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Jeudi 25 octobre 2007
Idit CEBULA, France, 2007, 1h30mn, avec Emmanuelle Devos, Gérard Darmon, Jocelyn Quivrin, Michel Jonasz, Jackie Berroyer, Idit Cebula... Scénario d’Idit Cébula et Emmanuelle Michelet.

 



Aux machos qui trouveront à redire sans savoir, qui prétendront que ce film est fait uniquement pour le public féminin, sous prétexte que l’histoire tourne autour d’une femme, Éliane (incarnée par une Emmanuelle Devos belle et vibrante à crever l’écran), qui désire réconcilier sa vie avec son rêve : devenir écrivain, vous pourrez, les filles, répondre ceci : que Deux vies plus une est une délicieuse comédie, une excellente comédie, fraîche comme la rosée, qui fait rire et émeut les filles comme les garçons car sous ses aspects légers, ses moments cocasses et réjouissants – Jackie Beroyer en directeur d’école, Emmanuelle Devos fumant des joints dans le lit conjugal, courant dans la maison en sautant partout, le duo Darmon/Devos devant la glace pendant une séance de maquillage, le coup de boule de Devos à l’un de ses collègues, le repas entre amis arborant l’étoile juive – c’est d’amour qu’il s’agit : amour de la vie, amour familial, amour conjugal aussi et peut-être surtout…

Idit Cébula réussit en effet, avec ce premier long-métrage (elle était jusqu’ici actrice et joue d’ailleurs dans son film le rôle de l’écrivaine célébre), à nous parler avec beaucoup de pudeur de ce que peut-être l’amour véritable entre deux êtres et elle réussit, avec beaucoup de fantaisie et de légèreté, un zeste d’ironie et de détachement, à mêler à la comédie la dimension sociologique, sociale, de la condition féminine, mais aussi celle du couple, de la famille. Deux vies plus une c’est donc aussi l’histoire d’un couple, d’une famille entière en proie à un petit tremblement de terre lorsque l’un de ses membres, et pas n’importe lequel : l’épouse, la mère, autant dire le pilier de l’édifice, décide brusquement de changer sa vie. Jusqu’à quel point son comportement inattendu révolutionnera l’existence de tous ceux qui l’entoure ? Éliane, reine de toutes ses abeilles (qui disparaissent d’ailleurs dangereusement de la planète : très mauvais présage), toujours disponible aux besoins de tous, va surprendre tout son monde. Mais si elle n’agit pas maintenant… alors quand ? Poussée un peu aux fesses par ses deux meilleures copines, Éliane va faire la connaissance de Jeanne Sfez, une écrivaine qui sera sa « bonne fée », quitte à le regretter plus tard… Cette rencontre déterminante sera l’amorce d’un nouveau départ qui va tout chambouler : à commencer par Sylvain, le mari, qui va bien un peu traîner les pieds mais qui va s’adapter et accompagner cet irrépressible élan.
Éliane, soudain, va devenir l’acteur principal de sa vie, s’acheter, sans convoquer le conseil de famille, un ordinateur pour écrire son bouquin… Plus grave encore, elle quittera, stricto sensu sur un coup de tête, son travail d’instit qui l’étouffait mais qui assurait quand même l’équilibre financier du ménage. Pire ! elle mettra par la force des choses un peu de distance entre elle et Sylvain (Gérard Darmon, inattendu, excellent !), entre elle et sa fille de 17 ans, entre elle et sa mère de 75 ans… Question à suspense : sera-t-elle assez forte pour vivre son désir jusqu’au bout ?

Portée par un couple emballant, par une vision des choses et des êtres profondément optimiste, Deux vies plus une est une comédie entraînante, cocasse et juste, profonde sans en avoir l’air, qui dit que rien n’est jamais figé, que tout ou presque est toujours possible, que chacun est capable d’accepter le changement si c’est pour le bonheur de quelqu’un qu’on aime, et que le bonheur de l’une rejaillira sur celui de tous… Un petit film savoureux qui fait un bien fou !

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 25 octobre 2007
Sidney LUMET, USA, 2007, 1h55mn,  avec Philipp Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Albert Finney, Marisa Tomei, Aleska Palladino, Rosemary Harris... Scénario de Kelly Materson.

