Conte de fée

Publié le par MAX HEADROOM

Odette Toulemonde

Catherine Frot. Pathé Distribution


Odette Toulemonde (Catherine Frot), désarmante de candeur et d’optimisme, n’a pas grand chose pour être heureuse : veuve depuis dix ans, elle héberge dans son appartement minuscule une fille ado à problèmes, un fils coiffeur gay et leurs compagnons parasites. Travaillant le jour chez Inno au rayon parfumerie, Odette arrondit ses fins de mois en cousant des plumes sur des costumes pour des revues genre Folies Bergères. Non seulement Odette n’est pas révoltée par sa vie mais elle déborde de reconnaissance pour son idole : l’écrivain Balthazar Balsan dont elle achète tous les livres et qu’elle tient pour responsable de sa bonne humeur.

Un après-midi pas comme les autres, Odette a posé une demi-journée de congé pour se rendre de Charleroi à Bruxelles pour une séance de dédicaces de BB, «c’est le grand jour» comme disent les collègues du magasin qui la taquinent. Malheureusement, la voix étranglée par l’émotion, Odette ne parvient même pas à articuler correctement son prénom. Pendant ce temps, l’écrivain célèbre mate les formes de sa séduisante attachée de presse belge pour tromper l’ennui de la dédicace.

A l’inverse d’Odette Toulemonde, Balthazar Balsan (Albert Dupontel), a tout pour être heureux : le succès, la fortune, un éditeur aux petits soins (Alain Doutey), une belle maison, une femme superbe. Une seule ombre au tableau : la reconnaissance critique lui est refusée pour cause de succès commercial.

Populisme frelaté, ou fraicheur de bon aloi? Facilité écoeurante  des bons sentiments, ou éloge de leur simplicité? Avec ce premier long métrage, Schmitt s'expose davantage aux reproches qu'il ne suscite l'indulgence.

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Publié dans cinetampes

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