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Jeudi 30 novembre 2006

    NAJAC, le retour

Diffusion du film:" Ici Najac, à vous la terre"
 
semaine du 21 au 27 février

 avec: "Dans Paris" de Christophe Honoré
et "Babel" de A.G Inarritu.

Nouveau programme bientôt disponible...
 
par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Mardi 21 novembre 2006
LE PARFUM de Tom Tykwer  2h27 - 2005

Le Parfum est une adaptation du best-seller éponyme de l'écrivain allemand Patrick Süskind, paru en 1985, situé dans la France du XVIIIème siècle.

Dossier pédagogique disponible sur simple demande


Des images ou des idées peuvent choquer

Jean-Baptiste Grenouille naît en 1744. Enfant solitaire, malade, il devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat.
Grenouille n'a pas d'autre passion que celle des odeurs, et chaque seconde de sa vie est guidée par ce sens surdéveloppé. Survivant misérablement, il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de la capitale. Il découvre alors les techniques
et les secrets de la fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance idéale, celle qui lui permettrait de séduire instantanément tous ceux qui croiseraient son sillage.
Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles. Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur...
Site officiel

Une oeuvre magistrale à ressentir et à aduler, indissociable du matériau littéraire de base, présent d'un bout à l'autre du métrage.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Lundi 20 novembre 2006
PRINCESAS
Fernando Leon de ARANOA, Espagne, 2005, 1h57mn, VO


Comme dans son prédédent et très apprécié Les Lundis au soleil, Fernando Leon de Aranoa nous donne un film qui nous rend moins bêtes, qui nous aide à comprendre, à accepter, à aimer. Qui ? L’autre, l’étranger, l’intrus qu’une mécanique sans doute compréhensible mais ô combien basique et nuisible nous amène à considérer comme la cause de tous nos maux. Un film qui, sans être moralisateur ou manichéen, démonte avec beaucoup de justesse le système global qui engendre ce repli frileux, voire haineux, et qui, mieux encore, fait éclater la formidable richesse qui peut naître lorsqu’on dépasse peurs et préjugés.

À leur manière, ce sont bien deux princesses, qui se seraient égarées dans des rues d’où les princes charmants ont foutu le camp, laissant la place aux hordes de loup…
La trentaine déjà un peu usée, Caye est Espagnole et tapine à son compte. Le bouche à oreille et son téléphone portable lui assurent un travail assez régulier. Pourtant, depuis plusieurs mois, la concurrence vient casser les prix. Les jeunes latinos ont envahi les trottoirs et proposent leurs services à des tarifs bien plus compétitifs que les locales.
C’est la crise du tapin et chacune y va de sa petite analyse du problème, pestant contre ces étrangères qui viennent leur piquer leurs habitués. Caye est comme ses frangines, elle râle aussi, plus pour ne pas se faire remarquer que par réelle conviction… Car son esprit est ailleurs, elle est dans ses rêves… Elle économise euro par euro pour se payer une nouvelle poitrine qui ne pourra qu’apporter une plus value à son outil de travail… Elle rêve aussi de l’amour, la benête, du gars qui viendrait la tirer du ruisseau pour l’emmener dans son château ; elle est pas gourmande Caye, même un petit F2 suffirait. Et puis, tous les dimanches, elle déjeune en famille et fait semblant d’être une autre qui ne serait pas pute, elle écoute stoïquement le blabla estampillé « réussite sociale » des uns et des autres.

Un peu plus jeune mais déjà mère d’un petit garçon resté dans son pays natal, Zulema tapine dans le même quartier. Elle est belle comme une reine, avec ses longs cheveux bruns, ses jambes interminables et son regard doux d’une tristesse infinie. Elle partage un ridicule appartement « en alternance » avec une famille de clandestins, ils ont le matelas la nuit, elle l’a le jour… Naïve, elle croit pouvoir obtenir des papiers d’un sale type qui a vu en elle la proie facile et la promène de passe en passe… Elle pense qu’avec ces papiers, la vie sera plus douce… Elle a sûrement raison, mais en attendant, elle prend surtout des raclées.