 



Tout devait être simple : ils connaissaient les codes d’accès, les lieux, les propriétaires de la boutique, le calme d’un samedi matin, un peu avant 8h00, juste avant l’ouverture. C’était un plan facile, sans risque car sans arme, sans témoin ; le butin était à la hauteur de leurs talents : ambitieux mais pas trop, juste de quoi envisager l’avenir avec ce sentiment de sécurité que procure un compte en banque suffisamment fourni pour oublier. Oublier un mariage qui bat de l’aile, une pension alimentaire difficile à honorer et des boulots toc coincés au enième étage d’une tour de verre.


Pour les frères Hanson, c’était le casse parfait, un braquage garanti 100% réussite, juste une petite entorse à la légalité qu’un bon contrat d’assurance viendrait faire oublier. Et puis, puisque la chance ne voulait pas tourner, il était peut-être temps de titiller un peu la roue, histoire d’inverser la tendance des astres qui ne prédisaient pas de soleil radieux pour les mois, voire les années à venir.
C’est Andy, l’aîné, qui eut l’idée. Normal, des deux, il avait toujours été le plus entreprenant, le plus costaud, le plus grande gueule, il ressemblait à leur père. Coincé dans son costume trop serré de comptable, il avait besoin de cash pour s’évader un peu. Sa femme rêvait d’un nouveau départ, ailleurs, à Rio de Janeiro et il l’avait trouvée tellement désirable, tellement sexy, tellement différente lors de leur dernier voyage, qu’il leur fallait au moins ça pour que leur morne quotidien ne les engloutisse pas tous les deux.
Et puis Andy avait quelques autres besoins personnels particulièrement onéreux. Des trucs pas très recommandables qui l’aidaient à tenir, à supporter sa vie. Il n’était pas si heureux que cela, le grand gaillard aux cheveux blonds gominés et à l’appartement soigné. Quelque chose clochait derrière l’assurance de son sourire, quelque chose ne tournait pas rond dans son œil faussement malicieux.

Hank, quant à lui, avait toujours été le « baby » de la famille. En sa qualité de cadet, il avait été particulièrement choyé, sans doute un peu trop, un peu trop longtemps... Il en avait gardé une trouille de la vie collante comme la poisse, et la vie, pour enfoncer le clou, ne le ménageait pas : son ex se moquait royalement de ce qu’il était devenu, mais ne perdait jamais une occasion de lui rappeler, en sus des retards de paiement de sa pension alimentaire, qu’il était un moins que rien. Aux yeux de son adolescente de fille, il passait au mieux pour un gentil papa tendance affectueux nunuche, au pire pour un loser fauché.
Le braquage donc, était parfait... parfait, tant qu’il était un plan virtuel dans leur caboche de malfrats du dimanche. Dès lors qu’il fallut agir, forcément, ça se corsa...
Hank, incapable de passer à l’acte, mais tout aussi incapable de tenir tête à son frangin, eut la très mauvaise idée de faire appel à un troisième lascar. À partir de ce moment où le projet sortit du cercle familial, les dés étaient pipés et rien ne se passa comme ils l’avaient naïvement prévu.

Malgré ses apparences, 7h58 ce samedi-là n’est pas un simple film de braquage mais un pur mélodrame qui nous révèle, sous le verni des apparences, l’explosion shakespearienne d’une mécanique familiale provoquée par une seule étincelle : la soif de reconnaissance... reconnaissance filiale, amoureuse, sociale. Une danse efficace et glaciale menée par la main du maître Sidney Lumet.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 19 octobre 2007
DEATH AT A FUNERAL) Frank OZ, GB, 2007, 1h30mn, VOSTF, avec Matthew MacFadyen, Rupert Graves, Alan Tudyk, Daisy Donovan, Kris Marshall, Andy Nyman, Jane Asher, Keeley Hawes... Scénario de Dean Craig.

 




