Inédit en France!

Publié le par MAX HEADROOM

MALA NOCHE Site officiel
Écrit et réalisé par Gus VAN SANT, USA, 1985, 1h20mn, VO, avec Tim Streeter, Doug Cooeyate, Sam Downey, Nyla McCarthy...
 D’après Mala Noche, nouvelle autobiographique de Walt Curtis.


Mala Noche
est le tout premier film de Gus Van Sant, tourné en 1985, récompensé en 1987 par le Los Angeles Films Critics comme meilleur film indépendant américain, et pourtant resté inédit en France, à l’exception de quelques projections en Festival. Indispensable à voir pour ceux qui suivent et aiment le travail de Van Sant. Par contre, sincèrement, si vous avez détesté Elephant, Gerry et Last Days, ce n’est sans doute pas la peine de continuer à vous faire du mal…

« Intense, images voilées, prises en douce, Mala Noche fut tourné à la cour des miracles, dans les hôtels minables de Portland, Oregon… En quelques plans inhabituels, Gus Van Sant dessine les grandes lignes d’un monde de piliers de bars, de clients de passages et d’accros au tord-boyaux. Derrière la caisse d’un commerce de proximité faisant office de débit de boissons et tabac pour les autochtones, un heune homme romantique, Walt, s’entiche d’un beau gosse mexicain, Johnny, arrivé clandestinement en Oregon avec son frère Pepper. Johnny ne parle pas anglais et n’est pas très intéressé par Walt, sauf pour se faire offrir un repas ou quelques verres. Walt, pour qui la plupart des gens aujourd’hui sont trop « éloignés de la mort », semble chercher les coups de la part de Johnny, ou accepte du moins d’être maltraité par lui dans la mesure où il ne lui donne que ça.
Ce qui émoustille Walt, c’est un peu de danger. Il rêve, semble-t-il, d’une sale nuit… S’encanailler et jouer les bienfaiteurs l’excite…
Dès ce premier film, l’empathie de Van Sant pour les marginaux et son utilisation passionnée des ressources poétiques du cinéma sont plus que manifestes…
Bien que le film soit modeste et artisanal, rien dans la sensibilité de l’image n’est anodin. Librement adapté d’une nouvelle de Walt Curtis, poète de Portland, le film est une sorte de balade sauvage. Mais même aux moments les plus tragiques, elle n’est pas désespérée, sans doute grâce à l’exaltation romantique qui émane des images et des pesonnages, pauvres et beaux garçons qui se battent pour accéder à la terre promise et finissent recroquevillés sur un trottoir, à des milliers de kilomètres de chez eux…
Gus Van Sant signait là un début sensationnel. »   Utopia.org
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Publié dans cinetampes

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