Temple, one more time...

Publié le par MAX HEADROOM

GLASTONBURY

Julien TEMPLE, documentaire, Angleterre, 2006, 2h15mn, avec The Velvet Underground, Tinawiren, Nick Cave, Morrissey, Faithless, Prodigy, Toots and the Maytals, Cypress Hill, The Skatalites, The Scissor Sisters, Radiohead, Bjork, Coldplay, The Chemical Brothers, Blur, Joe Strummer, Pulp, David Bowie, Massive A...

Quelle bonne idée du distributeur Tamasa de sortir ce documentaire, sur un rendez-vous culturel mythique, en cette période estivale. Une période propice aux festivals en tous genres qui fleurissent aux quatre coins de l’Europe. Et pour le coup ici, c’est dans les coulisses du festival de Glastonbury que nous sommes invités, le plus grand festival en plein air de musique et d’arts du spectacle du monde. Si vous ne connaissez pas cet événement incontournable, c’est donc le moment de se rattraper. Et pour les autres, vous retrouverez cette ambiance unique et particulière qui habite ces grandes manifestations musicales. Alors venez embarquer pour plus de 2 heures de boue, de folie et de musique, comme le dit l’affiche, vous ne serez pas déçu du voyage.
Pour donner quelques chiffres, cette année, il y avait quelque 700 artistes répartis sur 80 scènes!. Et plus de 170 000 personnes se sont retrouvées sur les 450 hectares de terrain réservés pour cette occasion. Cette énorme fête n’est pas sans rappeler Woodstock ou les festivals de la grande époque. Mais Glastonbury est le dernier à être encore debout.
En 1970, Michael Eavis, un jeune fermier, ouvre sa ferme de 150 hectares à 1 500 personnes. C’est ainsi que naît le festival de Glastonbury (au sud-ouest de l’Angleterre). Depuis plus de trente ans, des milliers de personnes s’y retrouvent chaque année durant le week-end du solstice d’été, fin juin. Une fête délirante : des dizaines de scènes proposent avant tout du rock, mais aussi de la world et du jazz, avec une affiche sans pareille où les valeurs reconnues côtoient les nouveaux talents. Les autres arts vivants, théâtre, cirque, y ont également leur place.
Bien entendu, le festival lui-même et ses organisateurs ont dû s'adapter pour répondre aux changements commerciaux, politiques et culturels qui se sont produits autour d'eux, mais la vision fondatrice du festival n'a jamais été trahie. Cette conception du festival comme un organisme en constante évolution, s'adaptant en fonction des pressions des gens qui y assistent autant que des évolutions du monde extérieur, est aussi au coeur de cette histoire. Nourri de la grande richesse musicale qu'a offert Glastonbury année après année, le film parcourt les différents secteurs, invitant le spectateur à s'immerger dans l'esprit du festival et dans l'irrésistible expérience sensorielle qu’il propose. En écho au flot de musique et d'images, le film incorpore les voix d’une incroyable diversité de festivaliers. Le public présente un éventail infini d'âges, de cultures, de nationalités, de modes de vie, de croyances, de styles vestimentaires et de goûts musicaux. C'est cet esprit qui rend Glastonbury unique et attire le public et les artistes des quatre coins du monde. Vivre l'instant présent, partager des expériences et s'évader, au moins pour quelques jours, des routines et des hiérarchies stressantes de la vie moderne. Et qu’importe les conditions météo (pluie, boue, vent…), comme cette année d’ailleurs, la fête doit continuer. Les frontières et contraintes habituelles sont abolies. Les gens se côtoient et s'apprécient simplement, stimulés par un esprit libre-penseur, tolérant et généreux qu'ils ont eux-mêmes créé. Julien Temple, déjà réalisateur de l’excellent docu Joe Strummer, the future is unwriten, nous plonge avec passion dans ce grand spectacle musical. Et tout ce que l’on souhaite en sortant de la projection, c’est une longue vie encore au festival de Glastonbury !
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Publié dans cinetampes

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