TRILOGIE, SUITE ET FIN

Publié le par MAX HEADROOM

LES LUMIERES DU FAUBOURG

Koistinen, gardien de nuit, arpente le pavé à la recherche d'une petite place au soleil, mais l'indifférence générale et la mécanique sans visage de la société se liguent pour briser ses modestes espoirs les uns après les autres.
Un groupe de bandits exploite sa soif d'amour et son poste de veilleur de nuit avec l'aide d'une femme calculatrice. Ils organisent un cambriolage dont Koistinen est rendu seul responsable. Et voilà celui-ci privé de son travail, de sa liberté et de ses rêves.

Le début des années 90 voit le cinéaste s'exiler en Grande-Bretagne puis en France, où il réalise respectivement J'ai engage un tueur (1990) et La Vie de boheme (1992) avec notamment Jean-Pierre Léaud. Un an plus tard, il donne une suite à Leningrad cowboys go America : Les Leningrad Cow-Boys rencontrent Moise.

Retour à des sujets plus sérieux avec Tiens ton foulard, Tatiana (1994), et surtout avec Au loin s'en vont les nuages, très ancré dans le quotidien avec son couple touché par le chômage et vainqueur du Prix oecuménique au Festival de Cannes 1996 où il était présenté en compétition. Un festival qu'il retrouve en 2002 avec L' Homme sans passé, non sans avoir auparavant fait un détour par le cinéma quasi-expérimental en 1999 avec Juha, film muet en noir et blanc, hommage aux mélodrames flamboyants de Douglas Sirk.

Après une abscence de cinq ans, uniquement poncuté par son rôle savoureux dans Aaltra, le cinéaste signe son retour en 2006 avec Les Lumières du faubourg, projeté à Cannes en compétition officielle. Ce film sur la solitude clôt donc la "trilogie des perdants" entamée avec Au loin s'en vont les nuages et L' Homme sans passé.

Kaurismaki revient avec ce dernier opus à un cinéma plus traditionnel, dans une veine plus attractive et plus commerciale, tout en conservant cette dimension sociale qui le caractérise. Il signe ici un subtil conte de fées à la finlandaise stigmatisant une réalité sociale accablante tout en portant sur ses personnages un regard juste et sensible rempli d’humanité et de tendresse.
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Publié dans cinetampes

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