Le patriarche de la maisonnée vient de mourir, le corbillard roule dans la campagne anglaise parée des couleurs de l’automne, vers le charmant cottage où le cercueil doit être exposé. À l’arrivée des pompes funèbres, Daniel, l’un des fils qui vivait avec son épouse dans la demeure paternelle, demande à voir une dernière fois son père pour vérifier si le thanatopracteur lui a fait la meilleure bouille possible. Tombe alors l’exclamation insensée, impensable, redoutée de tout bon professionnel de la mort attentif à la qualité irréprochable de ses pompes et de ses œuvres : « qui est-ce ? » de s’exclamer avec un flegme tout britannique notre fiston, « oh my god ! » nos croquemorts se sont trompés de corps et remballent dans la confusion leurs cliques et leurs claques, pour partir à la recherche d’une autre équipe de collègues en passe, elle aussi, de faire très mauvaise impression sur le client.
Ce couac n’est que le premier épisode de funérailles qui vont prendre une tournure démente au fur et à mesure de l’arrivée des invités. Martha, passée prendre chez lui son frère chimiste, expert dans l’art de se composer des cocktails explosifs, sait-elle ce qu’elle va déclencher en filant à son bien aimé un peu timide ce qu’elle croit être un innocent Valium alors qu’il s’agit en fait du dernier hallucinogène concocté par son chimiste et néanmoins junkie de frangin ? Sait-il, ce cousin prévenant chargé de convoyer un vieux bougon, que sa sollicitude le conduira aux pires dérives scatologiques ? Se doute-t-il, ce malheureux Daniel, tout à l’angoisse du discours qu’il doit prononcer pour faire l’éloge du défunt, de ce que va lui révéler ce nain bizarre qui n’arrête pas de le fixer ironiquement du regard ?
Si le rire n’est que meilleur lorsqu’il est interdit, Joyeuses funérailles en fait une impeccable démonstration tant on se régale devant cette cérémonie terriblement coincée où tout finit par se déglinguer. Avec ses mystères, ses rebondissements et son mauvais goût, Joyeuses funérailles surprend de bout en bout et distille ses horreurs sur un rythme crescendo : tout est noir, scabreux, très incorrect et furieusement drôle, dans la tradition des meilleures comédies anglaises.
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 18 octobre 2007

Programme du 17 octobre au 25 décembre 2007

 

LA FILLE COUPEE EN DEUX

de Claude Chabrol

avec François Berléand, Ludivine Sagnier, Benoît Magimel, Mathilda May…

France – 2007 - 1h55 – couleur

 

Les charmes de la province selon Chabrol… Aujourd’hui, dans la bonne ville de Lyon…

 

La Fille coupée en deux est méchamment réjouissant, drôle, dramatique et cynique, avec un petit quelque chose en plus qui nous plonge dans des eaux plus troubles, là où la séduction devient perverse, là où le sexe ne s’embarrasse pas de normes sociales, ni de contraintes… Comme toujours chez Chabrol, rien n’est montré, tout est suggéré : c’est un film d’une chasteté totale alors que les personnages sont hantés par les idées les plus perverses… Effet garanti.                                                                           Utopia.org

 
2 DAYS IN PARIS
de Julie Delpy

Allemagne - France – 2007 - 1h36 – couleur – VOST.

 

Marion, photographe d'origine française, vit à New York avec Jack, architecte d'intérieur. Pour donner un nouveau souffle à leur relation, ils partent en voyage à Venise, mais leur séjour tourne court…

 

« 2 Days in Paris » est une oeuvre jubilatoire, construite autour du thème de la jalousie. Pour son premier véritable long métrage, Julie Delpy nous livre là une comédie à la sauce très piquante et aux personnages truculents. Aux côtés de son partenaire, Adam Goldberg, ils sont simplement irrésistibles de tendresse et de cynisme.

Dommage que le séjour de Marion et Jack ne dure que deux jours. On les inviterait bien à la maison.                                                                                                                         Evene.fr

 
L’ AGE DES TENEBRES

de Denys Arcand  

avec Diane KRUGER, Marc LABRECHE , Sylvie LEONARD,Caroline NERON…

Canada – 2007 – 1h55 – couleur
Dans ses rêves, Jean-Marc est un preux chevalier, une vedette du théâtre et du cinéma, un romancier à succès qui fait tomber les femmes à ses pieds et dans son lit... Dans la réalité, c'est un quidam, un gratte-papier, un mari insignifiant, un père raté qui fume en cachette... Mais Jean-Marc résiste aux tentations de son pays de Cocagne et décide de se donner une nouvelle chance dans le monde réel.
Avec la comédie satirique L'Age des ténèbres, Denys Arcand clôt la trilogie entamée par Le Déclin de l'empire américain (1986) et poursuivie par Les Invasions barbares (2003). Le cinéaste, sur le terme de ce cycle : "Moi, j'ai l'impression qu'on s'en va vers une sorte de nouveau Moyen Age. C'est une thématique que j'avais envie de développer : La guerre contre les musulmans, les infidèles, les croisades... On y est, là. C'est aussi le désir que les femmes ont d'être soudainement inaccessibles, et de se faire dire des poèmes."

