chronique de l'occupation

Publié le par MAX HEADROOM


Zone libre
de Christophe Malavoy


Pendant la Seconde guerre mondiale, Simon et sa belle-famille - dont la mère ne parle que yiddish - se retrouvent à la campagne après avoir passé la ligne de démarcation. Ils sont accueillis par Maury, paysan du cru. Les deux univers se confrontent.

Adaptation réussie de la pièce de Grumberg, le second film de Christophe Malavoy ne déçoit pas avec des acteurs au plus haut de leur forme. On retrouve notre Tatie Danielle (Tsilla Chelton) formidable en grand-mère juive acariâtre qui ne s'exprime qu'en yiddish et un Jean-Claude Rousillon, habité par une incroyable présence, en paysan au grand coeur, luttant contre la solitude qui l'envahit. L'acteur avait déjà interprété ce rôle dans la mise en scène de Maurice Bénichou au Théâtre de la Colline en 1990. Comme l'indique d'emblée son titre, le film se déroule sous l'Occupation en zone libre. Malgré ce contexte, la guerre n'est que partiellement évoquée. Le film se concentre sur la confrontation de deux familles que tout oppose : d'un côté une famille juive bourgeoise exilée originaire de Paris et de l'autre, une simple famille de paysans accueillante et prévenante. Une histoire d'amitié va évidemment lier ces deux familles dans un contexte où chacun perd ses repères.

Ici pas de héros : seuls des hommes pétris d’humanité qui veulent continuer à vivre. Jean-Claude Roussillon incarne avec force un de ces types d’homme, prêt à accueillir l’ennemi, après avoir recueilli cette famille juive afin d’avoir juste un peu de compagnie. Le réalisateur a su avec justesse éviter les écueils des films sur cette période et rien que pour cela c’est appréciable !
Laurence de Bourbon
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Publié dans cinetampes

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