Après Persépolis, le "Docu Cartoon" persévère!

Parmi les troufions de Tsahal envoyés sur ce front de la guerre du Liban,
le jeune Ari Folman fait partie de ceux, nombreux, qui ne digèreront pas
l'épisode de Sabra et Chatila.
Mais la violence du traumatisme qu'il subit n'a d'égal que les profondeurs
psychiques où il l'enfouit : rien, il ne se souvient de rien, si ce n'est cette
image où il se voit se baignant nu, la nuit, avec deux camarades,
près du rivage d'une ville que d'étranges mèches embrasées illuminent.
La poésie de l'animation devient alors un réel absolu, cueillant
par ses sortilèges l'émotion du spectateur et rendant à l'héroïque
antihéros sa sérénité d'homme n'ayant rien demandé de cet affreux merdier.
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