DELICE PALOMA
de Nadir Moknèche
France – 2006 – 2h14 – couleur
Vous avez besoin d'un permis de construire ? Vous êtes seul un soir ? Appelez la bienfaitrice nationale, Mme Aldjéria : elle vous arrange ça. Celle qui s'est donné le nom du pays ne recule devant aucune combine pour survivre dans l'Algérie d'aujourd'hui. Pour peu qu'elles soient jolies et peu scrupuleuses, ses recrues peuvent faire carrière.
La dernière, Paloma, fait grand effet, en particulier sur Riyad, le fils de Mme Aldjéria. Le rachat des Thermes de Caracalla, le rêve qui devait permettre au clan d'Aldjéria de changer de vie, sera l'affaire de trop.
L'originalité tient à la composition de la fable qui oppose la mélancolie d'une narration en flash-back  au bouillonnement des péripéties. Porté par son actrice principale, le film est à son meilleur lorsqu'il prend le temps de parcourir les lieux les plus verts et les plus paisibles d'Alger.                                                                                                                     Positif
SICKO
Film documentaire de Michael Moore
E-U – 2007 – 2h00 – couleur – VO
Le système de santé américain est en plein marasme.
Car non seulement 47 millions de citoyens n'ont aucune couverture médicale, mais des millions d'autres, pourtant bénéficiaires d'une mutuelle, se heurtent systématiquement aux lourdeurs administratives du système.
Bien sûr, le travail de Moore est aisément critiquable, mais ce qu'il dénonce est indéniable et révoltant. Et surtout, il est le seul à jeter dans la mare des pavés qui ricochent jusqu'aux consciences, y compris les mauvaises.

Ciné-Concert : dimanche 4 novembre à 18h00
Gaël Mevel : Piano & Bandonéon
LA TERRE de Aleksandr Dovzhenko
Film soviétique – 75mns – 1930 – noir & blanc
« Chant du cygne du cinéma muet en URSS. Animée par un puissant souffle épique, cette oeuvre est aussi la plus magnifique version du chant de la terre. A découvrir d’urgence…
 
 
 
CARAMEL
Liban – France – 2006 – 1h35 – couleur - VO
A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
La photographie est superbe, et joue à merveille avec les couleurs. Les rôles sont parfaitement attribués. Caramel est une gourmandise à s'en pourlécher les doigts, un vrai plaisir des sens.                                                                                                            Brazil
Il y a quelque chose de léger, de sensuel et de sensible dans ce "Vénus beauté institut" à la libanaise, ce film est terriblement attachant.

LA VIE D’ARTISTE
France – 2006 – 1h47 – couleur
Alice rêve de se voir sur un écran de cinéma ou de brûler les planches. Mais pour l'instant, en guise de premier rôle, elle prête sa voix à Yoko Johnson, la courageuse détective d'un dessin animé japonais...
Bertrand, qui tente d'achever son second roman, aspire à la consécration littéraire. En attendant, il enseigne le français dans un lycée, et n'est pas près de décrocher les palmes académiques...
Quant à Cora, elle espère bouleverser le petit monde de la chanson française. D'ici là, il lui faut se contenter d'un modeste poste d'animatrice d'un bar karaoké...
Tous les trois sont bien décidés à parvenir à leurs fins. Et tant pis si les chemins de la gloire sont semés d'embûches…
Une comédie douce amère, forte de dialogues cocasses et d'un casting de haut vol. Critique pétillante, pleine de couleurs et de fantaisies
 
 
 
LA NUIT DES TOURNESOLS
Espagne – Portugal – France – 2006 – 2h03 – couleur - VO
La Nuit des tournesols a remporté le Prix Sang Neuf au Festival du Film Policier de Cognac en 2007. Meilleur Film au Festival de Miami 2007.
Des images ou des idées peuvent choquer
Esteban, jeune spéléologue et deux de ses amis sont invités dans un petit village d'Espagne. Les habitants croient avoir découvert une grotte pleine de richesses et le maire s'en réjouit, voulant absolument doper l'aspect touristique de sa bourgade. l'enchaînement malencontreux de drames va révéler la vraie nature des protagonistes. La violence est-elle inhérente à la nature ou est-elle une invention de la ville ?
Thriller rural élégamment feuilleté en six flash-back qui racontent le même fait divers selon six points de vue différents, à la manière du Rashômon de Kurosawa. Références écrasantes avec lesquelles le débutant Jorge Sanchez-Cabezudo jongle sans complexes.
 
