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Mercredi 25 octobre 2006
Friedrich-Wilhelm MURNAU
LE DERNIER DES HOMMES
 CINE-CONCERT

Dimanche 26 novembre à 17h00
GAËL MEVEL
: Piano & bandonéon

Le portier du grand hôtel " Atlantic " est très fier de ses prérogatives : il occupe une fonction prestigieuse, que son costume désigne aux yeux de tous. Dans son quartier, il est respecté et envié. Or, un matin, en arrivant à son travail, il constate qu'il a été remplacé. Le directeur de l'hôtel lui explique, sans ménagement, que cette mesure est due à son grand âge. On lui arrache sa somptueuse livrée et on le relègue au gardiennage des lavabos. C'est la pire des humiliations. Le soir venu, l'ex-portier vient en catimini récupérer sa livrée, afin de donner le change à son entourage. Mais une commère a été témoin de sa déchéance. Elle la révèle à tout le quartier, qui tourne en ridicule le pauvre homme. A bout de forces, il vient se terrer dans ses lavabos, où un veilleur de nuit le découvre, prostré... L'histoire aurait dù s'arrêter là. " Mais l'auteur a eu pitié de son héros et inventé un épilogue à peine croyable " (comme le précise textuellement un carton intercalaire). Un milliardaire américain excentrique succombe à une crise cardiaque dans les lavabos de l'hôtel. Il a eu le temps de léguer son immense fortune à l'homme qui l'a assisté dans ses derniers moments. Le portier retrouve ainsi sa gloire perdue; en compagnie du veilleur de nuit, il fête son triomphe en faisant bombance devant le personnel de l'hôtel rassemblé, qui le salue respectueusement. 

"Nous sommes en 1924 en plein coeur de l'âge d'or du cinéma, à Berlin... dans un film de Murnau, génie du muet. Autant dire que Le Dernier des Hommes se révèle d'une virtuosité folle. Murnau, l'homme à la blouse blanche, réussit à marier expressionnisme et réalisme


                                                                                     

 
    
 



par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mercredi 25 octobre 2006
 Automne 2006
 
A Scanner Darkly de Richard Linklater d’après P.K.Dick, thriller parano fascinant, barbouillé à la sauce numérique, très belle réussite…

SCOOP « LE » Woody Allen de saison, Une étudiante en journalisme  (Scarlett Johansson) et un vieux magicien sont sur un scoop... confié par le fantôme d'un célèbre reporter. AOC 2006


Dahlia noir , adaptation de James Ellroy par
Brian De Palma, avec Scarlett again!

 Clint Eastwood avec un diptyque (le 1er ausculte le versant Américain, et son jumeau, le versant Nippon) sur la bataille d’Iwo Jima, au Japon en 1945,
28.000 tués en 6 semaines... (Chiffres officiels)
 
Le premier long métrage de Gus Van Sant : Mala Noche, inédit en France

The Departed, remake du hong-kongais Infernal Affairs d’Andrew Lau.
"LE" dernier film Hollywoodien de Scorsese ?

Inland Empire  de David Lynch, nouvelle plongée dans une histoire de mystère, l'énigme d'un monde au coeur des mondes… mais c’est pour 2007, pardon.
 

Côté français : Christophe Honoré : Dans Paris  avec Duris et Garrel, très, très beau film !

L' homme de sa vie de Zabou Breitman avec Léa Drucker, Berling, Campan

Alain Resnais avec: "COEURS", adaptation d’une pièce d’Alan Ayckbourn, Petites peurs partagées, avec Isabelle Carré et tous les potes comédiens de Resnais…

Pour Giannoli "Quand j'étais "acteur", c'est navrant,  et  J.C Brisseau avec ses "Anges exterminateurs"  qui après sa condamnation n'a pas fait appel, mais un film... c'est troublant et forcément polémique!
A vous de voir...

 
De quoi zapper deux poids lourds : World Trade Center d’Oliver Stone, cinéaste officiel des traumatismes d’une amérique guerrière… et Apocalypto de Mel Gibson, qui va encore énerver deux ou trois communautés ciblées…
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mardi 24 octobre 2006
LE LABYRINTHE DE PAN
de Guillermo Del Toro

Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe...

Le premier mérite de ce dernier opus, c'est que, comme tout grand film, il peut-être abordé et décrypté de diverses manières. Ceux qui voient d'abord en G. Del Toro un réalisateur de "fantastique" priviligieront sa riche relecture, quasi anthologique, de classiques du mythe et du merveilleux: Pan, l'arbre frontière entre deux mondes, le labyrinthe, la mandragore, les épreuves imposées à Ofélia... Ceux -là considéreront comme annexe le contexte historique...  Depuis longtemps déjà, Del Toro est obsédé par la guerre civile, le franquisme: c'était déjà la toile de fond de : "L'échine du diable" , réalisé en 2001. Dans ce labyrinthe, les ultimes soubresauts de la guerre civile, le combat désespéré des derniers maquisards républicains, cinq ans après la victoire de Franco ne sont pas un prétexte, pas plus que le portrait terrible de cet officier froid, cruel et fanatique. "Sergi lopez est hallucinant dans ce rôle! " Franquiste ultra qui semble craindre une "banalisation" future du régime: nous sommes en 1944! 

Le plus étonnant est cependant qu'un scénario si minutieusement construit où mythes et réalités           s' imbriquent avec une rare rigueur, une mise en espace où plans, images, effets spéciaux sont d'une si grande force plastique, loin de l'étouffer laissent au spectateur sa pleine liberté.           fichesducinema.com



par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 6 octobre 2006

BIENVENUE

sur le blog de      CINEtampes 


 

Les cinémas d’Art et essai sont plus fragiles que jamais. L’abondance de spectateurs pour quelques films, pour quelques salles, ne saurait cacher que le marché n’évolue pas dans un sens qui leur est favorable.