D’abord méfiantes l’une vis-à vis de l’autre, les deux putes, les deux princesses se lient d’amitié, elles savent qu’elles marchent toutes deux sur la même corde raide, qu’elles ont les mêmes rêves, la même envie de tendresse et qu’à deux solitudes se tenant solidement la main, on est toujours plus fortes contre le monde méprisant et contre les salauds qui profitent toujours de la désespérance des exilés, sans que personne ne lève jamais le petit doigt.

Princesas est un film engagé, surtout aux côtés de ses personnages, un film généreux, un film bouleversant qui sait aussi être drôle. Un film qui en passant lève le voile sur les conditions des prostituées de cette Europe qui fait semblant de les ignorer pour mieux se persuader qu’elles n’existent pas. Un film beau parce que juste.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 17 novembre 2006
Soirée rencontre au cinéma le Sélect à Antony Jeudi 16 à 21h00 en présence de Gabriel Le Bonin et Grégori Derangère. 08 92 68 69 12 / 01 42 37 59 45

DOSSIER D' ACCOMPAGNEMENT PEDAGOGIQUE
& DOSSIER DE PRESSE SUR DEMANDE AU
 06 84 07 17 47 / cinetampes@mairie-etampes.fr


LES FRAGMENTS D’ANTONIN

Écrit et réalisé par Gabriel LE BOMIN, France, 2006, 1h30mn, avec Grégori Derangère, Annouk Grinberg, Aurélien Recoin, Nils Arestrup, Laure Duthilleul, Yann Colette...


Engagez vous ! rengagez-vous ! vous verrez du pays ! claironnaient gaiement les sergents recruteurs. À Berlin, à Berlin ! hurlaient les foules parisiennes.
Nach Paris ! Nach Paris ! répondaient en écho les foules berlinoises, unies dans le même élan patriotique. Elle serait brève, fraîche et joyeuse cette guerre, que seul Jaurès, assassiné quelques semaines plus tôt, avait tenté d’empêcher. Elle fut longue, glaciale et meurtrière, même dans ses détails les plus infimes, tels cette baïonnette garantie d’époque, vendue 3 sous sur le marché aux puces de Villeneuve dont on découvre, informés gentiment par un vendeur désinvolte, que la lame quadrangulaire de cet aimable objet était non seulement conçue pour plonger au plus profond des entrailles mais aussi pour rendre improbable, avec cette plaie en forme de croix, tout processus de cicatrisation.
Les Fragments d’Antonin, jamais titre ne fut plus judicieusement choisi, rend parfaitement compte de l’ignominie d’une guerre dont on ne pouvait sortir qu’en morceaux. Réduits parfois en chair à pâté, avec inscription au panthéon des héros sur le monument aux morts de sa commune ou, plus savoureusement encore, en morceaux mais vivant, en proie à de terribles obsessions qui permettaient à l’heureux soldat, comme au football, de jouer de bien excitantes prolongations. Mais là encore rien n’était perdu car l’on pouvait toujours finir, même largement hors délais, sur la pierre sacrée du souvenir. C’est ainsi que l’on peut remarquer sur nombre de stèles des décès ayant largement dépassé l’heure de l’armistice, parfois même de plusieurs années.

C’est à ces héros perdus pour la gloire que donne vie Les Fragments d’Antonin. Ceux que des bombardements trop soutenus, des lâchers criminels de gaz moutarde, des combats trop sanglants à la baïonnette, laissèrent saoulés d’horreurs, exclus de toute conscience de vivre. Antonin est de ceux-là : cet instituteur mobilisé, dont on devine dès la première image qu’il ne ferait pas de mal à une mouche, se voit confier le poste d’agent de liaison colombophile, une spécialité peu guerrière qui consiste à convoyer des pigeons en roulotte d’un bout à l’autre du front pour transmettre des messages. Une activité quasi bucolique dont Antonin s’acquitte d’autant mieux qu’elle le tient éloigné avec ses gentilles bestioles de la sauvagerie des combats. On le devine, hélas, Antonin, sa carriole et ses pigeons finiront par se retrouver au cœur de la plus effroyable des conflagrations…