LES AMOURS D’ASTREE ET DE CELADON
de Éric Rohmer
Italie – Espagne – France – 2006 – 1h49 – couleur
Dans une forêt merveilleurse, le berger Céladon et la bergère Astrée s'aiment d'amour pur. Trompée par un prétendant, Astrée congédie Céladon qui, de désespoir, se jette dans une rivière. Elle le croit mort, mais il est secrètement sauvé par des nymphes.
Les Amours d'Astrée et de Céladon évoque les similitudes  entre L'Astrée, roman pastoral d'Honoré d'Urfé, un récit-fleuve de 5000 pages, oeuvre-clé de l'Histoire de la Littérature française, dont la première partie fut publiée en 1607.
L’action se situe dans une Gaule imaginaire où cohabitent gaiement le paganisme, le christianisme et la mythologie romaine, n'empêche nullement le film de palpiter d'une audacieuse modernité. A 87 ans, Rohmer prouve qu'il n'a rien cédé de son amour pour l'idéal et signe un film inattendu, mais plein d'échos de son oeuvre passée, et tout entier vibrant d'un érotisme troublant. Une ode à l'art, et à la vie.                             Le Monde
 
 
KING OF CALIFORNIA
de Michael Cahill
E.U – 2007 – 1h35 – couleur - VO
Après un long séjour en psychiatrie, Charlie rentre chez lui et apprend que sa fille, Miranda, s'épuise au McDo pour un salaire de misère. Pour enfin changer de vie, il décide de se lancer à la recherche d'un inestimable trésor en pièces d'or espagnoles enfoui depuis des siècles sous le supermarché du coin…
Assez vite, le film prend le ton et le rythme d'une fable, l'idée est assez belle pour en faire un opus gentiment allumé avec un Michael Douglas hirsute et barbu.
Un film éminemment sympathique qui perpétue ce qui est devenu un style à part entière: Le film indépendant « US » (choix de mise en scène, personnages, climat et BO).

UN JOUR SUR TERRE
Conte écologique de Alastair Fothergill
G-B – 2007 – 1h30 – couleur - VO
Périple spectaculaire à travers les saisons, ce documentaire nous transporte de l'océan Arctique au printemps à l'Antarctique en plein hiver. Les toutes dernières technologies en matière de prise de vue en haute définition ont permis de tourner des images d'une beauté à couper le souffle et de mettre en valeur la vie qui palpite et bouillonne à chaque instant, sur le moindre centimètre carré de notre planète.
Afin que le spectacle son et images soit complet, les superbes plans mis en boîte autour du monde par Alastair Fothergill,  seront accompagnés par un atout de charme : Anggun, chanteuse originaire d'Indonésie, qui rejoint le casting de ce documentaire en qualité de narratrice. Pour sa première participation à un long métrage, elle interprétera également la chanson du film. Artiste engagée, Anggun est marraine du Prix Micro Environnement, et la porte-parole de l'ONU dans le cadre de programmes ciblés destinés à éradiquer le sous-développement.

Cinéma découverte
LA LEGENDE DE ROMANE   Court-métrage de Jérémie Seban
10Mns 54 – 2007 - couleur – Dolby stéréo
Avec : Charlotte Gicke, Florence Barret, Jean Yves Brisson, Clément Perriollat, Florent Rizzoli.
 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Jeudi 18 octobre 2007
Le cinéaste serbe, deux fois primé à Cannes, revient avec un nouveau conte excentrique sur la vie dans les Balkans.
 
Emir Kusturica (AP)
Lauréat de la Palme d'Or à deux reprises pour " Papa est en Voyage d’Affaires", en 1985 et "Underground" en 1995, Emir Kusturica revient en habitué de Cannes avec son nouveau film, intitulé "Promets-moi". Au sommet d'une colline isolée au fond de la campagne serbe vivent Tsane, son grand-père et leur vache Cvetka. Avec leur voisine Bossa, ce sont les seuls habitants du village. 

Trois promesses avant de mourir

"Promets-moi" ("Zavet", en version originale) raconte les promesses faites par Tsane (Uros Milovanovic) à son grand-père, sur le point de mourir (Aleksandar Bercek). Tsane lui promet d'abord de franchir les trois collines qui séparent leur village de la ville la plus proche pour vendre leur vache Cvetka au marché, puis d’acheter une icône et un souvenir avec l’argent récolté, et enfin, tâche plus ardue, de trouver une épouse…
Ce nouveau conte excentrique vient enrichir la filmographie de celui qui fut Président du jury du Festival de Cannes en 2005. "Promets-moi" raconte ainsi la promesse qu’un adolescent fait à son grand-père de devenir un homme à son retour du village. Le film a été tourné dans la région d'Uzice à 200 kilomètres au sud-ouest de Belgrade, proche du lieu d'habitation du réalisateur.

Sortie le 30 janvier 2008
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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