tshinkolobwe, kisangani, kinshasa...
CONGO RIVER
Film documentaire de Thierry MICHEL
Belgique / France - 2005 - 1h56mn - VOST
Sur les traces des grands explorateurs, Congo River nous fait remonter, de l’embouchure à la source, l’un des plus grands bassins fluviaux du monde, celui du fleuve Congo. Tout au long de ses 4371 kilomètres, nous parcourons les lieux témoins de l’histoire tumultueuse du pays, nous croisons les fantômes de ceux qui ont façonné son destin : Stanley l’explorateur, Léopold II le colonisateur, Mobutu le despote...
Nous croisons aussi tout un peuple, piroguiers, pêcheurs, commerçants et voyageurs, militaires et rebelles, femmes, enfants, en quête de lumière et de dignité. Par-delà les ténèbres des guerres et des tragédies, ce voyage au coeur de l’Afrique est un hymne à la vie, à l’égal de cette végétation indomptable qui enserre les rives du fleuve. C’est beau, c’est passionnant à suivre, c’est une voie originale et riche pour découvrir le cœur de l’Afrique.
« Je cherche, depuis quelques temps déjà, comment aborder l’Afrique dans son intemporalité et dans son universalité, comment parler de ce continent tout à la fois au passé, au présent et au futur, comment filmer ces paysages et ces hommes, au plus profond de leur culture et de leur tradition. Je souhaite capter et transmettre ce qui fait le bonheur, mais aussi le tragique de ce continent, exprimer ce que cette région du monde peut transmettre aux autres cultures et aux autres civilisations comme valeurs fondatrices, dans cette relation de l’échange et du dialogue, du donner et du recevoir qui est la base de toute relation humaine.
« Et même si l’Afrique a accumulé un retard technologique considérable dans la course au développement et au profit, dominée par les oligarchies financières, en termes de culture, de mode de vie, de célébration de la vie et de respect de la mort, l’Afrique a encore bien des choses à nous offrir. Et si Stanley, explorateur mercenaire au service des puissances royales et impériales de l’époque coloniale, s’est enfoncé au coeur de ce continent pour y imposer la poigne de fer du joug colonial, d’autres, comme Livingstone, ont été aspirés dans une quête personnelle et existentielle, dans une ivresse mystique qui les a conduits à la mort.
« C’est sur les traces des uns et des autres que je suis parti sur le grand fleuve, pour mieux comprendre ce continent noir aujourd’hui oublié des grands courants médiatiques et le plus souvent réduit à ces images exotiques de la faune, de la flore ou encore à ces autres images de massacre, de rebellions et de guerre inter-ethniques qui font parfois la une des journaux télévisés. Thierry MICHEL
