Grand Prix du Festival de Cannes 2006
FLANDRES
Bruno Dumont, de retour...
Un cri d'amour, un souffle d'espoir
Sept ans après un grand prix du jury et un double prix d'interprétation, Bruno Dumont renoue avec sa terre matricielle.
Il se disait dans les milieux dits informés qu’après La Vie de Jésus, qu’après L’Humanité et Twenty-nine Palms, Dumont n’en avait pas fini avec la bestialité...
Dans "Flandres" se trame la révélation d’un amour éperdu entre deux êtres bons et purs qui jusqu’alors ne savaient pas ce que cela signifiait, ne disposant ni l’un ni l’autre de la conscience et des mots, réduits qu’ils étaient à répondre le plus simplement du monde possible, de la manière la plus animale qui soit, à leurs désirs. Il leur faudra toutefois descendre aux enfers et accomplir leur chemin de croix pour comprendre où est leur salut. En l’occurrence, plonger dans l’hôpital psychiatrique et s’en aller-t-en guerre – n’importe quelle guerre, qu’importe la guerre – puisque toutes les guerres ne font qu’aspirer la bonté contenue en l’être pour ne recracher que la part de barbarie affleurant en tout un chacun.
Dumont de retour donc, moins contemplatif que par le passé, toujours aussi rustique, primitif, dénué de discours, chargé de sentiments. Au plus près d’un cinéma comportemental, sensible à la peau, entretenant autant que ses personnages un rapport organique, très charnel à la terre, très horizontal, et infiniment plus suggestif face à la violence et à la sexualité que par le passé. Plus proche que jamais de ses acteurs.
Comme de coutume, dans sa quête d’innocence, il recrute des non-professionnels qui ne sont pas dans la posture, ici Adelaide Leroux et Samuel Boidin, de la matière vive, de la chair, du nerf, des blocs d’émotion… Alors qu’il en parlait hier au début de sa conférence de presse, on vit des bourrasques de larmes lui déferler au bord des yeux. Comme la confirmation de cette vérité, de cette intégrité dont est empreint tout son oeuvre, ce cinéma qui frappe en plein coeur et cogne et recogne…
Bruno Dumont, de retour...
Un cri d'amour, un souffle d'espoir
Sept ans après un grand prix du jury et un double prix d'interprétation, Bruno Dumont renoue avec sa terre matricielle.
Il se disait dans les milieux dits informés qu’après La Vie de Jésus, qu’après L’Humanité et Twenty-nine Palms, Dumont n’en avait pas fini avec la bestialité...
Dans "Flandres" se trame la révélation d’un amour éperdu entre deux êtres bons et purs qui jusqu’alors ne savaient pas ce que cela signifiait, ne disposant ni l’un ni l’autre de la conscience et des mots, réduits qu’ils étaient à répondre le plus simplement du monde possible, de la manière la plus animale qui soit, à leurs désirs. Il leur faudra toutefois descendre aux enfers et accomplir leur chemin de croix pour comprendre où est leur salut. En l’occurrence, plonger dans l’hôpital psychiatrique et s’en aller-t-en guerre – n’importe quelle guerre, qu’importe la guerre – puisque toutes les guerres ne font qu’aspirer la bonté contenue en l’être pour ne recracher que la part de barbarie affleurant en tout un chacun.
Dumont de retour donc, moins contemplatif que par le passé, toujours aussi rustique, primitif, dénué de discours, chargé de sentiments. Au plus près d’un cinéma comportemental, sensible à la peau, entretenant autant que ses personnages un rapport organique, très charnel à la terre, très horizontal, et infiniment plus suggestif face à la violence et à la sexualité que par le passé. Plus proche que jamais de ses acteurs.
Comme de coutume, dans sa quête d’innocence, il recrute des non-professionnels qui ne sont pas dans la posture, ici Adelaide Leroux et Samuel Boidin, de la matière vive, de la chair, du nerf, des blocs d’émotion… Alors qu’il en parlait hier au début de sa conférence de presse, on vit des bourrasques de larmes lui déferler au bord des yeux. Comme la confirmation de cette vérité, de cette intégrité dont est empreint tout son oeuvre, ce cinéma qui frappe en plein coeur et cogne et recogne…

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