séduire par les belles promesses de Marcello, un don juan qui se lasse bientôt d'elle.
Il demande alors à son frère de Lorenzo d'éloigner la jeune fille.
Celui-ci bien qu'âgé de 16 ans, est ému par la triste histoire d'Aïda et décide de la protéger.
Pour cela, il n'hésite pas à inventer tout un stratagème...

Dans ce film rare, intense, une très belle femme fait l'expérience malheureuse de la vie et des hommes. Provocant pour l'époque, La Fille à la valise vaut autant pour son sujet sulfureux que pour sa fabuleuse direction d'acteurs.





par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 29 septembre 2006
LES LUMIERES DU FAUBOURG

Koistinen, gardien de nuit, arpente le pavé à la recherche d'une petite place au soleil, mais l'indifférence générale et la mécanique sans visage de la société se liguent pour briser ses modestes espoirs les uns après les autres.
Un groupe de bandits exploite sa soif d'amour et son poste de veilleur de nuit avec l'aide d'une femme calculatrice. Ils organisent un cambriolage dont Koistinen est rendu seul responsable. Et voilà celui-ci privé de son travail, de sa liberté et de ses rêves.

Le début des années 90 voit le cinéaste s'exiler en Grande-Bretagne puis en France, où il réalise respectivement J'ai engage un tueur (1990) et La Vie de boheme (1992) avec notamment Jean-Pierre Léaud. Un an plus tard, il donne une suite à Leningrad cowboys go America : Les Leningrad Cow-Boys rencontrent Moise.

Retour à des sujets plus sérieux avec Tiens ton foulard, Tatiana (1994), et surtout avec Au loin s'en vont les nuages, très ancré dans le quotidien avec son couple touché par le chômage et vainqueur du Prix oecuménique au Festival de Cannes 1996 où il était présenté en compétition. Un festival qu'il retrouve en 2002 avec L' Homme sans passé, non sans avoir auparavant fait un détour par le cinéma quasi-expérimental en 1999 avec Juha, film muet en noir et blanc, hommage aux mélodrames flamboyants de Douglas Sirk.

Après une abscence de cinq ans, uniquement poncuté par son rôle savoureux dans Aaltra, le cinéaste signe son retour en 2006 avec Les Lumières du faubourg, projeté à Cannes en compétition officielle. Ce film sur la solitude clôt donc la "trilogie des perdants" entamée avec Au loin s'en vont les nuages et L' Homme sans passé.

Kaurismaki revient avec ce dernier opus à un cinéma plus traditionnel, dans une veine plus attractive et plus commerciale, tout en conservant cette dimension sociale qui le caractérise. Il signe ici un subtil conte de fées à la finlandaise stigmatisant une réalité sociale accablante tout en portant sur ses personnages un regard juste et sensible rempli d’humanité et de tendresse.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 29 septembre 2006

DANS PARIS de Christophe Honoré

 C'est à peu près tout le contraire du troisième film de Christophe Honoré, "Dans Paris", écrit, tourné, monté à toute vitesse en quelques mois, dont l'épaisseur historique et sociologique est quasi nulle, suivant les tourments sentimentaux de deux frères dont aucun ne traverse un seul moment d'un quelconque engagement pour une thèse ou un combat. Et pourtant, évidemment, si "Indigènes" est une déception, "Dans Paris" est une révélation, la révélation cannoise de l'année, sans doute l'un des tous meilleurs films de ce festival qui plafonne un peu et a du mal à s'élever au dessus d'une bonne moyenne. Honoré, ses acteurs - Romain Duris, Louis Garrel -, et ses histoires - lui le romancier et dramaturge -, s'inscrivent sans conteste dans une tradition Nouvelle vague d'un cinéma à la fois sentimental, simple, littéraire, musical, lumineux, où tout se dit dans la conversation de deux amants ou suivant la balade à travers la ville d'un jeune homme triste. Là non plus, pourra-t-on dire, on ne trouvera aucune surprise: Eustache, Demy, Truffaut, Godard l'ont déjà fait et archi-fait, de "La Maman et la putain" à "Bande à part", de "Baisers volés" à "Une chambre en ville". Et pourtant, malgré, ou par, ce patronnage alexandro-doinélien, ce "Dans Paris" invente, charme, plaît, et va jusqu'à envoûter parfois. Par la précision de l'écriture, la liberté des plans, l'impression virevoltante du jeu des deux frères qui en occupent constamment le centre d'attention. S'il fallait élire un film qui incarne enfin un jeune cinéma français dont on pourrait être fier et hautement défenseur, ce serait celui là…


par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 29 septembre 2006
TRANSYLVANIA

Écrit et réalisé par TONY GATLIF, France-Roumanie, 2006, 1h43mn, VO, avec Asia Argento, Amira Casar, Birol Ünel, Alexandra Beaujard, Marco Castoldi, Beata Palya...

