Date de sortie : 25 Avril 2007 Réalisé par Erwin Wagenhofer Avec Peter Brabeck, Jean Ziegler Film autrichien. Genre : Documentaire Durée : 1h 36min. |
| Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales... La faim et les moyens Le cinéaste précise ses intentions : "We feed the world est un film sur la pauvreté au coeur de la richesse qui éclaire la manière dont notre nourriture est produite et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose. Ce ne sont pas seulement des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences, ainsi que Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, la plus importante multinationale agro-alimentaire mondiale" Traçabilité d'un film Erwin Wagenhofer revient sur l'origine de We feed the world : "Nous tournions un film qui s'appelait Opération Figurini pour lequel nous devions filmer certaines séquences sur les marchés de Vienne. Au moment d'écrire le scénario, j'ai arpenté de long en large les marchés de la ville et je me suis demandé : " Quelle est la chose la plus intéressante dans ces marchés ? " La réponse était : les produits eux-mêmes et leur provenance ! L'idée originale était donc de faire débuter le film sur le marché le plus célèbre de Vienne, le Naschmarkt, et de regarder ce qui se passait derrière le miroir. D'où venaient donc tous les produits alimentaires qu'on y vend ? Ce qui m'importait, c'était l'idée de connexion. Prenez les tomates, par exemple... Eh bien, rien que le fait qu'elles aient voyagé pendant 3.000 kilomètres avant d'arriver jusqu'à moi me semblait curieux. Ça m'interpellait. Et c'est devenu le sujet du film, son véritable sujet. |
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