MUSÉE HAUT, MUSÉE BAS
Écrit et réalisé par Jean-Michel Ribes - France 2008 1h33mn - avec Michel Blanc, Victoria Abril, Pierre Arditi, Josiane Balasko, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison, André Dussolier, Julie Ferrier, Annie Gregorio, Gérard Jugnot, Fabrice Luchini, Yolande Moreau, François Morel, Dominique Pinon...
Vous venez de lire le casting de ce film et vous croyez à un canular ou alors tous ces gens sont des homonymes des plus grands comédiens que compte notre beau paysage cinématographique français. Et bien non ! Jean-Michel Ribes a bien réuni tout le gratin des gens vraiment drôles, les temps d'un des films les plus loufoques pour se dérider les zygomatiques en cette fin d'année.

Jean-Michel Ribes a tout simplement transposé son univers loufoque dans un musée, le Musée Haut, Musée Bas (MHMB), une véritable cité où l'on trouve tous les styles, du maniérisme italien à l'art conceptuel le plus absurde, des squelettes de mammouth à la sculpture grecque. Une ville où se croisent quotidiennement des dizaines de groupes et d'individus de toute nationalité et de tout niveau culturel mais aussi de tout âge, parfois dans un chaos indescriptible.
Sur cet empire règne comme il peut Mosk (Michel Blanc), conservateur obsédé par l'envahissement possible de son musée par la nature et son cortège d'humidité, traquant la moindre fleur égarée. Il est secondé par un responsable d'accueil acariâtre (François-Xavier « Coluche » Demaison) et par un gardien (Fabrice Luchini) qui ne peut plus supporter la beauté tant elle lui rend toute la vie extérieure trop fade. Dans les réserves, on peut croiser une spécialiste hystérique des masques africains (Yolande Moreau)... Quant aux visiteurs, entre une obsédée de Kandinsky qui ne trouvera jamais ses œuvres (Muriel Robin), une idiote toujours joyeuse (Isabelle Carré) dont le bonheur stupide provoque la haine de son mari (Pierre Arditi), un beauf qui ne s'intéresse qu'aux impressionnistes (Gérard Jugnot), et qui a la phrase la plus savoureuse du film : « Franchement, rendre belle une ville aussi pourrie qu'Argenteuil et la faire entrer dans un musée, chapeau bas les impressionnistes !!! », et un ministre de la culture en costume rose (André Dussolier, caricature très réaliste de Jack Lang) qui se demande s'il doit inaugurer une exposition de nains de jardins, c'est du grand art.
Musée Haut, Musée Bas, c'est une heure trente de pur bonheur, de dialogues savoureux et acides taquinant gentiment mais avec surréalisme les habitudes des amateurs d'art, des plus éclairés et des plus snobs à ceux qui visitent un musée comme on visite le Salon de l'Auto, persuadés de ramener de l'art à domicile en achetant une tasse à thé à l'effigie des tournesols de Van Gogh.
Vous venez de lire le casting de ce film et vous croyez à un canular ou alors tous ces gens sont des homonymes des plus grands comédiens que compte notre beau paysage cinématographique français. Et bien non ! Jean-Michel Ribes a bien réuni tout le gratin des gens vraiment drôles, les temps d'un des films les plus loufoques pour se dérider les zygomatiques en cette fin d'année.

Jean-Michel Ribes a tout simplement transposé son univers loufoque dans un musée, le Musée Haut, Musée Bas (MHMB), une véritable cité où l'on trouve tous les styles, du maniérisme italien à l'art conceptuel le plus absurde, des squelettes de mammouth à la sculpture grecque. Une ville où se croisent quotidiennement des dizaines de groupes et d'individus de toute nationalité et de tout niveau culturel mais aussi de tout âge, parfois dans un chaos indescriptible.
Sur cet empire règne comme il peut Mosk (Michel Blanc), conservateur obsédé par l'envahissement possible de son musée par la nature et son cortège d'humidité, traquant la moindre fleur égarée. Il est secondé par un responsable d'accueil acariâtre (François-Xavier « Coluche » Demaison) et par un gardien (Fabrice Luchini) qui ne peut plus supporter la beauté tant elle lui rend toute la vie extérieure trop fade. Dans les réserves, on peut croiser une spécialiste hystérique des masques africains (Yolande Moreau)... Quant aux visiteurs, entre une obsédée de Kandinsky qui ne trouvera jamais ses œuvres (Muriel Robin), une idiote toujours joyeuse (Isabelle Carré) dont le bonheur stupide provoque la haine de son mari (Pierre Arditi), un beauf qui ne s'intéresse qu'aux impressionnistes (Gérard Jugnot), et qui a la phrase la plus savoureuse du film : « Franchement, rendre belle une ville aussi pourrie qu'Argenteuil et la faire entrer dans un musée, chapeau bas les impressionnistes !!! », et un ministre de la culture en costume rose (André Dussolier, caricature très réaliste de Jack Lang) qui se demande s'il doit inaugurer une exposition de nains de jardins, c'est du grand art.
Musée Haut, Musée Bas, c'est une heure trente de pur bonheur, de dialogues savoureux et acides taquinant gentiment mais avec surréalisme les habitudes des amateurs d'art, des plus éclairés et des plus snobs à ceux qui visitent un musée comme on visite le Salon de l'Auto, persuadés de ramener de l'art à domicile en achetant une tasse à thé à l'effigie des tournesols de Van Gogh.
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