« Cet instituteur qui, après la guerre, revit ses traumatismes encore et encore, est un rôle rare et excitant qui soulève des problématiques toujours actuelles. Le contexte historique de ce récit est un prétexte : Antonin pourrait aussi bien vivre aujourd’hui ici ou ailleurs, et revenir d’Afghanistan, d’Irak… Nous avons visionné des documents historiques du musée du Val de Grâce : des archives de soldats traumatisés, tremblants, littéralement affolés et délirants rien qu’à la vue d’un casque allemand. Un psychiatre de l’Hôpital d’instruction des armées nous a exposé les symptômes post-traumatiques développés par des hommes ayant combattu dans la première guerre ou des conflits plus récents, ou encore par des sapeurs-pompiers… » raconte Grégori Derangère.

par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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Vendredi 17 novembre 2006
L'ETOILE DU SOLDAT de Christophe de Ponfilly
DOSSIER DE PRESSE EN PDF SUR SIMPLE DEMANDE

11 septembre 2001. Du haut des montagnes afghanes, Vergos, journaliste français, apprend l'attaque des tours du World Trade Center par les terroristes d'Al-Quaida. Il se souvient...
1984. Nikolaï, jeune musicien soviétique, débarque en Afghanistan comme des milliers d'autres conscrits pour livrer une guerre qui n'est pas la sienne. La peur au ventre à chaque instant, il se retrouve plongé dans un monde de violence et de mort.
Un jour, lors d'une opération commandée, il est capturé par des Moudjahidin du Commandant Massoud qui l'emmènent au coeur des montagnes où se terrent les résistants afghans et Vergos, venu clandestinement en Afghanistan. Tandis que certains veulent sa mort, d'autres se prennent de compassion pour lui. Peu à peu, des liens d'amitié et de complicité se nouent entre le soldat soviétique, le journaliste français, et les Moudjahidin...

Plus qu'un film, une envie
Christophe de Ponfilly avait depuis longtemps envie de réaliser un film de fiction déstiné au cinéma pour dire "avec plus de force encore, ce [qu'il] avait tenté de faire savoir à l'époque où l'occident ignorait que tout ce qui se tramait en Afghanistan le concernait aussi". Les évenements du 11 septembre 2001 ont, selon les termes du réalisateur, "rendus pressants la réalisation de ce film ". L'Etoile du soldat représente, pour Christophe de Ponfilly, un travail de mémoire indispensable.

Le scénario de L'Etoile du soldat est inspiré de ce qu'a vécu le réalisateur lors de son arrivée clandestine en Afghanistan en 1984. Le jeune soldat russe Nikolaï interprété par Sacha Bourdo a réellement existé. Christophe de Ponfilly écrit d'ailleurs, dans le roman éponyme publié en 2006, qu'il a toujours gardé la photo de ce jeune soldat russe libéré par "ses amis afghans" puis tué par des Pakistanais. De plus, le nom du personnage interprété par Patrick Chauvel (Vergos) est celui d'un ami du réalisateur assasiné à Peshawar.


Un dernier hommage
Quelques jours avant que ses confrères du jury du prix Albert Londres, auquel il appartenait de longue date en sa qualité d'ancien lauréat, ne remettent leur prix à Marseille, Christophe de Ponfilly s'est suicidé. Le 16 mai 2006, le réalisateur de L'Etoile du soldat nous a quittés, laissant une lettre expliquant son geste. Christophe de Ponfilly ne s'était jamais remis de l'assassinat de son ami le commandant Massoud. L'Etoile du soldat résonne donc comme un dernier hommage à cet homme d'une grande éthique.

Ce docu-fiction (au sens noble du terme) nous replonge de façon hyper réaliste et émouvante dans ce combat pour la liberté. Ponfilly connaissait si bien ces grottes, ces villages, ces sublimes paysages, cette guerre et ses combattants, qu'il les restitue au plus juste, au plus près.


par MAX HEADROOM publié dans : cinetampes
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