Les multiplexes ont fleuri aux quatre coins de l’hexagone. Les circuits (UGC, Gaumont, Pathé) multiplient le nombre de leurs écrans, rivalisent entre eux, tentent de s’attacher un public «captif» en inventant des « cartes illimitées », piochent dans des programmations qui jadis ne les intéressaient guère, dans le but d’améliorer leur image et convaincre les spectateurs qu’ils sont «tout le cinéma» et qu’il n’est plus besoin d’aller chercher ailleurs.

Les dommages collatéraux de cette guerre économique sont les difficultés, de plus en plus grandes, des indépendants pour se procurer des copies de films art et essai « d’un bon potentiel économique » : ce n’est pas tout de faire une programmation de films passionnants, encore faut-il pouvoir de temps en temps, programmer le film de qualité qui bénéficie d’une médiatisation plus large, d’une reconnaissance consacrée par quelques lauriers. Ce qui est un moyen d’attirer l’attention des spectateurs et de les entraîner vers des chemins moins balisés, tout en trouvant un équilibre financier qui garantisse la survie et l’indépendance des salles.

 La rentrée s’annonce délicate, mais nous sommes toujours sur le pont…
 Merci de votre visite et à très bientôt en salle

Merci à Robert Crumb, Charb,, prefigurations.com, utopia.org, and so on...

Bien à vous

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 6 octobre 2006

 A SCANNER DARKLY
Site officiel
Écrit et réalisé par Richard Linklater, USA, 2006, 1h40mn, VOSTF, avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Robert Downey Jr., Woody Harrelson... D’après le roman éponyme de Philip K. Dick.


On ne présente plus Philip K. Dick, auteur prolifique de quelques 43 romans et 126 nouvelles. Si beaucoup de films peuvent à juste titre revendiquer une influence “Dickienne” (on pense à Ghost In The Shell 2 : Innocence, dans les derniers en date), il y a eu relativement peu d’adaptation de ses textes (revoir l’incontournable Blade runner). Écrivain métaphysique, peut-être plus qu’auteur de SF, Philip K. Dick n’a eu de cesse de répondre à ces question entêtantes : qu’est-ce que le réel et qu’est-ce que l’humain ? Chez K. Dick, c’est l’environnement même qui sombre dans la psychose, laissant peu de place aux conventions propres à la science-fiction. Le héros dickien est l’individu ordinaire, le rédempteur malgré lui, révélé sur les décombres d’un « univers où règne le cynisme et le chaos ».

Mais sous la noirceur surréaliste de ses textes, affleure toujours un humour primesautier, presque mélancolique. C’est à cet humour, à ce sens extraordinaire de l’absurde, que Richard Linklater a voulu s’attacher, en adaptant un roman bien particulier dans son œuvre, A scanner darkly, datant de 1977 et paru en France sous le titre Substance Mort. En 1970, Philip K. Dick échappe de peu à la mort suite à une prise d’amphétamines. Un an après, sa femme le quitte, il touche le fond et remplit sa maison désormais vide avec des « gens de la rue », pour la plupart des jeunes drogués. Durant les dix-huit mois qui suivirent, beaucoup d’entre eux moururent, et il emmena onze de ses amis à l’hôpital psychiatrique local. Ce roman, qu’il mit trois ans à écrire, est le récit circonstancié de cette expérience, cet « aperçu de l’Enfer ». Le mélange de dérision et d’une foi inébranlable dans l’humain qui le caractérisent donne toute sa force à A scanner darkly, qui porte un regard sans jugement moral sur cette génération, ces « enfants qui voulaient continuer à jouer dans la rue ».
Pour transcrire cet univers baroque, Linklater a utilisé la rotoscopie, procédé de traitement d’images avancé (qu’il utilisa en 2001 dans Waking Life) qui consiste à faire de la prise de vue réelle puis à dessiner par-dessus. Le résultat est assez impressionnant, mais surtout fait étonnamment sens avec l’œuvre de K. Dick, traduction graphique parfaite de la multiplicité du réel.

« Fred », agent des stups, impeccable dans son « complet brouillé » (costume qui projette omnidirectionnellement sur une membrane ultra fine jusqu’à un million et demi d’images fragmentaires de la physionomie d’individus divers), se voit confier la surveillance d’un dénomé Bob Arctor, soupçonné de dealer de la Substance M. Les agents des stups sont obligés de porter ce genre de costume, car leur service est tellement infiltré par les barons de la drogue qu’il est vital pour eux d’y conserver l’anonymat. Le problème de « Fred », c’est qu’il est infiltré dans le milieu des drogués sous l’identité de Bob Arctor… et les effets secondaires de l’ingestion de substance M ne sont pas là pour arranger les choses : « Combien y-a-t-il de Bob Arctor ? Au moins deux, à vue de nez. Le nommé Fred, qui se prépare à espionner Bob. Même type. Voire. Fred est-il vraiement le même que Bob ? Quelqu’un le sait-il ? Moi je le saurais, j’imagine, puisque je suis la seule personne au monde à savoir qui est Bob Arctor. Mais qui suis-je ? Lequel des deux ? »

Alors qu’au xixe siècle Dostoievsky s’échinera à décrire l’ambivalence de l’être humain et à sa possible rédemption, au xxe, K. Dick, visionnaire médicalement assisté, tranchait dans le vif et séparait les deux hémisphères du cerveau… Linklater signe ici ce qui est peut-être la première fidèle adaptation d’un roman de Philip K. Dick, de son roman sans doute le plus personnel.

Utopia.org
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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