Selon Charlie

Publié le par Michel


Selon Charlie, de Nicole Garcia - Avec Benoît Magimel, Vincent Lindon, Benoît Poelvoorde, Jean-Pierre Bacri - 2005, France, 140 min - Sortie officielle le 23 août 2006

Dans une ville au bord de l’Atlantique, pendant trois jours, sept vies se frôlent, se croisent et parfois se ratent. Sur l’affiche du film, une phrase résonne comme un adage qui a traversé le temps : "
On dit que chaque homme une fois dans sa vie rencontre son histoire". La question est de savoir quand. Et c’est la question à laquelle les sept personnages s’efforcent de répondre avec leurs convictions, leurs doutes et surtout leurs faiblesses. Le maire Bertagnat (Jean-Pierre Bacri), Serge (Vincent Lindon), Pierre (Benoît Magimel), Joss (Benoît Poelvoorde), Mathieu (Patrick Pineau), Adrien (Arnaud Valois) et Charlie (Ferdinand Martin), dans le rôle du jeune fils de Serge. Nicole Garcia s’amuse à enchevêtrer leur vie, leurs destins. Elle révèle leurs désirs inassouvis, leurs secrets que la culpabilité fait éclater. Et Charlie dans tout ça ? C’est l’innocence, le regard d’un enfant porté sur des adultes que la lâcheté fragilise. Un point commun relie néanmoins toutes ces tranches de vie : la solitude. Une solitude personnifiée dans un huitième personnage, celui de Dirk, un homme préhistorique déterré par le grand chercheur Mathieu. Dirk qui signifie en dialecte dolgan "l’homme seul", ou plutôt "l’homme de solitude". Celle devant laquelle toute personne se retrouve un jour confronté, quand il s’agit d’assumer ses choix, ses actes, sa vie.  Mathieu Menossi  evene.fr

Film choral, qui avance par petites touches et distille ses émotions sans éclat, avec une discrétion de romancière dédaignant le principe de l'intrigue pour épier ce que ses personnages trahissent imperceptiblement de fêlures, de défaillances, de traces d'enfance.

 'Selon Charlie' recèle aussi une dimension métaphysique et une réflexion, dans la bouche du paléontologue, sur la solitude de l'homme préhistorique. C'est trop peut-être ; la fresque ambitieuse de Nicole Garcia souffre d'une excessive longueur, d'un rythme mal maîtrisé, mais laisse la trace subtile d'une déclaration d'amour à la détresse masculine. Les femmes y restent en marge, dans la tristesse de voir leurs fils ou amants paralysés par leurs chimères.   le MONDE   


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Publié dans cinetampes

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