loufoque & décalé
(PLANET TERROR) Produit, écrit, réalisé, éclairé, monté et mis en musique par Robert RODRIGUEZ, USA, 2006, 1h45mn, avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Josh Brolin, Jeff Fahey, Michael Biehn, Naveen Andrews, Stacy Ferguson, Bruce Willis, Quentin Tarantino... UN FILM GRINDHOUSE.
Restez assis, ne partez pas, votre soirée Grindhouse n’est pas terminée ! Si comme nous vous vous êtes poilés avec le premier opus signé par Tarantino, vous n’allez sûrement pas bouder un deuxième tour de manège. Si Boulevard de la mort vous a fait l’effet d’un grand huit en voitures folles, ce Planète terreur a, quant à lui, tout du train fantôme à sensations fortes. En voiture, en voiture donc…
En ces temps indéfinis, au fin fond du Texas, d’étranges phénomènes perturbent la petite communauté d’un bled paumé, planté au milieu de nulle part… si ce n’est un peu trop près d’une base militaire à demi désaffectée. En son sein ont lieu d’étranges tractations entre un professeur pas très net et un général prêt à tout pour acquérir un stock de gaz neurotoxique. Et pendant ce temps, les routes alentours sont le cadre d’attaques aussi imprévisibles qu’indéterminées, et des patients développant d’inquiétantes pustules arrivent en masse aux urgences…
Parmi les habitants de la petite bourgade vont se croiser pêle mêle : un patron de resto obsédé par le barbecue, un shérif aussi stoïque que louche, une go-go danseuse avec une mitraillette en guise de jambe de bois qui prend la tête d’un groupe de résistants, une femme médecin au poignet désarticulé fuyant son mari violent tout en brandissant un pistolet seringue, un mystérieux héros chevauchant une moto minuscule et aussi deux baby-sitters hystériques…
Sur la Planète terreur, vous vous en doutez bien, la vraisemblance n’a plus cours et très vite le récit est envahi par une grosse dose d’absurde. Et si Rodriguez tient à raconter une histoire inédite, en convoquant tout son univers personnel, Planète terreur s’inspire malgré tout de chefs d’œuvre du genre. Les dialogues du couple star font écho au film noir, tandis que le climat de paranoïa et les références à l’espionnage renvoie à des films comme L’Invasion des profanateurs de sépultures, En quatrième vitesse et d’autres œuvres clés de l’époque de la guerre froide.
Jeunes filles court vêtues au physique avantageux, sombre héros, zombies voraces, hémoglobine et gros calibres sont donc au menu de ce film totalement débridé. Plus rayé, plus volontairement référencé, plus sombre et presque plus jubilatoire que l’opus tarantinien, Planète Terreur fait mouche sans fausse pudeur. Emmené par une bande son endiablée, sans oublier bien sûr la fausse bande annonce des aventures de Machette, le héros latino sans peur et sans reproche, qui donne d’emblée le ton (surtout ne soyez pas en retard). Tout comme son compère Tarantino, Rodriguez s’est emparé avec un plaisir manifeste des éléments inhérents au genre pour livrer une œuvre baroque. Il s’offre avec un humour dévastateur son Retour des morts vivants, pour notre plus grand effroi mais aussi notre incorrigible plaisir de cinéphile.
En ces temps indéfinis, au fin fond du Texas, d’étranges phénomènes perturbent la petite communauté d’un bled paumé, planté au milieu de nulle part… si ce n’est un peu trop près d’une base militaire à demi désaffectée. En son sein ont lieu d’étranges tractations entre un professeur pas très net et un général prêt à tout pour acquérir un stock de gaz neurotoxique. Et pendant ce temps, les routes alentours sont le cadre d’attaques aussi imprévisibles qu’indéterminées, et des patients développant d’inquiétantes pustules arrivent en masse aux urgences…
Parmi les habitants de la petite bourgade vont se croiser pêle mêle : un patron de resto obsédé par le barbecue, un shérif aussi stoïque que louche, une go-go danseuse avec une mitraillette en guise de jambe de bois qui prend la tête d’un groupe de résistants, une femme médecin au poignet désarticulé fuyant son mari violent tout en brandissant un pistolet seringue, un mystérieux héros chevauchant une moto minuscule et aussi deux baby-sitters hystériques…
Sur la Planète terreur, vous vous en doutez bien, la vraisemblance n’a plus cours et très vite le récit est envahi par une grosse dose d’absurde. Et si Rodriguez tient à raconter une histoire inédite, en convoquant tout son univers personnel, Planète terreur s’inspire malgré tout de chefs d’œuvre du genre. Les dialogues du couple star font écho au film noir, tandis que le climat de paranoïa et les références à l’espionnage renvoie à des films comme L’Invasion des profanateurs de sépultures, En quatrième vitesse et d’autres œuvres clés de l’époque de la guerre froide.
Jeunes filles court vêtues au physique avantageux, sombre héros, zombies voraces, hémoglobine et gros calibres sont donc au menu de ce film totalement débridé. Plus rayé, plus volontairement référencé, plus sombre et presque plus jubilatoire que l’opus tarantinien, Planète Terreur fait mouche sans fausse pudeur. Emmené par une bande son endiablée, sans oublier bien sûr la fausse bande annonce des aventures de Machette, le héros latino sans peur et sans reproche, qui donne d’emblée le ton (surtout ne soyez pas en retard). Tout comme son compère Tarantino, Rodriguez s’est emparé avec un plaisir manifeste des éléments inhérents au genre pour livrer une œuvre baroque. Il s’offre avec un humour dévastateur son Retour des morts vivants, pour notre plus grand effroi mais aussi notre incorrigible plaisir de cinéphile.
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