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de voir un film de Tony Gatlif, c’est le moment ou jamais de venir découvrir son univers. Quant à ceux qui connaissent le cinéma flamboyant du bonhomme, aucune raison qu’ils soient déçus, au contraire ! Comme tous les films de Gatlif, Transylvania est une invitation au voyage – les étranges et envoûtants paysages de la Roumanie – et à la musique – les mélodies tziganes, bien sûr, déchirantes et endiablées –. On le sait, Gatlif filme la musique comme personne, il lui donne une puissance extraordinaire qui vient magnifier ses images : c’est la musique qui irrigue le film, comme il le dit si bien. Ce n’est pas pour rien s’il écrit lui-même la partition musicale de ses films, en collaboration ici avec Delphine Mantoulet.
Après Exils et son retour aux sources maghrébines, nous retrouvons dans Transylvania les terres où Gatlif avait tourné l’excellent Gadjo Dilo, pour une histoire d’amour aux frontières de la (dé)raison.

Zingarina est une jeune femme libre, sauvage, au tempérament de feu. C’est une passionnée, un mélange détonnant d’assurance et de fragilité. Elle est Française, mais on a cette étrange impression que c’est du sang tzigane qui coule dans ses veines. Lorsque l’homme qu’elle aime, un musicien roumain, disparaît du jour au lendemain, sans doute expulsé de France car sans papiers, elle décide donc sans hésiter de partir à sa recherche en Transylvanie. Elle entreprend son périple flanquée de son amie Marie, qui veille jalousement sur elle. Elle est prête à parcourir des milliers de kilomètres pour rejoindre l’homme dont elle attend un enfant et on sent que rien ne pourrait l’arrêter… Zingarina se jette à corps perdu dans cette quête qui s’avèrera bien plus qu’amoureuse, et se laisse happer par un pays qui la fascine totalement, cette Transylvanie soumise depuis des temps immémoriaux aux invasions les plus diverses, devenue véritable carrefour européen, où cohabitent plusieurs communautés, où l’on parle rom, roumain, hongrois ou Allemand… Et c’est sur ces routes qu’elle croise Tchangalo, un homme seul, énigmatique, sans attache. Il est comme elle imprévisible et vulnérable, et dès les premiers échanges de regards, on voit que ces deux-là sont faits du même bois…
Et lorsqu’elle retrouve finalement, au cours d’une fête païenne déchaînée, l’homme pour qui elle a entrepris ce voyage, et lorsque celui-ci, à sa grande stupeur, à sa grande douleur, la rejette brutalement, on sait que la vie de Zingarina vient de basculer…

« Cette histoire s’incarne d’abord dans des corps qui bougent, qui courent, qui fuient. Ces corps dansent jusqu’à la transe, la musique les emporte. Ils exorcisent leur mal par le lait ou l’alcool, la fièvre d’un flamenco chavirant, par la fête.
« Film sous hypnose, Transylvania existe par Asia Argento. Sa Zingarina est belle et ravagée, madone ou furie, tendre et pénible, fragile ou redoutable. Elle rend Tchangalo fou d’amour malgré lui, surpris par la vie au tournant quand il croyait y avoir renoncé. Mais la plus belle rencontre est celle entre Tony Gatlif et Asia Argento, cette femme singulière, réalisatrice et actrice charismatique. Elle provoque sur l’écran un feu de joie, qui entraîne le regard loin, aux confins d’un pays exsangue, cachant son espoir éternel sous un béton en décomposition ou sous la neige blanche. La Transylvanie est sorcière, Asia est sa déesse, et Gatlif son prophète.
Delphine Valloire, arte.tv.fr

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 7 septembre 2006

Little Miss Sunshine

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

Tour à tour acide, tendre, cruelle, rocambolesque, c'est une traversée très cahotique d'une Amérique toujours en quête de réussite mais définitivement paumée, en perte de repères à l'image de ses anti-héros.

Road movie déjanté qui tient toutes ses promesses,
à commencer par la plus importante : faire rire...

 


 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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